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Les expressions chinoises et leur histoire : Boire le poison pour étancher la soif

Écrit par CHINA GAZE

« Boire le poison pour étancher la soif » décrit une personne qui veut résoudre un problème immédiatement tout en ignorant les conséquences (Cаvin /Wikipedia)

« Boire le poison pour étancher la soif » décrit une personne qui veut résoudre un problème immédiatement tout en ignorant les conséquences (Cаvin /Wikipedia)

Huo Xu défend son oncle Song Huang au cours de la Dynastie Han de l’est

Les expressions chinoises et leur histoire

Au cours des 5000 ans de culture traditionnelle chinoise, les expressions chinoises se remarquent comme des perles brillantes dans le trésor de la langue chinoise et des phrases populaires. Elles sont concises, vivantes, expressives et représentent la richesse des cultures ethniques associée à de nombreux faits historiques. La formation de chaque expression reflète des vérités historiques à l’image de la politique, de l’armée, de la culture, des coutumes folkloriques, de la morale et des idées de la Chine. Ces expressions nous aident à mieux comprendre la longue histoire de la Chine, sa sagesse inégalée et sa langue intemporelle.

Huo Xu défend son oncle

Au cours de la Dynastie Han de l’est vivait un homme nommé Huo Xu qui était très intelligent. Alors qu’il avait 15 ans, quelqu’un accusa faussement son oncle d’avoir falsifié un édit de l’empereur. Son oncle Song Huang fut ensuite arrêté et sévèrement torturé en prison.

Huo Xu écrivit une lettre pour défendre son oncle. Il dit que son oncle était né courtisan et que sa carrière était très stable. Il était déjà le responsable le plus haut gradé de sa région et devait être recruté au palais royal très bientôt. De plus, il était de caractère irréprochable. Pourquoi une telle personne risquerait-elle sa vie en modifiant un édit de l’empereur ? Même si son oncle ne se sentait pas à l’aise avec cet édit, il aurait certainement choisi un moyen raisonnable et acceptable de résoudre la situation. Huo Xu continua en disant que le comportement dont il était accusé reviendrait à manger de la nourriture empoissonnée pour calmer la faim. Il est impossible qu’une personne fasse une telle chose.

Le général Liang Shang lut la lettre et adressa une missive à l’empereur pour défendre Song Huang.

Aujourd’hui, les Chinois utilisent l’expression « Boire le poison pour étancher la soif » pour décrire une personne qui veut résoudre un problème sans attendre et en ignorant les conséquences générées par cette solution.

La formation de chaque expression reflète des vérités historiques à l’image de la politique, de l’armée, de la culture, des coutumes folkloriques, de la morale et des idées de la Chine. Ci dessus, une poterie chinoise de la Dynastie Han de l'est représentant un bateau destiné à naviguer sur mers et rivières, avec une ancre à la proue, un gouvernail à la poupe, des compartiments couverts avec portes et fenêtres et des marins miniatures (Gary Lee Todd/Wikipedia)

La formation de chaque expression reflète des vérités historiques à l’image de la politique, de l’armée, de la culture, des coutumes folkloriques, de la morale et des idées de la Chine. Ci dessus, une poterie chinoise de la Dynastie Han de l’est représentant un bateau destiné à naviguer sur mers et rivières, avec une ancre à la proue, un gouvernail à la poupe, des compartiments couverts avec portes et fenêtres et des marins miniatures (Gary Lee Todd/Wikipedia)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/04/18/drinking-poison-to-quench-thirst

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Légendes de l’origine du poisson en bois dans le bouddhisme chinois

Écrit par ChINA GAZE

Un poisson en bois suspendu dans un temple bouddhiste frappé au moment de servir les repas. (Fg2/Wikipedia)

Un poisson en bois suspendu dans un temple bouddhiste frappé au moment de servir les repas. (Fg2/Wikipedia)

Quand l’utilisation du poisson de bois a-t-elle commencé dans le bouddhisme chinois ? Pourquoi a-t-il été conçu en forme de poisson et quel en est la signification ? Bien qu’il existe de nombreuses légendes à ce sujet, l’histoire suivante, issue du bouddhisme chinois, pourrait répondre à certaines de ces questions.

