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Les tambours de guerre chinois

Aujourd'hui, ces tambours de guerre sont devenus des instruments de l'art folklorique. Leur puissante force de résonance continue d'éveiller les esprits héroïques (Autorisation de Shen Yun Performing Arts)

Aujourd’hui, ces tambours de guerre sont devenus des instruments de l’art folklorique. Leur puissante force de résonance continue d’éveiller les esprits héroïques (Autorisation de Shen Yun Performing Arts)

Les tambours de guerre chinois, autrefois utilisés sur les champs de bataille, étaient employés pour diriger et encourager les armées. Différents rythmes dirigeaient les soldats en différentes formations, avec un rythme d’attaque, un rythme de retraite,…

Aujourd’hui, ces tambours de guerre sont devenus des instruments de l’art folklorique. Leur puissante force de résonance continue d’éveiller les esprits héroïques. Ces tambours chinois sont caractérisés par des rythlmes francs et une dynamique clairement définie. Ils sont utilisés principalement pour exprimer l’esprit du peuple chinois.

Version anglaise : Chinese War Drums

Article original : http://fr.shenyun.com/learn/article/read/item/Dxecz_LHBms/level-one/iRMh_D7SX58/level-two/ZueaiKa2IR0

L’art de lire la destinée sur les visages

Écrit par CHINA GAZE

Des lèvres ayant une belle forme sont un signe de dignité, de pureté, d'honnêteté, de beauté, d'élégance et de charme. Ci-dessus : Anastatia Lin, actrice, modèle et représentante pour les droits de l'homme (Avec l'autorisation d'Anastasia Lin / www.anastasialin.net)

Des lèvres ayant une belle forme sont un signe de dignité, de pureté, d’honnêteté, de beauté, d’élégance et de charme. Ci-dessus : Anastatia Lin, actrice, modèle et représentante pour les droits de l’homme (Avec l’autorisation d’Anastasia Lin / http://www.anastasialin.net)

Ce que votre apparence dit de votre destin

L’art de lire sur les visages, aussi appelé physiognomonie, a une histoire de plusieurs milliers d’années en Chine. Dans la Chine ancienne, on disait : « Pour savoir si une personne est sage, il faut regarder son front. Si vous souhaitez connaître sa réputation, sa noblesse, sa richesse, sa chance et sa longévité, il faut regarder les sourcils, les yeux, le nez, la bouche, les oreilles et la mâchoire. »

Cela se vérifie également d’un point de vue psychologique. Un expression dit : « L’évolution d’une situation suit la détermination du cœur. » La détermination désigne la confiance en soi. Une personne confiante peut garder un bon état d’esprit et peut accomplir les choses de façon plus positive, de sorte que ses efforts sont plus facilement reconnus par les autres et que les choses se déroulent plus facilement.

Le front

La forme du front détermine la sagesse, un front large est plus favorable.

Un front lisse et large est considéré comme un symbole de beauté et de sagesse. Presque toutes les icônes de beauté ont un front large. On observe également que les célébrités, les hommes d’affaires qui ont réussi, les rois et les membres des familles royales ont le front le front large, montrant que ces personnes sont bénies.

En plus de la forme du front, la ligne de naissance des cheveux est également significative. Une implantation basse représente une personne lente en pensée et en action.

Les yeux

Les yeux sont les fenêtres de l’âme. Ils révèlent le niveau de sagesse et de noblesse, les qualités de leader et la vitalité d’une personne.

La taille, la position, la forme et l’expression des yeux reflètent la personnalité d’une personne ainsi que les événements et les épreuves que cette personne rencontrera à l’avenir, comme sa carrière, la célébrité, la richesse, l’amour, le mariage et ainsi de suite.

Les yeux paraissant plus petits sont considérés moins beaux car ils peuvent moins bien exprimer les émotions.

