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La soie, l’une des plus anciennes inventions chinoises

Écrit par Aizhu Lu, CHINA GAZE

De toutes les inventions chinoises, la soie (絲) est peut-être la plus ancienne. Des traces de tissus de soie ont été trouvés parmi des vestiges datant de 1300 avant notre ère. Ci-dessus, métier à tisser Tian Gong Kai Wu

De toutes les inventions chinoises, la soie (絲) est peut-être la plus ancienne. Des traces de tissus de soie ont été trouvés parmi des vestiges datant de 1300 avant notre ère. Ci-dessus, métier à tisser Tian Gong Kai Wu

De toutes les inventions chinoises, la soie () est peut-être la plus ancienne. Des traces de tissus de soie ont été trouvés parmi des vestiges datant de 1300 avant notre ère. L’utilisation de la soie en Chine remonte peut-être bien au-delà de cette période. Il est dit que jusqu’au 2e Siècle avant notre ère, la soie était connue uniquement en Chine. Une encyclopédie chinoise datant du 16e Siècle, compilée par le cosmologue Song Yingxing (宋應星), décrit les anciennes technologies chinoises. Dans le 7e volume de cette encyclopédie, un article illustré présente la soie comme une invention caractérisant bien le mode de vie des Chinois.

Comment l’Orient et l’Occident ont-ils établi leurs échanges commerciaux ?

Au cours du 2e siècle, des événements ont joué un rôle d’importance similaire pour l’Orient et l’Occident. Des tribus de fiers nomades appelés Xiongnu (匈奴) attaquaient constamment l’Empire chinois, avant que la Chine ne les repousse vers l’ouest. (Ces tribus pourraient être les Huns qui ont plus tard envahi l’Europe.) En 138 avant notre ère, dans le but de mettre fin à ce conflit, l’Empereur chinois envoya une mission diplomatique conduite par Zhang Qian (張騫). Cette mission traversa les déserts d’Asie centrale pour demander une alliance à une tribu amie afin de défaire les Xiongnu. Mais peu après avoir quitté la Chine, Zhang Qian et ses hommes furent capturés par ces mêmes Xiongnu et jetés en prison.

Ce n’est que 12 ans plus tard que Zhang Qian parvint à rentrer dans la capitale chinoise. Bien que cette mission se soit soldée par un échec, cette expérience donna aux Chinois une première connaissance précise de l’étendue de l’Asie centrale. Grâce à cette expérience, des années plus tard, la Chine lança une série de campagnes militaires visant à briser le pouvoir des Xiongnu et plaça l’Asie centrale sous sa domination. Dans tous les déserts d’Asie centrale, les victoires chinoises permirent d’établir de nombreux comptoirs. Bien avant la naissance de Jésus-Christ, ces garnisons devinrent l’ébauche d’une route de commerce reliant la Chine à l’Occident. La Route de la Soie était née. Celle-ci traversait le Turkmenistan (土庫曼) et la Perse (波斯) avant d’atteindre les rives de la Mer Méditerranée 地中海. De là, des navires poursuivaient la route vers Rome (羅馬). Rome et la Chine, les deux empires les plus puissants au Monde, étaient ainsi reliés par le commerce.

La Route de la Soie traversait le Turkmenistan et la Perse avant d'atteindre les rives de la Mer Méditerranée  地中海 (NASA/Goddard Space Flight Center/Wikipedia)

La Route de la Soie traversait le Turkmenistan et la Perse avant d’atteindre les rives de la Mer Méditerranée 地中海 (NASA/Goddard Space Flight Center/Wikipedia)

La Route de la Soie

Le produit le plus important à être acheminé de la Chine vers Rome par cette voie était la soie. En raison de sa grande valeur et de son poids léger, la soie était le produit idéal pour les caravanes entreprenant ce long voyage. De plus en plus de soie était transportée sur cette route, elle fut donc baptisée la Route de la Soie (絲路).

En échange de la soie, l’Empire romain envoyait à la Chine des pierres précieuses, de la laine et du verre. Mais aucun de ces produits ne pouvait être comparé en valeur à la soie. Tissé dans une gaze semi-transparente, la soie est rapidement devenu à la mode parmi les dames romaines. (cfr Les dons de la Chine à l’Occident, 1942, Derk Bodde de l’Université de Pennsylvanie)

Après la chute de l’empire romain en 476 de notre ère, le commerce de la soie se poursuivit avec Byzance (Constantinople), le centre de la civilisation européenne au Moyen Âge. À cette époque, les Européens n’avaient pas d’idée précise de la façon dont la soie était produite. Au milieu du 6e siècle, l’Empereur byzantin envoya quelques moines vers l’Est pour apprendre les secrets de la confection de la soie. Ils rapportèrent avec eux de précieux œufs de vers à soie. De ces œufs naquirent l’innombrable descendance des vers à soie qui se sont depuis répandus dans toute l’Europe. Aujourd’hui, la majeure partie de la soie européenne est fabriquée en France et en Italie.

