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La soie, l’une des plus anciennes inventions chinoises

Écrit par Aizhu Lu, CHINA GAZE

De toutes les inventions chinoises, la soie (絲) est peut-être la plus ancienne. Des traces de tissus de soie ont été trouvés parmi des vestiges datant de 1300 avant notre ère. Ci-dessus, métier à tisser Tian Gong Kai Wu

De toutes les inventions chinoises, la soie (絲) est peut-être la plus ancienne. Des traces de tissus de soie ont été trouvés parmi des vestiges datant de 1300 avant notre ère. Ci-dessus, métier à tisser Tian Gong Kai Wu

De toutes les inventions chinoises, la soie () est peut-être la plus ancienne. Des traces de tissus de soie ont été trouvés parmi des vestiges datant de 1300 avant notre ère. L’utilisation de la soie en Chine remonte peut-être bien au-delà de cette période. Il est dit que jusqu’au 2e Siècle avant notre ère, la soie était connue uniquement en Chine. Une encyclopédie chinoise datant du 16e Siècle, compilée par le cosmologue Song Yingxing (宋應星), décrit les anciennes technologies chinoises. Dans le 7e volume de cette encyclopédie, un article illustré présente la soie comme une invention caractérisant bien le mode de vie des Chinois.

Comment l’Orient et l’Occident ont-ils établi leurs échanges commerciaux ?

Au cours du 2e siècle, des événements ont joué un rôle d’importance similaire pour l’Orient et l’Occident. Des tribus de fiers nomades appelés Xiongnu (匈奴) attaquaient constamment l’Empire chinois, avant que la Chine ne les repousse vers l’ouest. (Ces tribus pourraient être les Huns qui ont plus tard envahi l’Europe.) En 138 avant notre ère, dans le but de mettre fin à ce conflit, l’Empereur chinois envoya une mission diplomatique conduite par Zhang Qian (張騫). Cette mission traversa les déserts d’Asie centrale pour demander une alliance à une tribu amie afin de défaire les Xiongnu. Mais peu après avoir quitté la Chine, Zhang Qian et ses hommes furent capturés par ces mêmes Xiongnu et jetés en prison.

Ce n’est que 12 ans plus tard que Zhang Qian parvint à rentrer dans la capitale chinoise. Bien que cette mission se soit soldée par un échec, cette expérience donna aux Chinois une première connaissance précise de l’étendue de l’Asie centrale. Grâce à cette expérience, des années plus tard, la Chine lança une série de campagnes militaires visant à briser le pouvoir des Xiongnu et plaça l’Asie centrale sous sa domination. Dans tous les déserts d’Asie centrale, les victoires chinoises permirent d’établir de nombreux comptoirs. Bien avant la naissance de Jésus-Christ, ces garnisons devinrent l’ébauche d’une route de commerce reliant la Chine à l’Occident. La Route de la Soie était née. Celle-ci traversait le Turkmenistan (土庫曼) et la Perse (波斯) avant d’atteindre les rives de la Mer Méditerranée 地中海. De là, des navires poursuivaient la route vers Rome (羅馬). Rome et la Chine, les deux empires les plus puissants au Monde, étaient ainsi reliés par le commerce.

La Route de la Soie traversait le Turkmenistan et la Perse avant d'atteindre les rives de la Mer Méditerranée  地中海 (NASA/Goddard Space Flight Center/Wikipedia)

La Route de la Soie traversait le Turkmenistan et la Perse avant d’atteindre les rives de la Mer Méditerranée 地中海 (NASA/Goddard Space Flight Center/Wikipedia)

La Route de la Soie

Le produit le plus important à être acheminé de la Chine vers Rome par cette voie était la soie. En raison de sa grande valeur et de son poids léger, la soie était le produit idéal pour les caravanes entreprenant ce long voyage. De plus en plus de soie était transportée sur cette route, elle fut donc baptisée la Route de la Soie (絲路).