Les yeux sont les fenêtres de l'âme. Ils révèlent le niveau de sagesse et de noblesse, les qualités de leader et la vitalité d'une personne. (Avec l'autorisation d'Anastasia Lin / www.anastasialin.net)

Les yeux sont les fenêtres de l’âme. Ils révèlent le niveau de sagesse et de noblesse, les qualités de leader et la vitalité d’une personne. (Avec l’autorisation d’Anastasia Lin / http://www.anastasialin.net)

Le nez

Le nez prédit la richesse d’une personne. Plus un nez est droit, plus il est considéré comme esthétiquement beau.

Le nez représente la richesse : « Une personne au grand nez a plus de chance de devenir un officier. Un nez haut et droit avec un bout bien en chair peut conduire un homme à une carrière fructueuse de responsable et une femme à la richesse. Une personne au nez cassé ne pourra pas être riche, une personne au nez épaté aura des difficultés à trouver de l’argent. »

La mâchoire

La longévité d’une personne est révélée par la forme du menton. Un menton arrondi est un signe de bénédiction.

Selon le dicton traditionnel : « une personne avec un bon menton est bénie, il rencontrera la chance dans ses années de maturité. » Une femme avec un bon menton et de bonnes joues fera une bonne femme au foyer, elle considérera toujours son époux et ses enfants en premier.

Les oreilles

Les oreilles épaisses apportent la chance.

De grands lobes d’oreilles arrondis apporteront la chance et la fortune. Selon la tradition, les Bouddhas ont des oreilles arrondies et pendantes.

Selon les études en physiognomonie, une personne avec des lobes d’oreilles épais s’attirera beaucoup de chance en richesse et en amitié. Une femme avec des lobes d’oreilles grands et doux est considérée comme généreuse et attentive, surtout envers son mari et ses enfants. Elle est bénie de ses parents, est très populaire parmi ses amies et représente la meilleure candidate pour un homme cherchant la femme idéale.

La bouche

Les revenus d’une personne se lisent sur sa bouche, les lèvres plus charnues sont favorisées.

La forme des lèvres révèle l’étendue du désir d’une personne, ainsi que sa tolérance. Des lèvres ayant une belle forme sont un signe de dignité, de pureté, d’honnêteté, de beauté, d’élégance et de charme.

Les anciens pensaient que les femmes ayant des lèvres fines n’avaient pas de cœur et aimaient les ragots. Marier une femme aux lèvres fines pouvait apporter la mauvaise chance à un homme.

De grands lobes d'oreilles arrondis apporteront la chance et la fortune. Selon la tradition, les Bouddhas ont des oreilles arrondies et pendantes. (iriskh/Flickr)

De grands lobes d’oreilles arrondis apporteront la chance et la fortune. Selon la tradition, les Bouddhas ont des oreilles arrondies et pendantes. (iriskh/Flickr)

Version anglaise : The Ancient Art of Chinese Face Reading

Version chinoise : http://www.secretchina.com/news/13/07/05/503520.html

L’évolution des objets du thé au cours des dynasties chinoises

Écrit par Lily Wang, CHINA GAZE

Les Chinois de la Dynastie Tang utilisaient différentes méthodes de préparation du thé. L'une de ces méthodes était de faire bouillir les feuilles de thé mélangées à du gingembre, des poireaux, de la menthe, des dattes, du cornouiller et de la peau d'orange. Cette méthode était déjà utilisée au cours de la Dynastie Han (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong)

Les Chinois de la Dynastie Tang utilisaient différentes méthodes de préparation du thé. L’une de ces méthodes était de faire bouillir les feuilles de thé mélangées à du gingembre, des poireaux, de la menthe, des dattes, du cornouiller et de la peau d’orange. Cette méthode était déjà utilisée au cours de la Dynastie Han (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong)

Les objets du thé au cours des différentes dynasties

Lorsque l’on parle de la Chine antique et de ses inventions, les objets du thé se trouvent en bonne position en haut de la liste. Les objets du thé, tout comme les coutumes du thé, se sont développées parallèlement avec l’évolution des tendances, des besoins et des goûts des gens au cours de différentes époques. Pour pouvoir apprécier un objet du thé au même titre que toute œuvre d’art, nous devons d’abord comprendre un peu de son histoire. De la sorte, en observant un objet particulier, nous saurons où le situer sur une ligne du temps et nous pourrons l’apprécier dans son juste contexte. Ce qui semble vieux et sans attrait aujourd’hui peut avoir été un produit très à la mode voire en avance sur son temps à l’époque de sa création !