Cette histoire se retrouve dans un recueil de Xuanzang. À son retour d’un pèlerinage en Inde, le moine bouddhiste chinois Xuanzang rencontra un homme endeuillé déjà âgé alors qu’il traversait la région de Shu (aujourd’hui province du Sichuan). Alors que le vieil homme était en train de chasser, sa belle-mère avait jeté son fils de trois ans dans une rivière. En signe de deuil pour l’enfant tragiquement décédé, le vieil homme offrit un repas végétarien au moine. Mais Xuangzang insista pour manger du poisson. Le vieil homme lui acheta donc un gros poisson. Alors qu’il ouvrait les entrailles du poisson pour le préparer, son propre enfant en sortit. Xuangzang lui dit : « C’est la vertu, car l’enfant avait respecté le précepte de ne pas tuer dans sa vie passée. Il a donc pu survivre après avoir été avalé par le poisson. » Le vieil homme demanda à Xuangzang comment il pourrait remercier le poisson. Xuangzang répondit : « Le poisson a été sacrifié pour sauver l’enfant. Il faudrait graver un morceau de bois en forme de poisson et le suspendre dans un temple bouddhiste. Frappez ce morceau de bois lorsque vous servez les repas. De cette façon, cette faveur pourra être remboursée. » Telle est l’une des légendes entourant l’origine de ce poisson de bois dans le bouddhisme chinois.

Selon une autre légende, la véritable signification du poisson de bois devrait être comme indiqué dans les Règles monastiques écrites par Maître Bai Zang : les moines bouddhistes doivent frapper le poisson de bois en chantant les sutras bouddhistes. La raison de cette règle est que les poissons ne ferment jamais les yeux, ce qui signifie que les moines devraient rester sans cesse attentifs à maintenir leur vertu et étudier avec diligence.

En d’autres termes, le poisson de bois est un instrument important utilisé pour rappeler aux moines d’être diligents dans leur cultivation.

Version moderne d'un petit poisson de bois. Les moines bouddhistes frappent ce poisson de bois en chantant les sutras. (Haiyuelou/Dreamstime)

Version moderne d’un petit poisson de bois. Les moines bouddhistes frappent ce poisson de bois en chantant les sutras. (Haiyuelou/Dreamstime)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/07/10/legend-of-the-origin-of-the-wooden-fish-in-chinese-buddhism

Les expressions chinoises et leur histoire : Se battre au bord de la rivière

Écrit par CHINA GAZE

Selon tous les livres sur l'art de la guerre, il est dit que l'on peut mener une guerre devant une montagne, mais pas sur les bords d'une rivière. « Se battre sur les bords de la rivière » signifie que celui qui a la détermination de se battre pour sa vie atteindra la victoire. Dans cette photo : L'Art de la guerre de Sun Tzu (Liftarn/Wikipedia)

Selon tous les livres sur l’art de la guerre, il est dit que l’on peut mener une guerre devant une montagne, mais pas sur les bords d’une rivière. « Se battre sur les bords de la rivière » signifie que celui qui a la détermination de se battre pour sa vie atteindra la victoire. Dans cette photo : L’Art de la guerre de Sun Tzu (Liftarn/Wikipedia)

La stratégie unique de Han Xin apporte la victoire contre une armée plus grande

Au cours des 5000 ans de culture traditionnelle chinoise, les expressions chinoises se remarquent comme des perles brillantes dans le trésor de la langue chinoise et des phrases populaires. Elles sont concises, vivantes, expressives et représentent la richesse des cultures ethniques associée à de nombreux faits historiques. La formation de chaque expression reflète des vérités historiques à l’image de la politique, de l’armée, de la culture, des coutumes folkloriques, de la morale et des idées de la Chine. Ces expressions nous aident à mieux comprendre la longue histoire de la Chine, sa sagesse inégalée et sa langue intemporelle.

(bèi) contre(shuǐ) l’eau, (yī) une (zhàn) bataille

Han Xin était le général et le stratège de Liu Bang, l’empereur fondateur de la Dynastie Han.

Liu Bang voulait soumettre toute la Chine centrale. Han Xin réussit à vaincre Xiang Yu, le chef rival de Liu Bang et traversa le Fleuve Jaune pour capturer le Roi de Wei, impuissant sans la protection de Xiang Yu. Ensuite, Han Xin marcha vers l’est et attaqua l’état de Zhao.