En échange de la soie, l’Empire romain envoyait à la Chine des pierres précieuses, de la laine et du verre. Mais aucun de ces produits ne pouvait être comparé en valeur à la soie. Tissé dans une gaze semi-transparente, la soie est rapidement devenu à la mode parmi les dames romaines. (cfr Les dons de la Chine à l’Occident, 1942, Derk Bodde de l’Université de Pennsylvanie)

Après la chute de l’empire romain en 476 de notre ère, le commerce de la soie se poursuivit avec Byzance (Constantinople), le centre de la civilisation européenne au Moyen Âge. À cette époque, les Européens n’avaient pas d’idée précise de la façon dont la soie était produite. Au milieu du 6e siècle, l’Empereur byzantin envoya quelques moines vers l’Est pour apprendre les secrets de la confection de la soie. Ils rapportèrent avec eux de précieux œufs de vers à soie. De ces œufs naquirent l’innombrable descendance des vers à soie qui se sont depuis répandus dans toute l’Europe. Aujourd’hui, la majeure partie de la soie européenne est fabriquée en France et en Italie.

C’est ainsi que la soie a été transmise de l’Est vers l’Ouest. Aujourd’hui, des imitations artificielles et synthétiques remplacent le tissu naturel. Est-ce encore une avancée de l’humanité ? Ou un recul. La réponse se trouve peut-être dans les enseignements de Lao Zi (老子)

人法地 L’homme suit la Terre

地法天 La Terre suit le Ciel

天法道 Le Ciel suit la Voie

道法自然 La Voie suit ce qui est naturel

Au milieu du 6e siècle, l'Empereur byzantin envoya quelques moines vers l'Est pour apprendre les secrets de la confection de la soie. Ils rapportèrent avec eux de précieux œufs de vers à soie (Wikipedia)

Au milieu du 6e siècle, l’Empereur byzantin envoya quelques moines vers l’Est pour apprendre les secrets de la confection de la soie. Ils rapportèrent avec eux de précieux œufs de vers à soie (Wikipedia)

Version anglaise : Chinese Silk, One of the Oldest Chinese Inventions

Les expressions chinoises et leur histoire : Boire le poison pour étancher la soif

Écrit par CHINA GAZE

« Boire le poison pour étancher la soif » décrit une personne qui veut résoudre un problème immédiatement tout en ignorant les conséquences (Cаvin /Wikipedia)

« Boire le poison pour étancher la soif » décrit une personne qui veut résoudre un problème immédiatement tout en ignorant les conséquences (Cаvin /Wikipedia)

Huo Xu défend son oncle Song Huang au cours de la Dynastie Han de l’est

Les expressions chinoises et leur histoire

Au cours des 5000 ans de culture traditionnelle chinoise, les expressions chinoises se remarquent comme des perles brillantes dans le trésor de la langue chinoise et des phrases populaires. Elles sont concises, vivantes, expressives et représentent la richesse des cultures ethniques associée à de nombreux faits historiques. La formation de chaque expression reflète des vérités historiques à l’image de la politique, de l’armée, de la culture, des coutumes folkloriques, de la morale et des idées de la Chine. Ces expressions nous aident à mieux comprendre la longue histoire de la Chine, sa sagesse inégalée et sa langue intemporelle.

Huo Xu défend son oncle

Au cours de la Dynastie Han de l’est vivait un homme nommé Huo Xu qui était très intelligent. Alors qu’il avait 15 ans, quelqu’un accusa faussement son oncle d’avoir falsifié un édit de l’empereur. Son oncle Song Huang fut ensuite arrêté et sévèrement torturé en prison.

Huo Xu écrivit une lettre pour défendre son oncle. Il dit que son oncle était né courtisan et que sa carrière était très stable. Il était déjà le responsable le plus haut gradé de sa région et devait être recruté au palais royal très bientôt. De plus, il était de caractère irréprochable. Pourquoi une telle personne risquerait-elle sa vie en modifiant un édit de l’empereur ? Même si son oncle ne se sentait pas à l’aise avec cet édit, il aurait certainement choisi un moyen raisonnable et acceptable de résoudre la situation. Huo Xu continua en disant que le comportement dont il était accusé reviendrait à manger de la nourriture empoissonnée pour calmer la faim. Il est impossible qu’une personne fasse une telle chose.

Le général Liang Shang lut la lettre et adressa une missive à l’empereur pour défendre Song Huang.

Aujourd’hui, les Chinois utilisent l’expression « Boire le poison pour étancher la soif » pour décrire une personne qui veut résoudre un problème sans attendre et en ignorant les conséquences générées par cette solution.