La Dynastie Tang (618-907)

La Dynastie Tang a été une des périodes les plus puissantes et prospères de l’histoire chinoise. L’abondance économique et la vie culturelle florissante ont formé les conditions essentielles au développement de la culture du thé.

L’usage de boire le thé s’est rapidement développé des régions méridionales de la Chine vers le nord jusqu’à atteindre les frontières du pays au cours de cette dynastie. La cour impériale de la Dynastie Tang portait une grande attention envers tout ce qui avait trait à la consommation du thé. Le facteur le plus influent qui ait contribué à l’établissement de la culture chinoise du thé a été le célèbre traité « Le Classique du thé » (en chinois Cha Jing) écrit par Lu Yu au milieu du 8ème siècle.

Dans la seconde partie de la Dynastie Tang, différents objets de couleur blanche similaire à la porcelaine se sont répandus dans le nord du pays, dont les objets « xing » cités dans le Classique du thé, ou les objets « ding ». La variété des formes d’aiguières (sorte de vase avec bec et anse) que l’on retrouve alors dans la région de Changsha dans la province du Hunan, souligne un développement historique important dans les techniques de peinture de décors sur céramique.

Aiguière vernissée en forme de plaquemine (kaki), Dynastie Tang ou Liao, 9-10ème siècle (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong )

Aiguière vernissée en forme de plaquemine (kaki), Dynastie Tang ou Liao, 9-10ème siècle (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong )

La Dynastie Song (960-1279)

Au cours de la Dynastie Song, la culture chinoise du thé était déjà bien établie au sein de la société au point que le thé soit reconnu comme une boisson nationale consommée par tous les niveaux sociaux.

Le développement florissant de la production de céramiques au cours de la Dynastie Song a permis l’émergence des objets des Cinq fours classiques : Ru Ding, Guan, Jun et Ge. En-dehors de ces fours très célèbres, un grand nombre de fours produisant des objets du thé, chacun présentant leurs distinctions régionales, ont existé au cours de cette période. On retrouve par exemple des objets de Yaozhou et de Cizhou dans le nord de la Chine ou encore de Yue, Jian, Jizhou et Longquan dans le sud de la Chine.

La texture épaisse et crémeuse ainsi que la subtile couleur bleu émeraude des glaçures est devenu la marque de qualité du céladon de la Dynastie Song. Par ailleurs, la fine porcelaine blanche, à l’exemple des objets « ding » créés à cette période était appréciée pour son lustre blanc à la nuance jaune.

La fabrication d’objets à glaçure noire a trouvé son apogée au cours de la Dynastie Song. C’était également une période dominante dans l’utilisation, lors des concours de préparation du thé, de bols brun sombre. Diverses formes d’objets à thé noirs sont également à noter pour leur glaçure marbrée et leurs motifs goutte d’huile ou fourrure de lièvre.

Le mode de préparation du thé le plus populaire à l'époque était la méthode du thé battu. Le thé était d'abord réduit en poudre fine. La quantité appropriée de thé était placée dans un bol et l'eau chaude était ensuite ajoutée. Le mélange était alors battu avec un fouet en bambou jusqu'à ce que de la mousse apparaisse à la surface (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong)

Le mode de préparation du thé le plus populaire à l’époque était la méthode du thé battu. Le thé était d’abord réduit en poudre fine. La quantité appropriée de thé était placée dans un bol et l’eau chaude était ensuite ajoutée. Le mélange était alors battu avec un fouet en bambou jusqu’à ce que de la mousse apparaisse à la surface (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong)

La Dynastie Ming (1368-1644)

L’émergence des théières pour la préparation des feuilles de thé entières constitue le développement majeur des objets du thé au cours de la Dynastie Ming.