Une édition antique en bambou de l'Art de la guerre de Sun Tzu (vlasta2/Wikipedia)

Une édition antique en bambou de l’Art de la guerre de Sun Tzu (vlasta2/Wikipedia)

Les troupes de Han Xin devaient traverser un col de montagne très étroit appelé Col de Jingxing. Un soldat du camp ennemi suggéra qu’ils envoient des troupes pour bloquer le col et par la même occasion couper l’accès au convoi de ravitaillement. Le général de l’état de Zhao savait qu’il possédait beaucoup plus de soldats que l’armée de Han Xin et insista pour organiser une bataille en face à face.

Les troupes de Han Xin campèrent à 50km du Col de Jingxing. Han Xin positionna 10 000 soldats face à la rivière pour tromper l’ennemi. En même temps, 2 000 soldats, portant léger, s’infiltrèrent dans le camp ennemi alors que personne ne s’y trouvait et remplacèrent les bannières de Zhao par des bannières de Han. Se battre face à la rivière était une stratégie dangereuse qui n’avait jamais été recommandée par aucun livre sur les stratégies de guerre. Le général de Zhao se sentit satisfait et pensa que c’était une bonne occasion de gagner étant donné que l’armée de Han Xin n’aurait aucune issue pour fuir.

Le lendemain matin, les soldats de Han Xin attaquèrent en premier et les deux camps se battirent avec vigueur. Les soldats de Han firent mine d’être battus et se retirèrent vers les bords de la rivière. Les soldats de Zhao fondirent tous ensemble à leurs trousses en laissant leur camp vide. Pendant ce temps, comme Han Xin avait envoyé ses meilleures ressources se battre contre les soldats ennemis sur la rive, ils se battirent aussi fort qu’ils le purent et comme ils n’avaient aucune issue pour fuir, ils devraient remporter la bataille ou mourir. L’armée de Zhao ne put cependant pas remporter la victoire et se battirent en retraite. Lorsqu’ils arrivèrent dans leur camp, ils virent que toutes leurs bannières avaient été remplacées par les bannières de Han. Ils eurent tellement peur qu’ils s’enfuirent dans toutes les directions. Les soldats de Han Xin les poursuivirent et ils gagnèrent cette grande bataille.

Peu de temps après, les petits généraux demandèrent à Han Xin : « Dans tous les livres sur l’art de la guerre, il est dit que l’on peut mener une guerre devant une montagne, mais pas devant une rivière. Pourtant, vous avez réussi à gagner. Quel genre de stratégie avez-vous utilisé ? »

Han Xin répondit en riant : « Ma stratégie se trouve aussi dans les livres. En plaçant les soldats dans une situation où ils ne peuvent pas fuir, ils doivent se battre pour leur vie. Si tout le monde peut battre en retraite, comment allez-vous les amener à se battre aussi fort qu’ils le peuvent ? »

« Se battre sur les bords de la rivière » signifie que celui qui a la détermination de se battre pour sa vie atteindra la victoire.

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/04/24/chinese-idioms-and-their-stories-battle-at-the-river-front

Version chinoise : http://www.chinagaze.com/2013/04/24/chinese-idioms-and-their-stories-battle-at-the-river-front

Expressions populaires chinoises : avoir une langue de 10 centimètres

CHINA GAZE

L'expression populaire chinoise «avoir une langue de dix centimètres» désigne une personne très éloquente et capable de persuader par son discours. (drs2biz/Flickr)

L’expression populaire chinoise «avoir une langue de dix centimètres» désigne une personne très éloquente et capable de persuader par son discours. (drs2biz/Flickr)

Les paroles éloquentes de Mao Sui persuadent le Roi de Chu

Les expressions chinoises et leurs histoires

Au cours des 5000 ans de culture traditionnelle chinoise, les expressions chinoises se remarquent comme des perles brillantes dans le trésor de la langue chinoise et des phrases populaires. Elles sont concises, vivantes, expressives et représentent la richesse des cultures ethniques associée à de nombreux faits historiques. La formation de chaque expression reflète des vérités historiques à l’image de la politique, de l’armée, de la culture, des coutumes folkloriques, de la morale et des idées de la Chine. Ces expressions nous aident à mieux comprendre la longue histoire de la Chine, sa sagesse inégalée et sa langue intemporelle.