La formation de chaque expression reflète des vérités historiques à l’image de la politique, de l’armée, de la culture, des coutumes folkloriques, de la morale et des idées de la Chine. Ci dessus, une poterie chinoise de la Dynastie Han de l'est représentant un bateau destiné à naviguer sur mers et rivières, avec une ancre à la proue, un gouvernail à la poupe, des compartiments couverts avec portes et fenêtres et des marins miniatures (Gary Lee Todd/Wikipedia)

La formation de chaque expression reflète des vérités historiques à l’image de la politique, de l’armée, de la culture, des coutumes folkloriques, de la morale et des idées de la Chine. Ci dessus, une poterie chinoise de la Dynastie Han de l’est représentant un bateau destiné à naviguer sur mers et rivières, avec une ancre à la proue, un gouvernail à la poupe, des compartiments couverts avec portes et fenêtres et des marins miniatures (Gary Lee Todd/Wikipedia)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/04/18/drinking-poison-to-quench-thirst

Les expressions chinoises et leur histoire : Se battre au bord de la rivière

Écrit par CHINA GAZE

Selon tous les livres sur l'art de la guerre, il est dit que l'on peut mener une guerre devant une montagne, mais pas sur les bords d'une rivière. « Se battre sur les bords de la rivière » signifie que celui qui a la détermination de se battre pour sa vie atteindra la victoire. Dans cette photo : L'Art de la guerre de Sun Tzu (Liftarn/Wikipedia)

Selon tous les livres sur l’art de la guerre, il est dit que l’on peut mener une guerre devant une montagne, mais pas sur les bords d’une rivière. « Se battre sur les bords de la rivière » signifie que celui qui a la détermination de se battre pour sa vie atteindra la victoire. Dans cette photo : L’Art de la guerre de Sun Tzu (Liftarn/Wikipedia)

La stratégie unique de Han Xin apporte la victoire contre une armée plus grande

Au cours des 5000 ans de culture traditionnelle chinoise, les expressions chinoises se remarquent comme des perles brillantes dans le trésor de la langue chinoise et des phrases populaires. Elles sont concises, vivantes, expressives et représentent la richesse des cultures ethniques associée à de nombreux faits historiques. La formation de chaque expression reflète des vérités historiques à l’image de la politique, de l’armée, de la culture, des coutumes folkloriques, de la morale et des idées de la Chine. Ces expressions nous aident à mieux comprendre la longue histoire de la Chine, sa sagesse inégalée et sa langue intemporelle.

(bèi) contre(shuǐ) l’eau, (yī) une (zhàn) bataille

Han Xin était le général et le stratège de Liu Bang, l’empereur fondateur de la Dynastie Han.

Liu Bang voulait soumettre toute la Chine centrale. Han Xin réussit à vaincre Xiang Yu, le chef rival de Liu Bang et traversa le Fleuve Jaune pour capturer le Roi de Wei, impuissant sans la protection de Xiang Yu. Ensuite, Han Xin marcha vers l’est et attaqua l’état de Zhao.

Une édition antique en bambou de l'Art de la guerre de Sun Tzu (vlasta2/Wikipedia)

Une édition antique en bambou de l’Art de la guerre de Sun Tzu (vlasta2/Wikipedia)

Les troupes de Han Xin devaient traverser un col de montagne très étroit appelé Col de Jingxing. Un soldat du camp ennemi suggéra qu’ils envoient des troupes pour bloquer le col et par la même occasion couper l’accès au convoi de ravitaillement. Le général de l’état de Zhao savait qu’il possédait beaucoup plus de soldats que l’armée de Han Xin et insista pour organiser une bataille en face à face.

Les troupes de Han Xin campèrent à 50km du Col de Jingxing. Han Xin positionna 10 000 soldats face à la rivière pour tromper l’ennemi. En même temps, 2 000 soldats, portant léger, s’infiltrèrent dans le camp ennemi alors que personne ne s’y trouvait et remplacèrent les bannières de Zhao par des bannières de Han. Se battre face à la rivière était une stratégie dangereuse qui n’avait jamais été recommandée par aucun livre sur les stratégies de guerre. Le général de Zhao se sentit satisfait et pensa que c’était une bonne occasion de gagner étant donné que l’armée de Han Xin n’aurait aucune issue pour fuir.

Le lendemain matin, les soldats de Han Xin attaquèrent en premier et les deux camps se battirent avec vigueur. Les soldats de Han firent mine d’être battus et se retirèrent vers les bords de la rivière. Les soldats de Zhao fondirent tous ensemble à leurs trousses en laissant leur camp vide. Pendant ce temps, comme Han Xin avait envoyé ses meilleures ressources se battre contre les soldats ennemis sur la rive, ils se battirent aussi fort qu’ils le purent et comme ils n’avaient aucune issue pour fuir, ils devraient remporter la bataille ou mourir. L’armée de Zhao ne put cependant pas remporter la victoire et se battirent en retraite. Lorsqu’ils arrivèrent dans leur camp, ils virent que toutes leurs bannières avaient été remplacées par les bannières de Han. Ils eurent tellement peur qu’ils s’enfuirent dans toutes les directions. Les soldats de Han Xin les poursuivirent et ils gagnèrent cette grande bataille.