La société lettrée de la Dynastie Ming considérait la consommation de thé comme un moyen à part entière d’élever son tempérament. Les érudits de l’époque aimaient à se rencontrer entre amis pour partager le thé.

En réalité, la théière a été inventée au 16ème siècle avec l’émergence de la méthode d’infusion des feuilles de thé entières.

Au début, les théières étaient plutôt grandes, mais leur taille a diminué avec le temps. Les amateurs de thé ont en effet observé qu’un récipient de taille réduite présentait l’avantage de retenir l’arôme du thé et l’empêchait de devenir amer à cause d’une infusion prolongée. Infuser le thé dans une petite théière permettait de conserver la fragrance tout en libérant les arômes.

Les métaux précieux étaient utilisés pour fabriquer les théières, mais les artisans ont rapidement découvert que les théières en céramique convenaient le mieux à la préparation du thé. Ils ont également observé que l’utilisation de différents matériaux bruts dans la fabrication de la porcelaine et des objets du thé en argile pourpre apportait différentes sensations lors de la préparation et la dégustation du thé.

Aiguière avec motifs bleus sous glaçure (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong)

Aiguière avec motifs bleus sous glaçure (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong)

La Dynastie Qing (1644-1911)

Les objets du thé en porcelaine de la Dynastie Qing étaient décorés avec différentes glaçures. Les glaçures apparentées aux objets « wucai » se sont enrichies avec le temps de bleu et de noir. Au cours de la période Kangxi, les potiers ont créé des émaux opaques, des matériaux vitreux sous forme de poudres souvent importées. Plus tard, les potiers chinois ont utilisé les mêmes matériaux bruts pour créer les émaux « fencai » pour porter l’art de la décoration sous glaçure vers de nouvelles hauteurs.

Au cours de la période Yongzheng est apparue une grande variété d’objets en porcelaine présentant des styles élégants et subtils, peints avec des motifs sépia et noir. L’application de plus en plus répandue de motifs en dorures sur les céramiques a rendu les objets de la Dynastie Qing encore plus somptueux.

En contraste aux porcelaines richement décorées, les objets en terre pourpre et sans glaçure de la région de Yixing étaient également recherchés pour leurs formes rustiques, leurs contours délicats et leurs motifs joliment gravés.

La production de céramique sous la Dynastie Qing a atteint sa maturité lors de la période Qianlong. À cette époque, les fours les plus remarquables se trouvaient à Jingdezhen dans la province du Jiangxi ou à Yixing dans la province du Jiangsu. La porcelaine et l’argile pourpre de ces régions ont acquis une même réputation et proposaient des objets d’une qualité inégalée au cours de la période Qing.

Ustensiles pour la préparation du thé selon la méthode gongfu (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong)

Ustensiles pour la préparation du thé selon la méthode gongfu (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong)

Théière décorée dans le style doucai représentant les Trois amis de l'hiver (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong)

Théière décorée dans le style doucai représentant les Trois amis de l’hiver (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong)

Version anglaise : Tea Ware is One of Ancient China’s Greatest Inventions

La porcelaine, une invention chinoise des plus raffinées

Écrit par Aizhu Lu, CHINA GAZE

Depuis des temps immémoriaux, les peuples du monde entier ont transformé et cuit la terre pour en faire des bols, des assiette et des vases. La Chine a commencé à maîtriser cet art il y a 6 000 ans.  Ci-dessus, un pot bleu et blanc datant de la Dynastie Ming, 1368-1644.

Depuis des temps immémoriaux, les peuples du monde entier ont transformé et cuit la terre pour en faire des bols, des assiette et des vases. La Chine a commencé à maîtriser cet art il y a 6 000 ans.
Ci-dessus, un pot bleu et blanc datant de la Dynastie Ming, 1368-1644.