Les paroles éloquentes de Mao Sui sauvent l’état de Zhao

Au cours de la Période des Royaumes combattants, les soldats de l’état de Qin encerclèrent Han Dan, la capitale de Zhao. Le Roi de Zhao envoya Ping Yunjun chercher de l’aide dans l’état de Chu et signer un traité avec le Roi de Chu. Ping Yunjun décida d’emmener vingt personnes avec lui, parmi lesquelles des intellectuels et des guerriers. Après avoir désigné 19 personnes, il ne pouvait pas trouver la dernière personne. Alors, un homme appelé Mao Sui se désigna de lui-même. Mao Sui était l’un des partisans de Ping Yuanjun. Après lui avoir posé quelques questions, Ping Yunajun accepta avec une certaine hésitation que Mao Sui les accompagne.

Mao Sui était un homme d’apparence ordinaire, mais il était très éloquent et très persuasif. Une fois arrivés dans l’état de Chu, Mao Sui et les 19 autres personnes commencèrent à parler des affaires d’état. Mao Sui fit preuve de sa pensée claire et logique. Tout le monde fut impressionné par ses connaissances et ses aptitudes.

Le jour de la rencontre entre Ping Yunjun et le Roi de Chu, ils parlèrent du petit matin jusque midi, sans atteindre aucun résultat. Les compagnons de Ping Yunjun attendaient avec angoisse et Mao Sui se désigna volontaire pour monter au palais et voir ce qui se passait. Touchant son épée d’une main, Mao Sui gravit calmement les escaliers. Le Roi de Chu le regarda de haut et lui fit signe de s’éloigner. Mao Sui gravit les dernières grandes marches en se dirigeant vers le Roi de Chu et dit : « Votre Majesté ose se montrer rude envers moi devant mon maître, uniquement parce que vous dirigez des millions de soldats. Mais maintenant, votre vie est entre mes mains et vos soldats ne vous serviront à rien. » Mao Sui expliqua que le convoi était venu pour signer un traité et se joindre aux forces de l’état de Chu pour vaincre l’état de Qin et que tout cela serait fait pour le bénéfice de Chu et non celui de l’état de Zhao.

Le Roi de Chu fut impressionné par les paroles de Mao Sui et il signa le traité avec Ping Yunjun. C’est ainsi que la mission d’unir les états de Zhao et de Chu contre l’état de Qin s’acheva avec succès.

Après son retour à Zhao, Ping Yunjun parla aux autres de la contribution de Mao Sui au traité et il gémit : « Je ne me vanterai plus jamais de mes aptitudes à reconnaître les talents. J’ai rencontré des milliers de gens auparavant. Je pensais que personne ne pouvait échapper à mes yeux, mais voilà, je n’ai pas reconnu le talent de Mao Sui. Au moment où Mao Sui est arrivé à Chu, il a relevé la position de Zhao. Son discours face au Roi de Chu était plus puissant que la présence d’un million de soldats. »

Après cela, Ping Yunjun traita Mao Sui en invité d’honneur.

L’expression populaire chinoise « avoir une langue de dix centimètres » signifie qu’une personne est très éloquente et persuasive.

Pendant la Période des Royaumes combattants, des soldats de l'état de Qin encerclaient Han Dan, la capitale de Zhao. (Richardprins/Wikipedia)

Pendant la Période des Royaumes combattants, des soldats de l’état de Qin encerclaient Han Dan, la capitale de Zhao. (Richardprins/Wikipedia)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/04/29/chinese-popular-phrases-a-3-inch-tongue

La légende des lanternes chinoises

Écrit par Lu Lu, CHINA GAZE

Chaque année, au cours de la Fête des lanternes, qui tombe le 15ème jour du premier mois lunaire, les gens accrochent des lanternes rouges pour créer une atmosphère festive, les lanternes étant un symbole de réunion. (Marufish/Flickr)

Chaque année, au cours de la Fête des lanternes, qui tombe le 15ème jour du premier mois lunaire, les gens accrochent des lanternes rouges pour créer une atmosphère festive, les lanternes étant un symbole de réunion. (Marufish/Flickr)

Les lanternes chinoises, aussi appelées lanternes colorées, sont nées en Chine il y a près de 1 800 ans au cours de la Dynastie des Han de l’ouest. Chaque année, au cours de la Fête des lanternes, qui tombe le 15e jour du premier mois lunaire, les gens accrochent des lanternes rouges pour créer une atmosphère festive, car les lanternes sont un symbole de réunion. Depuis la Dynastie des Han de l’ouest, les lanternes chinoises sont utilisées lors de toutes les occasions joyeuses au sein de la communauté chinoise.