Peu de temps après, les petits généraux demandèrent à Han Xin : « Dans tous les livres sur l’art de la guerre, il est dit que l’on peut mener une guerre devant une montagne, mais pas devant une rivière. Pourtant, vous avez réussi à gagner. Quel genre de stratégie avez-vous utilisé ? »

Han Xin répondit en riant : « Ma stratégie se trouve aussi dans les livres. En plaçant les soldats dans une situation où ils ne peuvent pas fuir, ils doivent se battre pour leur vie. Si tout le monde peut battre en retraite, comment allez-vous les amener à se battre aussi fort qu’ils le peuvent ? »

« Se battre sur les bords de la rivière » signifie que celui qui a la détermination de se battre pour sa vie atteindra la victoire.

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/04/24/chinese-idioms-and-their-stories-battle-at-the-river-front

Version chinoise : http://www.chinagaze.com/2013/04/24/chinese-idioms-and-their-stories-battle-at-the-river-front

Expressions populaires chinoises : avoir une langue de 10 centimètres

CHINA GAZE

L'expression populaire chinoise «avoir une langue de dix centimètres» désigne une personne très éloquente et capable de persuader par son discours. (drs2biz/Flickr)

L’expression populaire chinoise «avoir une langue de dix centimètres» désigne une personne très éloquente et capable de persuader par son discours. (drs2biz/Flickr)

Les paroles éloquentes de Mao Sui persuadent le Roi de Chu

Les expressions chinoises et leurs histoires

Au cours des 5000 ans de culture traditionnelle chinoise, les expressions chinoises se remarquent comme des perles brillantes dans le trésor de la langue chinoise et des phrases populaires. Elles sont concises, vivantes, expressives et représentent la richesse des cultures ethniques associée à de nombreux faits historiques. La formation de chaque expression reflète des vérités historiques à l’image de la politique, de l’armée, de la culture, des coutumes folkloriques, de la morale et des idées de la Chine. Ces expressions nous aident à mieux comprendre la longue histoire de la Chine, sa sagesse inégalée et sa langue intemporelle.

Les paroles éloquentes de Mao Sui sauvent l’état de Zhao

Au cours de la Période des Royaumes combattants, les soldats de l’état de Qin encerclèrent Han Dan, la capitale de Zhao. Le Roi de Zhao envoya Ping Yunjun chercher de l’aide dans l’état de Chu et signer un traité avec le Roi de Chu. Ping Yunjun décida d’emmener vingt personnes avec lui, parmi lesquelles des intellectuels et des guerriers. Après avoir désigné 19 personnes, il ne pouvait pas trouver la dernière personne. Alors, un homme appelé Mao Sui se désigna de lui-même. Mao Sui était l’un des partisans de Ping Yuanjun. Après lui avoir posé quelques questions, Ping Yunajun accepta avec une certaine hésitation que Mao Sui les accompagne.

Mao Sui était un homme d’apparence ordinaire, mais il était très éloquent et très persuasif. Une fois arrivés dans l’état de Chu, Mao Sui et les 19 autres personnes commencèrent à parler des affaires d’état. Mao Sui fit preuve de sa pensée claire et logique. Tout le monde fut impressionné par ses connaissances et ses aptitudes.

Le jour de la rencontre entre Ping Yunjun et le Roi de Chu, ils parlèrent du petit matin jusque midi, sans atteindre aucun résultat. Les compagnons de Ping Yunjun attendaient avec angoisse et Mao Sui se désigna volontaire pour monter au palais et voir ce qui se passait. Touchant son épée d’une main, Mao Sui gravit calmement les escaliers. Le Roi de Chu le regarda de haut et lui fit signe de s’éloigner. Mao Sui gravit les dernières grandes marches en se dirigeant vers le Roi de Chu et dit : « Votre Majesté ose se montrer rude envers moi devant mon maître, uniquement parce que vous dirigez des millions de soldats. Mais maintenant, votre vie est entre mes mains et vos soldats ne vous serviront à rien. » Mao Sui expliqua que le convoi était venu pour signer un traité et se joindre aux forces de l’état de Chu pour vaincre l’état de Qin et que tout cela serait fait pour le bénéfice de Chu et non celui de l’état de Zhao.