La porcelaine est appelée en anglais sous le nom de « China ». Il s’agit en effet de l’une des plus grandes inventions chinoises, remontant à la Dynastie des Han de l’est. Son nom chinois est Ci () ou Ciqi (瓷器). Le terme « Porcelaine » vient de l’italien « Porcellana » qui désignait originellement une sorte de coquillage porcelaine blanc. Son aspect blanc translucide a en effet amené de nombreux Européens à penser que la porcelaine était créée à partir de coquillages.

Depuis des temps immémoriaux, les peuples du monde entier ont transformé et cuit la terre pour en faire des bols, des assiette et des vases. La Chine a commencé à maîtriser cet art il y a 6 000 ans et la porcelaine est reconnue comme une invention chinoise à part entière. La véritable porcelaine se distingue des autres produits de terre cuite par sa blancheur, son aspect lisse et translucide, sa finesse et le son de cloche qu’elle donne lorsqu’elle est frappée. Les assiettes et les bols, même épais et gros, sont appelés porcelaine lorsqu’ils sont de qualité supérieure. Les pots et autres récipients de cuisine sont considérés comme poterie et éventuellement comme faïence.

Quelles sont les caractéristiques de la porcelaine ?

Les caractéristiques de la porcelaine viennent de deux minéraux qui la constituent. Le premier est une sorte d’argile blanche, ou silicate d’aluminium aussi appelé kaolin. En chinois le terme gaoling signifie 高陵 haute colline, se référant à une colline se trouvant à 30 km du célèbre four à porcelaine de Jingdezhen (景徳鎮) dans la province du Jiangxi (江西)

Le second élément est appelé pétunsé, une roche de la famille des mica, proche du gaoling, avec un aspect plus translucide.

Les illustrations suivantes présentent les différentes étapes de fabrication de la porcelaine (selon le livre Tian Gong Kai Wu 天工开物 de Song Yingxing, 1637)

Jingdezhen: Étapes de production

Jingdezhen: Étapes de production

Jingdezhen: Moulage

Jingdezhen: Moulage

Jingdezhen: Préparation à l'expédition

Jingdezhen: Préparation à l’expédition

Jingdezhen: Cuisson au four

Jingdezhen: Cuisson au four

La Chine ancienne : la terre d’invention de la porcelaine

Savez-vous d’où vient le terme chinois (Ci) désignant la porcelaine ? Ce caractère mentionne les exploits des alchimistes chinois. Dans leur quête de l’élixir d’immortalité, les alchimistes ont procédé à des expériences en ingérant de nombreuses sortes de minéraux, dont le gaoling. Ainsi, dans la littérature chinoise, le gaoling est désigné comme un remède médicinal avant d’être reconnu comme composant de la porcelaine. Selon certains intellectuels, l’alchimie chinoise a inspiré l’alchimie du Moyen-Âge européen, qui a ensuite donné naissance à la chimie moderne.

Le four de Jingdezhen est devenu un centre de manufacture de la porcelaine au cours de la Dynastie Song et a ensuite produit la porcelaine fine des cours impériales et royales des Dynasties Yuan, Ming et Qing.

Le terme « Porcelaine » vient de l'italien « Porcellana » qui désignait originellement une sorte de coquillage porcelaine blanc. Vase de Fonthill. Cadeau de la Chine à Louis le Grand de Hongrie, 1338.

Le terme « Porcelaine » vient de l’italien « Porcellana » qui désignait originellement une sorte de coquillage porcelaine blanc. Vase de Fonthill. Cadeau de la Chine à Louis le Grand de Hongrie, 1338.

La porcelaine est aussi désignée en anglais sous le nom de « China ». Il s'agit en effet de l'une des plus grandes inventions chinoises, remontant à la Dynastie des Han de l'est. Flacon chinois en forme de lune, Dynastie Qing, 1723.