On trouve différents types de lanternes chinoises comme les lanternes palais, les lanternes shadeng en gaze, les lanternes swag et bien d’autres encore.

Sur ces lanternes chinoises apparaissent de nombreuses formes de décoration qui peuvent êtres classées en motifs figuratifs comme les paysages, les fleurs et les oiseaux, les dragons et les phénix, les poissons et les insectes. Des scènes de vies peuvent aussi être dépeintes tout autour de la lanterne pour le divertissement des gens.

Les formes des lanternes varient également. La lanterne la plus traditionnelle a une forme ovale et est de couleur rouge, décorée de pompons dorés. Ce modèle traditionnel apparaît parfois en forme carrée.

Les matériaux utilisés pour la fabrication de la lanterne chinoise varient également. Le plus souvent, le support est construit en bambou, en bois, en rotin et en fil de fer. L’abat-jour est fait de soie ou de papier semi-transparent. Les décorations sont appliquées selon différentes méthodes : calligraphie, peinture, broderie et papier découpé.

En plus d’apporter de la lumière et une atmosphère spéciale le soir et la nuit, les lanternes chinoises portent également une dimension symbolique. Selon Wu Dunhou, un spécialiste taiwanais, les lanternes palais utilisées lors des mariages symbolisent la fête joyeuse, tandis que les lanternes aux supports de bambou ont une connotation funéraire.

Toujours selon Wu Dunhou, les lanternes parasol portant des noms de famille représentent l’abondance pour les membres masculins d’une famille parce que le son du mot « lanterne » en mandarin est similaire à celui de « hommes de la famille ». Dans le passé, chaque famille accrochait des lanternes portant des noms de famille aux corniches et dans les salles à manger.

Dans l’antiquité chinoise, lorsque l’école commençait le premier mois lunaire de l’année, les parents préparaient une lanterne pour leurs enfants, qui était ensuite allumée par les enseignants pour symboliser un avenir brillant pour l’année à venir. Cette cérémonie d’allumer une lanterne a évolué et est devenu une coutume de porter des lanternes tout le long de la Fête des lanternes.

Pendant la période Kaiyuan de la Dynastie Tang, les gens fabriquaient des lanternes en forme de dragon pour célébrer la paix et la prospérité. (ocad123/Flickr)

Pendant la période Kaiyuan de la Dynastie Tang, les gens fabriquaient des lanternes en forme de dragon pour célébrer la paix et la prospérité. (ocad123/Flickr)

La Fête des lanternes

La coutume d’admirer des lanternes au cours de cette fête remonte aux premiers jours de la Dynastie Han. Au cours de la période Kaiyuan de la Dynastie Tang, les gens fabriquaient des lanternes en forme de dragon pour célébrer la paix et la prospérité. Depuis, la culture des lanternes s’est largement popularisée.

Lorsque Zhu Yuanzhang de la Dynastie Ming a installé la capitale chinoise à Nanjing, des dizaines de milliers de lanternes ont été lancées le long de la rivière Qinghuai. Au cours du règne de l’Empereur Yongle, en plus d’élever le lampadaire de Dali Bie Shan à la Porte du milieu, il a également établi un marché aux lanternes devant la Porte Hua. Et à Pékin aujourd’hui, une rue porte le nom Dengshikou, ce qui signifie « marché aux lanternes ».

Les légendes de l’origine de la Fête des lanternes

De nombreuses légendes entourent l’origine de la Fête des lanternes. Voici la plus populaire d’entre elles. La coutume d’exposer des lanternes lors de cette fête remonte à la Dynastie des Han de l’Est. L’Empereur Mingdi était un bouddhiste pieux. Un jour, il a appris l’existence de la tradition d’allumer des lanternes pour vénérer le Bouddha le 15e jour du premier mois lunaire. Dans le but de promouvoir le bouddhisme, l’Empereur a ordonné à tous ses sujets de présenter des lanternes allumées chez eux ce soir-là, en plus de toutes celles allumées dans les palais et les temples. Ainsi, une tradition bouddhiste est progressivement devenue une fête populaire.