Le Roi de Chu fut impressionné par les paroles de Mao Sui et il signa le traité avec Ping Yunjun. C’est ainsi que la mission d’unir les états de Zhao et de Chu contre l’état de Qin s’acheva avec succès.

Après son retour à Zhao, Ping Yunjun parla aux autres de la contribution de Mao Sui au traité et il gémit : « Je ne me vanterai plus jamais de mes aptitudes à reconnaître les talents. J’ai rencontré des milliers de gens auparavant. Je pensais que personne ne pouvait échapper à mes yeux, mais voilà, je n’ai pas reconnu le talent de Mao Sui. Au moment où Mao Sui est arrivé à Chu, il a relevé la position de Zhao. Son discours face au Roi de Chu était plus puissant que la présence d’un million de soldats. »

Après cela, Ping Yunjun traita Mao Sui en invité d’honneur.

L’expression populaire chinoise « avoir une langue de dix centimètres » signifie qu’une personne est très éloquente et persuasive.

Pendant la Période des Royaumes combattants, des soldats de l'état de Qin encerclaient Han Dan, la capitale de Zhao. (Richardprins/Wikipedia)

Pendant la Période des Royaumes combattants, des soldats de l’état de Qin encerclaient Han Dan, la capitale de Zhao. (Richardprins/Wikipedia)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/04/29/chinese-popular-phrases-a-3-inch-tongue

Une ancienne pensée chinoise : rester attentif et concentré pour atteindre son objectif

Écrit par Yuan Ming, CHINA GAZE

Wang Liang conseilla : « Lorsque vous conduisez un attelage, les chevaux doivent être concentrés sur l'attelage et le cocher doit être concentré sur les chevaux. C'est seulement de cette manière que vous pourrez aller vite et loin. » (IvanWalsh.com/Flickr)

Wang Liang conseilla : « Lorsque vous conduisez un attelage, les chevaux doivent être concentrés sur l’attelage et le cocher doit être concentré sur les chevaux. C’est seulement de cette manière que vous pourrez aller vite et loin. » (IvanWalsh.com/Flickr)

Dans un recueil du philosophe chinois Han Feizi, l’histoire intitulée « Le seigneur Zhao apprend à conduire un attelage » reflète une ancienne pensée chinoise.

Pendant la période des États combattants, le seigneur Zhao Xiang apprenait à conduire un attelage tiré par des chevaux avec Wang Liang. Plus tard, il défia son maître. Bien qu’il eut changé de chevaux trois fois, le seigneur Zhao perdit les trois courses. Confus, il demanda à Wang Liang pourquoi il avait perdu.

Wang Liang répondit au seigneur Zhao : « Je vous ai appris toutes les aptitudes pour conduire un attelage de chevaux, mais vous ne les avez pas bien utilisées. Lorsque vous conduisez un attelage, les chevaux doivent être concentrés sur l’attelage et le cocher doit être concentré sur les chevaux. C’est seulement de cette manière que vous pourrez aller vite et loin. Lorsque vous étiez derrière, vous pensiez à me rattraper, lorsque vous étiez devant, vous aviez peur que je ne vous dépasse. Dans la course d’attelage, une personne est soit devant ou derrière. Mais vous vous inquiétiez constamment de votre adversaire. Comment pouviez-vous avoir de l’espace dans votre esprit pour guider et contrôler vos chevaux ? Telle est la raison pour laquelle vous avez perdu. »

Cette ancienne pensée chinoise signifie que quoi que les gens fassent, ils doivent rester attentifs et concentrés tout au long de l’effort. C’est seulement de cette façon qu’ils pourront réussir à atteindre leur objectif.