C’est ainsi que la soie a été transmise de l’Est vers l’Ouest. Aujourd’hui, des imitations artificielles et synthétiques remplacent le tissu naturel. Est-ce encore une avancée de l’humanité ? Ou un recul. La réponse se trouve peut-être dans les enseignements de Lao Zi (老子)

人法地 L’homme suit la Terre

地法天 La Terre suit le Ciel

天法道 Le Ciel suit la Voie

道法自然 La Voie suit ce qui est naturel

Au milieu du 6e siècle, l'Empereur byzantin envoya quelques moines vers l'Est pour apprendre les secrets de la confection de la soie. Ils rapportèrent avec eux de précieux œufs de vers à soie (Wikipedia)

Au milieu du 6e siècle, l’Empereur byzantin envoya quelques moines vers l’Est pour apprendre les secrets de la confection de la soie. Ils rapportèrent avec eux de précieux œufs de vers à soie (Wikipedia)

Version anglaise : Chinese Silk, One of the Oldest Chinese Inventions

La porcelaine, une invention chinoise des plus raffinées

Écrit par Aizhu Lu, CHINA GAZE

Depuis des temps immémoriaux, les peuples du monde entier ont transformé et cuit la terre pour en faire des bols, des assiette et des vases. La Chine a commencé à maîtriser cet art il y a 6 000 ans.  Ci-dessus, un pot bleu et blanc datant de la Dynastie Ming, 1368-1644.

Depuis des temps immémoriaux, les peuples du monde entier ont transformé et cuit la terre pour en faire des bols, des assiette et des vases. La Chine a commencé à maîtriser cet art il y a 6 000 ans.
Ci-dessus, un pot bleu et blanc datant de la Dynastie Ming, 1368-1644.

La porcelaine est appelée en anglais sous le nom de « China ». Il s’agit en effet de l’une des plus grandes inventions chinoises, remontant à la Dynastie des Han de l’est. Son nom chinois est Ci () ou Ciqi (瓷器). Le terme « Porcelaine » vient de l’italien « Porcellana » qui désignait originellement une sorte de coquillage porcelaine blanc. Son aspect blanc translucide a en effet amené de nombreux Européens à penser que la porcelaine était créée à partir de coquillages.

Depuis des temps immémoriaux, les peuples du monde entier ont transformé et cuit la terre pour en faire des bols, des assiette et des vases. La Chine a commencé à maîtriser cet art il y a 6 000 ans et la porcelaine est reconnue comme une invention chinoise à part entière. La véritable porcelaine se distingue des autres produits de terre cuite par sa blancheur, son aspect lisse et translucide, sa finesse et le son de cloche qu’elle donne lorsqu’elle est frappée. Les assiettes et les bols, même épais et gros, sont appelés porcelaine lorsqu’ils sont de qualité supérieure. Les pots et autres récipients de cuisine sont considérés comme poterie et éventuellement comme faïence.

Quelles sont les caractéristiques de la porcelaine ?

Les caractéristiques de la porcelaine viennent de deux minéraux qui la constituent. Le premier est une sorte d’argile blanche, ou silicate d’aluminium aussi appelé kaolin. En chinois le terme gaoling signifie 高陵 haute colline, se référant à une colline se trouvant à 30 km du célèbre four à porcelaine de Jingdezhen (景徳鎮) dans la province du Jiangxi (江西)

Le second élément est appelé pétunsé, une roche de la famille des mica, proche du gaoling, avec un aspect plus translucide.

Les illustrations suivantes présentent les différentes étapes de fabrication de la porcelaine (selon le livre Tian Gong Kai Wu 天工开物 de Song Yingxing, 1637)

Jingdezhen: Étapes de production

Jingdezhen: Étapes de production

Jingdezhen: Moulage

Jingdezhen: Moulage

Jingdezhen: Préparation à l'expédition

Jingdezhen: Préparation à l’expédition

Jingdezhen: Cuisson au four

Jingdezhen: Cuisson au four

La Chine ancienne : la terre d’invention de la porcelaine

Savez-vous d’où vient le terme chinois (Ci) désignant la porcelaine ? Ce caractère mentionne les exploits des alchimistes chinois. Dans leur quête de l’élixir d’immortalité, les alchimistes ont procédé à des expériences en ingérant de nombreuses sortes de minéraux, dont le gaoling. Ainsi, dans la littérature chinoise, le gaoling est désigné comme un remède médicinal avant d’être reconnu comme composant de la porcelaine. Selon certains intellectuels, l’alchimie chinoise a inspiré l’alchimie du Moyen-Âge européen, qui a ensuite donné naissance à la chimie moderne.