La porcelaine est aussi désignée en anglais sous le nom de « China ». Il s’agit en effet de l’une des plus grandes inventions chinoises, remontant à la Dynastie des Han de l’est. Flacon chinois en forme de lune, Dynastie Qing, 1723.

La porcelaine a été exportée par bateau vers la Corée à partir de 918, vers le Japon dès 1223 et plus tard vers d’autres pays d’Asie. Bien plus tard, la porcelaine est arrivée en Afrique du Nord et les pays du bassin méditerranéen. La porcelaine a aussi été transportée par la Route de la Soie vers la Perse avant d’être introduite en Italie en 1470 et de là en France et les autres pays d’Europe occidentale. La porcelaine est ainsi devenue l’une des plus grandes contributions de la Chine à l’humanité.

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/07/16/porcelain-one-of-the-most-exquisite-chinese-inventions

Légendes de l’origine du poisson en bois dans le bouddhisme chinois

Écrit par ChINA GAZE

Un poisson en bois suspendu dans un temple bouddhiste frappé au moment de servir les repas. (Fg2/Wikipedia)

Un poisson en bois suspendu dans un temple bouddhiste frappé au moment de servir les repas. (Fg2/Wikipedia)

Quand l’utilisation du poisson de bois a-t-elle commencé dans le bouddhisme chinois ? Pourquoi a-t-il été conçu en forme de poisson et quel en est la signification ? Bien qu’il existe de nombreuses légendes à ce sujet, l’histoire suivante, issue du bouddhisme chinois, pourrait répondre à certaines de ces questions.

Cette histoire se retrouve dans un recueil de Xuanzang. À son retour d’un pèlerinage en Inde, le moine bouddhiste chinois Xuanzang rencontra un homme endeuillé déjà âgé alors qu’il traversait la région de Shu (aujourd’hui province du Sichuan). Alors que le vieil homme était en train de chasser, sa belle-mère avait jeté son fils de trois ans dans une rivière. En signe de deuil pour l’enfant tragiquement décédé, le vieil homme offrit un repas végétarien au moine. Mais Xuangzang insista pour manger du poisson. Le vieil homme lui acheta donc un gros poisson. Alors qu’il ouvrait les entrailles du poisson pour le préparer, son propre enfant en sortit. Xuangzang lui dit : « C’est la vertu, car l’enfant avait respecté le précepte de ne pas tuer dans sa vie passée. Il a donc pu survivre après avoir été avalé par le poisson. » Le vieil homme demanda à Xuangzang comment il pourrait remercier le poisson. Xuangzang répondit : « Le poisson a été sacrifié pour sauver l’enfant. Il faudrait graver un morceau de bois en forme de poisson et le suspendre dans un temple bouddhiste. Frappez ce morceau de bois lorsque vous servez les repas. De cette façon, cette faveur pourra être remboursée. » Telle est l’une des légendes entourant l’origine de ce poisson de bois dans le bouddhisme chinois.

Selon une autre légende, la véritable signification du poisson de bois devrait être comme indiqué dans les Règles monastiques écrites par Maître Bai Zang : les moines bouddhistes doivent frapper le poisson de bois en chantant les sutras bouddhistes. La raison de cette règle est que les poissons ne ferment jamais les yeux, ce qui signifie que les moines devraient rester sans cesse attentifs à maintenir leur vertu et étudier avec diligence.

En d’autres termes, le poisson de bois est un instrument important utilisé pour rappeler aux moines d’être diligents dans leur cultivation.

Version moderne d'un petit poisson de bois. Les moines bouddhistes frappent ce poisson de bois en chantant les sutras. (Haiyuelou/Dreamstime)

Version moderne d’un petit poisson de bois. Les moines bouddhistes frappent ce poisson de bois en chantant les sutras. (Haiyuelou/Dreamstime)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/07/10/legend-of-the-origin-of-the-wooden-fish-in-chinese-buddhism

Les peintures chinoises de Guiseppe Castiglione (1ère partie)

Écrit par CHINA GAZE

Giuseppe Castiglione était un Frère jésuite italien, missionnaire en Chine et peintre à la Cour royale de l'Empereur grâce à  sa grande sensibilité à la peinture chinoise.