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/07/04/ancient-chinese-thought-remain-attentive-and-focused-to-achieve-goals/

Version chinoise :  http://www.secretchina.com/news/07/07/30/205632.html

Li Shiqian appréciait de faire de bonnes actions et a sauvé de nombreuses vies

CHINA GAZE

Li Shiqian a dit : «  La vertu des gens est comme l'acouphène, seule la personne peut l'entendre pour elle-même. Vous savez ce que j'ai fait et je n'ai pas une seule pensée d'accumuler de la vertu. » (Louis le Grand/Wikipedia)

Li Shiqian a dit : «  La vertu des gens est comme l’acouphène, seule la personne peut l’entendre pour elle-même. Vous savez ce que j’ai fait et je n’ai pas une seule pensée d’accumuler de la vertu. » (Louis le Grand/Wikipedia)

Li Shiqian, également appelé Ziyue, est né dans le canton de Zhaojun pendant la Dynastie Sui. Li Shiqian a naturellement adopté la piété filiale dès sa naissance. Au cours de sa jeune enfance, son père est décédé. Li Shiqian est entré dans l’armée et a gardé le deuil pendant trois ans après le décès de sa mère. Plus tard, il a fait don de sa résidence pour en faire un monastère et a décidé de ne pas rester officier.

La famille de Li Shiqian était riche, mais il était plus austère que les pauvres et considérait qu’aider les autres était une urgence quotidienne. Par exemple, si une personne n’avait pas d’argent pour un enterrement, il lui apportait une aide financière.

Deux frères étaient entrés en conflit devant la justice en raison d’une distribution inégale de biens. Li Shiqian a donné un complément à la personne qui avait reçu le moins. Les deux frères se sont sentis honteux de ce qu’ils avaient fait et chacun a refusé courtoisement la propriété de l’autre : tous deux sont devenus de bonnes personnes.

Un jour, Li Shiqian a surpris un voleur dans sa ferme en train de couper du riz pour le dérober. Mais il n’a pas crié pour attraper le voleur et s’est éloigné calmement. Les gens ont trouvé cela très étrange. Il a expliqué : « En raison des catastrophes naturelles, il n’a pas d’autre solution. Nous ne devrions pas le blâmer. »

Une autre année, à cause d’une famine sévère, de nombreuses personnes ont rencontré de graves difficultés pour survivre. Li Shiqian a prêté des milliers de tonnes de céréales stockées dans sa propriété pour les démunis qui n’avaient plus rien à manger. L’année suivante, en raison d’une pauvre récolte de riz, ceux qui lui devaient des céréales ont été incapables de le rembourser et ils se sont rendus chez lui pour s’en excuser. Li Shiqian ne leur a pas demandé de lui rendre les céréales et les a invités à prendre un repas chez lui et a publiquement brûlé toutes leurs reconnaissances de dettes. Il leur a dit : « Les céréales stockées chez moi devaient d’abord servir à aider les personnes en difficulté, pas pour en tirer profit. Maintenant, toutes vos dettes ont été réglées et vous ne devriez plus vous en inquiéter. » La troisième année a apporté une récolte abondante de riz. Ceux qui sont venus rembourser les céréales qu’ils avaient empruntées ont tous été renvoyés par Li Shiqian.

Quelques années plus tard, une autre grande famine est survenue. Li Shiqian a dépensé beaucoup d’argent pour envoyer de la bouillie de riz aux victimes. Il a ainsi sauvé la vie de plus de 10 000 personnes. Au printemps de la deuxième année, Li a à nouveau donné une grande quantité de graines de riz aux fermiers pauvres.

Quelqu’un lui a dit : « Vous avez accumulé tant de vertu. » Il a répondu : « La vertu des gens est comme l’acouphène, seule la personne peut l’entendre pour elle-même. Vous savez ce que j’ai fait et je n’ai pas une seule pensée d’accumuler de la vertu. »

Li Shiqian est décédé à l’âge de 66 ans après avoir accompli de bonnes actions pendant plus de 30 ans. À l’annonce de la triste nouvelle, tous les villageois ont versé des larmes. Plus de 10 000 personnes de Zhaojun, la ville natale de Li Shiqian, ont participé à la procession funéraire. Les gens ont pensé que c’était le résultat de la vertu accumulée par le vieil homme au cours de sa vie.

(Récit basé sur le Livre de Sui, Volume 42, Biographies)

Un jour, Li Shiqian a surpris un voleur dans sa ferme en train de couper du riz pour le dérober. Mais il n'a pas crié pour attraper le voleur et s'est éloigné calmement. (EdwinMaolana/Flickr)

Un jour, Li Shiqian a surpris un voleur dans sa ferme en train de couper du riz pour le dérober. Mais il n’a pas crié pour attraper le voleur et s’est éloigné calmement. (EdwinMaolana/Flickr)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/06/25/li-shiqian-enjoyed-doing-good-deeds-and-saved-many-lives/

Version chinoise : http://www.secretchina.com/news/13/05/20/498038.html