L’origine des lanternes palais pourrait être celle-ci. Au cours de la période Yongzheng de la Dynastie Qing, un vieil homme de la province du Hebei était très habile dans la construction des lanternes. Ce vieil homme avait construit plusieurs lanternes et les vendait sur le marché du canton de Gaocheng. Un jour, le magistrat du canton qui se baladait sur le marché, admira les lanternes du vieil homme et les acheta toutes d’un coup.

Les lanternes fabriquées par ce vieil artisan étaient vraiment uniques avec une finition affinée. Le magistrat les aimait tellement qu’il les considérait comme un trésor.

La même année devait être prélevé le tribut pour l’empereur et le magistrat se défit avec peine de plusieurs lanternes pour les offrir en cadeau à l’empereur.

L’empereur s’enthousiasma vivement à la vue de ces lanternes. Non seulement, il récompensa généreusement le magistrat, mais l’empereur reconnut ces lanternes comme tribut. Il suspendit ces lanternes rouges dans tout le palais. C’est ainsi qu’elles reçurent le nom de lanternes palais.

Lors de la Dynastie Qing, ces lanternes rouges étaient suspendues dans tout le palais. C'est ainsi qu'elles reçurent le nom de lanternes palais.  (j.kunst/Flickr)

Lors de la Dynastie Qing, ces lanternes rouges étaient suspendues dans tout le palais. C’est ainsi qu’elles reçurent le nom de lanternes palais. (j.kunst/Flickr)

Les lanternes chinoises aujourd’hui

Bien que les lanternes chinoises aient avant tout une fonction esthétique, elles sont toujours fabriquées et utilisées par les Chinois d’aujourd’hui. Comme autrefois, ces lanternes ont gardé leur dimension artistique et servent à éclairer et décorer.

Dans les rues des grandes villes comme des petits villages de Chine, des lanternes rouges dressent le décor des fêtes comme le nouvel An chinois, la Fête de la mi-automne et la Fête des lanternes.

Pour voir les plus belles expositions de lanternes traditionnelles, il faut aller à Pékin, Hong Kong et Nanjing. À Pékin, des fêtes traditionnelles ont lieu dans de nombreux endroits et les lanternes chinoises peuvent être admirées un peu partout.

Bien que les lanternes chinoises aient avant tout une fonction esthétique, elles sont toujours fabriquées et utilisées par les Chinois d'aujourd'hui (ocad123/Flickr)

Bien que les lanternes chinoises aient avant tout une fonction esthétique, elles sont toujours fabriquées et utilisées par les Chinois d’aujourd’hui (ocad123/Flickr)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/07/02/the-legend-of-the-chinese-lantern-and-the-chinese-lantern-festival

Les signes traditionnels de chance : le Phénix chinois

CHINA GAZE

Dans les anciens temps, le phénix chinois était considéré comme un oiseau sacré et les gens le vénéraient. C'était le premier de tous les oiseaux. Il représentait la beauté et la paix. (traveling.lunas/Flickr)

Dans les anciens temps, le phénix chinois était considéré comme un oiseau sacré et les gens le vénéraient. C’était le premier de tous les oiseaux. Il représentait la beauté et la paix. (traveling.lunas/Flickr)

Dans les anciens temps, le Phénix chinois était considéré comme un oiseau sacré et les gens le vénéraient. Signe de la protection divine, l’apparence du Phénix chinois a progressivement évolué dans l’esprit des populations ancestrales. Il avait la tête d’un faisan doré, le corps d’un canard mandarin, les ailes du Rokh, les pattes de la grue immortelle, le bec d’un perroquet et la queue d’un paon. C’était le premier de tous les oiseaux. Il représentait la beauté et la paix. Il était reconnu comme le symbole des femmes nobles qui vivaient dans le palais royal des dynasties. Il était le complément du dragon, le symbole de l’empereur.

Le Phénix était un oiseau de bonne augure qui apportait la paix et la joie, il était donc considéré comme un symbole positif de chance. Son image resplendissante est connue dans de nombreuses traditions folkloriques.

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/07/01/traditional-lucky-omens-the-chinese-phoenix/

Version chinoise : http://www.secretchina.com/news/10/08/26/365034.html