Giuseppe Castiglione était un Frère jésuite italien, missionnaire en Chine et peintre à la Cour royale de l’Empereur grâce à sa grande sensibilité à la peinture chinoise.

Giuseppe Castiglione (19 juillet 1688 – 17 juillet 1766) était un Frère jésuite italien, missionnaire en Chine et peintre à la Cour royale de l’Empereur grâce à sa grande sensibilité à la peinture chinoise.

En 1715, Guiseppe Castiglione partit en Chine comme missionnaire. Pendant son séjour en Chine, il emprunta le nom Lang Shining (郎世寧). Ses talents de peintre furent apprécié de l’Empereur Qianlong et il passa de nombreuses années à la Cour pour peindre divers sujets, dont des portraits de l’empereur, de l’impératrice et des concubines impériales.

Il s’impliqua également dans la création d’un jardin impérial de style occidental pour l’ancien Palais d’été (Yuanmingyuan) qui fut plus tard détruit par le feu en 1860 au cours de la Seconde Guerre de l’Opium.

La peinture de Guiseppe Castiglione influença les peintres de la Cour des Qing et un nouveau style de peinture, combinant des méthodes à la fois chinoises et occidentales, vit le jour.

Guiseppe Castiglione passa plus de 50 ans à peindre la vie en Chine sous trois empereurs Qing successifs : Kangxi, Yongzheng et Qianlong. Ce talentueux artiste, architecte et missionnaire jésuite mourut à Pékin.

Voici une courte présentation des œuvres chinoises de Giuseppe Castiglione

八駿圖 (Huit destriers)

八駿圖 (Huit destriers)

聚瑞圖 (Un bouquet de bonne augure)

聚瑞圖 (Un bouquet de bonne augure)

乾隆帝朝服像 (L'Epereur Qianlong en habit de cour)

乾隆帝朝服像 (L’Empereur Qianlong en habit de cour)

纯惠皇贵妃朝服像 (Chunhui, concubine impériale en habit de cour)

纯惠皇贵妃朝服像 (Chunhui, concubine impériale en habit de cour)

平安春信图 (Message de paix au printemps)

平安春信图 (Message de paix au printemps)

牡丹圖 (Tableau de pivoines)

牡丹圖 (Tableau de pivoines)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/07/10/giuseppe-castigliones-chinese-painting-part-1

Version chinoise : http://www.secretchina.com/news/13/02/27/487939.html

Les expressions chinoises et leur histoire : Se battre au bord de la rivière

Écrit par CHINA GAZE

Selon tous les livres sur l'art de la guerre, il est dit que l'on peut mener une guerre devant une montagne, mais pas sur les bords d'une rivière. « Se battre sur les bords de la rivière » signifie que celui qui a la détermination de se battre pour sa vie atteindra la victoire. Dans cette photo : L'Art de la guerre de Sun Tzu (Liftarn/Wikipedia)

Selon tous les livres sur l’art de la guerre, il est dit que l’on peut mener une guerre devant une montagne, mais pas sur les bords d’une rivière. « Se battre sur les bords de la rivière » signifie que celui qui a la détermination de se battre pour sa vie atteindra la victoire. Dans cette photo : L’Art de la guerre de Sun Tzu (Liftarn/Wikipedia)

La stratégie unique de Han Xin apporte la victoire contre une armée plus grande

Au cours des 5000 ans de culture traditionnelle chinoise, les expressions chinoises se remarquent comme des perles brillantes dans le trésor de la langue chinoise et des phrases populaires. Elles sont concises, vivantes, expressives et représentent la richesse des cultures ethniques associée à de nombreux faits historiques. La formation de chaque expression reflète des vérités historiques à l’image de la politique, de l’armée, de la culture, des coutumes folkloriques, de la morale et des idées de la Chine. Ces expressions nous aident à mieux comprendre la longue histoire de la Chine, sa sagesse inégalée et sa langue intemporelle.