Le four de Jingdezhen est devenu un centre de manufacture de la porcelaine au cours de la Dynastie Song et a ensuite produit la porcelaine fine des cours impériales et royales des Dynasties Yuan, Ming et Qing.

Le terme « Porcelaine » vient de l'italien « Porcellana » qui désignait originellement une sorte de coquillage porcelaine blanc. Vase de Fonthill. Cadeau de la Chine à Louis le Grand de Hongrie, 1338.

Le terme « Porcelaine » vient de l’italien « Porcellana » qui désignait originellement une sorte de coquillage porcelaine blanc. Vase de Fonthill. Cadeau de la Chine à Louis le Grand de Hongrie, 1338.

La porcelaine est aussi désignée en anglais sous le nom de « China ». Il s'agit en effet de l'une des plus grandes inventions chinoises, remontant à la Dynastie des Han de l'est. Flacon chinois en forme de lune, Dynastie Qing, 1723.

La porcelaine est aussi désignée en anglais sous le nom de « China ». Il s’agit en effet de l’une des plus grandes inventions chinoises, remontant à la Dynastie des Han de l’est. Flacon chinois en forme de lune, Dynastie Qing, 1723.

La porcelaine a été exportée par bateau vers la Corée à partir de 918, vers le Japon dès 1223 et plus tard vers d’autres pays d’Asie. Bien plus tard, la porcelaine est arrivée en Afrique du Nord et les pays du bassin méditerranéen. La porcelaine a aussi été transportée par la Route de la Soie vers la Perse avant d’être introduite en Italie en 1470 et de là en France et les autres pays d’Europe occidentale. La porcelaine est ainsi devenue l’une des plus grandes contributions de la Chine à l’humanité.

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/07/16/porcelain-one-of-the-most-exquisite-chinese-inventions

Les expressions chinoises et leur histoire : Boire le poison pour étancher la soif

Écrit par CHINA GAZE

« Boire le poison pour étancher la soif » décrit une personne qui veut résoudre un problème immédiatement tout en ignorant les conséquences (Cаvin /Wikipedia)

« Boire le poison pour étancher la soif » décrit une personne qui veut résoudre un problème immédiatement tout en ignorant les conséquences (Cаvin /Wikipedia)

Huo Xu défend son oncle Song Huang au cours de la Dynastie Han de l’est

Les expressions chinoises et leur histoire

Au cours des 5000 ans de culture traditionnelle chinoise, les expressions chinoises se remarquent comme des perles brillantes dans le trésor de la langue chinoise et des phrases populaires. Elles sont concises, vivantes, expressives et représentent la richesse des cultures ethniques associée à de nombreux faits historiques. La formation de chaque expression reflète des vérités historiques à l’image de la politique, de l’armée, de la culture, des coutumes folkloriques, de la morale et des idées de la Chine. Ces expressions nous aident à mieux comprendre la longue histoire de la Chine, sa sagesse inégalée et sa langue intemporelle.

Huo Xu défend son oncle

Au cours de la Dynastie Han de l’est vivait un homme nommé Huo Xu qui était très intelligent. Alors qu’il avait 15 ans, quelqu’un accusa faussement son oncle d’avoir falsifié un édit de l’empereur. Son oncle Song Huang fut ensuite arrêté et sévèrement torturé en prison.

Huo Xu écrivit une lettre pour défendre son oncle. Il dit que son oncle était né courtisan et que sa carrière était très stable. Il était déjà le responsable le plus haut gradé de sa région et devait être recruté au palais royal très bientôt. De plus, il était de caractère irréprochable. Pourquoi une telle personne risquerait-elle sa vie en modifiant un édit de l’empereur ? Même si son oncle ne se sentait pas à l’aise avec cet édit, il aurait certainement choisi un moyen raisonnable et acceptable de résoudre la situation. Huo Xu continua en disant que le comportement dont il était accusé reviendrait à manger de la nourriture empoissonnée pour calmer la faim. Il est impossible qu’une personne fasse une telle chose.

Le général Liang Shang lut la lettre et adressa une missive à l’empereur pour défendre Song Huang.

Aujourd’hui, les Chinois utilisent l’expression « Boire le poison pour étancher la soif » pour décrire une personne qui veut résoudre un problème sans attendre et en ignorant les conséquences générées par cette solution.

