Archives du mot-clé Italie

La soie, l’une des plus anciennes inventions chinoises

Écrit par Aizhu Lu, CHINA GAZE

De toutes les inventions chinoises, la soie (絲) est peut-être la plus ancienne. Des traces de tissus de soie ont été trouvés parmi des vestiges datant de 1300 avant notre ère. Ci-dessus, métier à tisser Tian Gong Kai Wu

De toutes les inventions chinoises, la soie (絲) est peut-être la plus ancienne. Des traces de tissus de soie ont été trouvés parmi des vestiges datant de 1300 avant notre ère. Ci-dessus, métier à tisser Tian Gong Kai Wu

De toutes les inventions chinoises, la soie () est peut-être la plus ancienne. Des traces de tissus de soie ont été trouvés parmi des vestiges datant de 1300 avant notre ère. L’utilisation de la soie en Chine remonte peut-être bien au-delà de cette période. Il est dit que jusqu’au 2e Siècle avant notre ère, la soie était connue uniquement en Chine. Une encyclopédie chinoise datant du 16e Siècle, compilée par le cosmologue Song Yingxing (宋應星), décrit les anciennes technologies chinoises. Dans le 7e volume de cette encyclopédie, un article illustré présente la soie comme une invention caractérisant bien le mode de vie des Chinois.

Comment l’Orient et l’Occident ont-ils établi leurs échanges commerciaux ?

Au cours du 2e siècle, des événements ont joué un rôle d’importance similaire pour l’Orient et l’Occident. Des tribus de fiers nomades appelés Xiongnu (匈奴) attaquaient constamment l’Empire chinois, avant que la Chine ne les repousse vers l’ouest. (Ces tribus pourraient être les Huns qui ont plus tard envahi l’Europe.) En 138 avant notre ère, dans le but de mettre fin à ce conflit, l’Empereur chinois envoya une mission diplomatique conduite par Zhang Qian (張騫). Cette mission traversa les déserts d’Asie centrale pour demander une alliance à une tribu amie afin de défaire les Xiongnu. Mais peu après avoir quitté la Chine, Zhang Qian et ses hommes furent capturés par ces mêmes Xiongnu et jetés en prison.

Ce n’est que 12 ans plus tard que Zhang Qian parvint à rentrer dans la capitale chinoise. Bien que cette mission se soit soldée par un échec, cette expérience donna aux Chinois une première connaissance précise de l’étendue de l’Asie centrale. Grâce à cette expérience, des années plus tard, la Chine lança une série de campagnes militaires visant à briser le pouvoir des Xiongnu et plaça l’Asie centrale sous sa domination. Dans tous les déserts d’Asie centrale, les victoires chinoises permirent d’établir de nombreux comptoirs. Bien avant la naissance de Jésus-Christ, ces garnisons devinrent l’ébauche d’une route de commerce reliant la Chine à l’Occident. La Route de la Soie était née. Celle-ci traversait le Turkmenistan (土庫曼) et la Perse (波斯) avant d’atteindre les rives de la Mer Méditerranée 地中海. De là, des navires poursuivaient la route vers Rome (羅馬). Rome et la Chine, les deux empires les plus puissants au Monde, étaient ainsi reliés par le commerce.

La Route de la Soie traversait le Turkmenistan et la Perse avant d'atteindre les rives de la Mer Méditerranée  地中海 (NASA/Goddard Space Flight Center/Wikipedia)

La Route de la Soie traversait le Turkmenistan et la Perse avant d’atteindre les rives de la Mer Méditerranée 地中海 (NASA/Goddard Space Flight Center/Wikipedia)

La Route de la Soie

Le produit le plus important à être acheminé de la Chine vers Rome par cette voie était la soie. En raison de sa grande valeur et de son poids léger, la soie était le produit idéal pour les caravanes entreprenant ce long voyage. De plus en plus de soie était transportée sur cette route, elle fut donc baptisée la Route de la Soie (絲路).

En échange de la soie, l’Empire romain envoyait à la Chine des pierres précieuses, de la laine et du verre. Mais aucun de ces produits ne pouvait être comparé en valeur à la soie. Tissé dans une gaze semi-transparente, la soie est rapidement devenu à la mode parmi les dames romaines. (cfr Les dons de la Chine à l’Occident, 1942, Derk Bodde de l’Université de Pennsylvanie)

Après la chute de l’empire romain en 476 de notre ère, le commerce de la soie se poursuivit avec Byzance (Constantinople), le centre de la civilisation européenne au Moyen Âge. À cette époque, les Européens n’avaient pas d’idée précise de la façon dont la soie était produite. Au milieu du 6e siècle, l’Empereur byzantin envoya quelques moines vers l’Est pour apprendre les secrets de la confection de la soie. Ils rapportèrent avec eux de précieux œufs de vers à soie. De ces œufs naquirent l’innombrable descendance des vers à soie qui se sont depuis répandus dans toute l’Europe. Aujourd’hui, la majeure partie de la soie européenne est fabriquée en France et en Italie.