(bèi) contre(shuǐ) l’eau, (yī) une (zhàn) bataille

Han Xin était le général et le stratège de Liu Bang, l’empereur fondateur de la Dynastie Han.

Liu Bang voulait soumettre toute la Chine centrale. Han Xin réussit à vaincre Xiang Yu, le chef rival de Liu Bang et traversa le Fleuve Jaune pour capturer le Roi de Wei, impuissant sans la protection de Xiang Yu. Ensuite, Han Xin marcha vers l’est et attaqua l’état de Zhao.

Une édition antique en bambou de l'Art de la guerre de Sun Tzu (vlasta2/Wikipedia)

Une édition antique en bambou de l’Art de la guerre de Sun Tzu (vlasta2/Wikipedia)

Les troupes de Han Xin devaient traverser un col de montagne très étroit appelé Col de Jingxing. Un soldat du camp ennemi suggéra qu’ils envoient des troupes pour bloquer le col et par la même occasion couper l’accès au convoi de ravitaillement. Le général de l’état de Zhao savait qu’il possédait beaucoup plus de soldats que l’armée de Han Xin et insista pour organiser une bataille en face à face.

Les troupes de Han Xin campèrent à 50km du Col de Jingxing. Han Xin positionna 10 000 soldats face à la rivière pour tromper l’ennemi. En même temps, 2 000 soldats, portant léger, s’infiltrèrent dans le camp ennemi alors que personne ne s’y trouvait et remplacèrent les bannières de Zhao par des bannières de Han. Se battre face à la rivière était une stratégie dangereuse qui n’avait jamais été recommandée par aucun livre sur les stratégies de guerre. Le général de Zhao se sentit satisfait et pensa que c’était une bonne occasion de gagner étant donné que l’armée de Han Xin n’aurait aucune issue pour fuir.

Le lendemain matin, les soldats de Han Xin attaquèrent en premier et les deux camps se battirent avec vigueur. Les soldats de Han firent mine d’être battus et se retirèrent vers les bords de la rivière. Les soldats de Zhao fondirent tous ensemble à leurs trousses en laissant leur camp vide. Pendant ce temps, comme Han Xin avait envoyé ses meilleures ressources se battre contre les soldats ennemis sur la rive, ils se battirent aussi fort qu’ils le purent et comme ils n’avaient aucune issue pour fuir, ils devraient remporter la bataille ou mourir. L’armée de Zhao ne put cependant pas remporter la victoire et se battirent en retraite. Lorsqu’ils arrivèrent dans leur camp, ils virent que toutes leurs bannières avaient été remplacées par les bannières de Han. Ils eurent tellement peur qu’ils s’enfuirent dans toutes les directions. Les soldats de Han Xin les poursuivirent et ils gagnèrent cette grande bataille.

Peu de temps après, les petits généraux demandèrent à Han Xin : « Dans tous les livres sur l’art de la guerre, il est dit que l’on peut mener une guerre devant une montagne, mais pas devant une rivière. Pourtant, vous avez réussi à gagner. Quel genre de stratégie avez-vous utilisé ? »

Han Xin répondit en riant : « Ma stratégie se trouve aussi dans les livres. En plaçant les soldats dans une situation où ils ne peuvent pas fuir, ils doivent se battre pour leur vie. Si tout le monde peut battre en retraite, comment allez-vous les amener à se battre aussi fort qu’ils le peuvent ? »

« Se battre sur les bords de la rivière » signifie que celui qui a la détermination de se battre pour sa vie atteindra la victoire.

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/04/24/chinese-idioms-and-their-stories-battle-at-the-river-front

Version chinoise : http://www.chinagaze.com/2013/04/24/chinese-idioms-and-their-stories-battle-at-the-river-front