C’est ainsi que la soie a été transmise de l’Est vers l’Ouest. Aujourd’hui, des imitations artificielles et synthétiques remplacent le tissu naturel. Est-ce encore une avancée de l’humanité ? Ou un recul. La réponse se trouve peut-être dans les enseignements de Lao Zi (老子)

人法地 L’homme suit la Terre

地法天 La Terre suit le Ciel

天法道 Le Ciel suit la Voie

道法自然 La Voie suit ce qui est naturel

Au milieu du 6e siècle, l'Empereur byzantin envoya quelques moines vers l'Est pour apprendre les secrets de la confection de la soie. Ils rapportèrent avec eux de précieux œufs de vers à soie (Wikipedia)

Au milieu du 6e siècle, l’Empereur byzantin envoya quelques moines vers l’Est pour apprendre les secrets de la confection de la soie. Ils rapportèrent avec eux de précieux œufs de vers à soie (Wikipedia)

Version anglaise : Chinese Silk, One of the Oldest Chinese Inventions

Les peintures chinoises de Guiseppe Castiglione (2ème partie)

Écrit par CHINA GAZE

Yangquelong, volière des paons, porte ouest

Yangquelong, volière des paons, porte ouest

Guiseppe Castiglione, aussi connu sous le nom chinois Lang Shining (1688-1766), était un missionnaire jésuite devenu peintre attitré de l’Empereur Yongzhen au cours de la Dynastie Qing. Il a grandement influencé la peinture chinoise, notamment en concevant et en embellissant l’ancien Palais d’été (Yuanmingyuan) qui a servi à plusieurs empereurs chinois avant d’être détruit dans un incendie en 1860 au cours de la seconde Guerre d’opium.

Galerie Haiyan

Galerie Haiyan

Wanhua Zhen, le labyrinthe aux 10 000 fleurs

Wanhua Zhen, le labyrinthe aux 10 000 fleurs

Xieqiqu, la fontaine

Xieqiqu, la fontaine

Dashuifa, les jets d'eau

Dashuifa, les jets d’eau

Fangwaiguan, la résidence de la concubine

Fangwaiguan, la résidence de la concubine

Les 12 mois joyeux de l’Empereur Yongzheng à Yuanmingyuan

voici douze panneaux décrivant comment l’Empereur Yongzheng et ses enfants aimaient passer leur temps à l’ancien Palais d’été. Ces panneaux de teinte gingembre étaient une façon d’exprimer l’idée selon laquelle « Le territoire de l’Empereur s’étend partout. »

Janvier

Janvier

Février

Février

Mars

Mars

Avril

Avril

Mai

Mai

Juin

Juin

Juillet

Juillet

Aout

Aout

Septembre

Septembre

Octobre

Octobre

Novembre

Novembre

Décembre

Décembre

Article lié : Les peintures chinoises de Guiseppe Castiglione (1ère partie)

Version anglaise : Giuseppe Castiglione’s Chinese Painting (Part 2)

Version chinoise : http://www.secretchina.com/news/13/02/27/487939.html

Les peintures chinoises de Guiseppe Castiglione (1ère partie)

Écrit par CHINA GAZE

Giuseppe Castiglione était un Frère jésuite italien, missionnaire en Chine et peintre à la Cour royale de l'Empereur grâce à  sa grande sensibilité à la peinture chinoise.

Giuseppe Castiglione était un Frère jésuite italien, missionnaire en Chine et peintre à la Cour royale de l’Empereur grâce à sa grande sensibilité à la peinture chinoise.

Giuseppe Castiglione (19 juillet 1688 – 17 juillet 1766) était un Frère jésuite italien, missionnaire en Chine et peintre à la Cour royale de l’Empereur grâce à sa grande sensibilité à la peinture chinoise.

En 1715, Guiseppe Castiglione partit en Chine comme missionnaire. Pendant son séjour en Chine, il emprunta le nom Lang Shining (郎世寧). Ses talents de peintre furent apprécié de l’Empereur Qianlong et il passa de nombreuses années à la Cour pour peindre divers sujets, dont des portraits de l’empereur, de l’impératrice et des concubines impériales.

Il s’impliqua également dans la création d’un jardin impérial de style occidental pour l’ancien Palais d’été (Yuanmingyuan) qui fut plus tard détruit par le feu en 1860 au cours de la Seconde Guerre de l’Opium.

La peinture de Guiseppe Castiglione influença les peintres de la Cour des Qing et un nouveau style de peinture, combinant des méthodes à la fois chinoises et occidentales, vit le jour.

Guiseppe Castiglione passa plus de 50 ans à peindre la vie en Chine sous trois empereurs Qing successifs : Kangxi, Yongzheng et Qianlong. Ce talentueux artiste, architecte et missionnaire jésuite mourut à Pékin.

Voici une courte présentation des œuvres chinoises de Giuseppe Castiglione

八駿圖 (Huit destriers)

八駿圖 (Huit destriers)

聚瑞圖 (Un bouquet de bonne augure)

聚瑞圖 (Un bouquet de bonne augure)

乾隆帝朝服像 (L'Epereur Qianlong en habit de cour)

乾隆帝朝服像 (L’Empereur Qianlong en habit de cour)

纯惠皇贵妃朝服像 (Chunhui, concubine impériale en habit de cour)

纯惠皇贵妃朝服像 (Chunhui, concubine impériale en habit de cour)

平安春信图 (Message de paix au printemps)

平安春信图 (Message de paix au printemps)

牡丹圖 (Tableau de pivoines)

牡丹圖 (Tableau de pivoines)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/07/10/giuseppe-castigliones-chinese-painting-part-1

Version chinoise : http://www.secretchina.com/news/13/02/27/487939.html