La formation de chaque expression reflète des vérités historiques à l’image de la politique, de l’armée, de la culture, des coutumes folkloriques, de la morale et des idées de la Chine. Ci dessus, une poterie chinoise de la Dynastie Han de l'est représentant un bateau destiné à naviguer sur mers et rivières, avec une ancre à la proue, un gouvernail à la poupe, des compartiments couverts avec portes et fenêtres et des marins miniatures (Gary Lee Todd/Wikipedia)

La formation de chaque expression reflète des vérités historiques à l’image de la politique, de l’armée, de la culture, des coutumes folkloriques, de la morale et des idées de la Chine. Ci dessus, une poterie chinoise de la Dynastie Han de l’est représentant un bateau destiné à naviguer sur mers et rivières, avec une ancre à la proue, un gouvernail à la poupe, des compartiments couverts avec portes et fenêtres et des marins miniatures (Gary Lee Todd/Wikipedia)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/04/18/drinking-poison-to-quench-thirst

Les peintures chinoises de Guiseppe Castiglione (2ème partie)

Écrit par CHINA GAZE

Yangquelong, volière des paons, porte ouest

Yangquelong, volière des paons, porte ouest

Guiseppe Castiglione, aussi connu sous le nom chinois Lang Shining (1688-1766), était un missionnaire jésuite devenu peintre attitré de l’Empereur Yongzhen au cours de la Dynastie Qing. Il a grandement influencé la peinture chinoise, notamment en concevant et en embellissant l’ancien Palais d’été (Yuanmingyuan) qui a servi à plusieurs empereurs chinois avant d’être détruit dans un incendie en 1860 au cours de la seconde Guerre d’opium.

Galerie Haiyan

Galerie Haiyan

Wanhua Zhen, le labyrinthe aux 10 000 fleurs

Wanhua Zhen, le labyrinthe aux 10 000 fleurs

Xieqiqu, la fontaine

Xieqiqu, la fontaine

Dashuifa, les jets d'eau

Dashuifa, les jets d’eau

Fangwaiguan, la résidence de la concubine

Fangwaiguan, la résidence de la concubine

Les 12 mois joyeux de l’Empereur Yongzheng à Yuanmingyuan

voici douze panneaux décrivant comment l’Empereur Yongzheng et ses enfants aimaient passer leur temps à l’ancien Palais d’été. Ces panneaux de teinte gingembre étaient une façon d’exprimer l’idée selon laquelle « Le territoire de l’Empereur s’étend partout. »

Janvier

Janvier

Février

Février

Mars

Mars

Avril

Avril

Mai

Mai

Juin

Juin

Juillet

Juillet

Aout

Aout

Septembre

Septembre

Octobre

Octobre

Novembre

Novembre

Décembre

Décembre

Article lié : Les peintures chinoises de Guiseppe Castiglione (1ère partie)

Version anglaise : Giuseppe Castiglione’s Chinese Painting (Part 2)

Version chinoise : http://www.secretchina.com/news/13/02/27/487939.html

Les peintures chinoises de Guiseppe Castiglione (1ère partie)

Écrit par CHINA GAZE

Giuseppe Castiglione était un Frère jésuite italien, missionnaire en Chine et peintre à la Cour royale de l'Empereur grâce à  sa grande sensibilité à la peinture chinoise.

Giuseppe Castiglione était un Frère jésuite italien, missionnaire en Chine et peintre à la Cour royale de l’Empereur grâce à sa grande sensibilité à la peinture chinoise.

Giuseppe Castiglione (19 juillet 1688 – 17 juillet 1766) était un Frère jésuite italien, missionnaire en Chine et peintre à la Cour royale de l’Empereur grâce à sa grande sensibilité à la peinture chinoise.

En 1715, Guiseppe Castiglione partit en Chine comme missionnaire. Pendant son séjour en Chine, il emprunta le nom Lang Shining (郎世寧). Ses talents de peintre furent apprécié de l’Empereur Qianlong et il passa de nombreuses années à la Cour pour peindre divers sujets, dont des portraits de l’empereur, de l’impératrice et des concubines impériales.

Il s’impliqua également dans la création d’un jardin impérial de style occidental pour l’ancien Palais d’été (Yuanmingyuan) qui fut plus tard détruit par le feu en 1860 au cours de la Seconde Guerre de l’Opium.

La peinture de Guiseppe Castiglione influença les peintres de la Cour des Qing et un nouveau style de peinture, combinant des méthodes à la fois chinoises et occidentales, vit le jour.

Guiseppe Castiglione passa plus de 50 ans à peindre la vie en Chine sous trois empereurs Qing successifs : Kangxi, Yongzheng et Qianlong. Ce talentueux artiste, architecte et missionnaire jésuite mourut à Pékin.

Voici une courte présentation des œuvres chinoises de Giuseppe Castiglione

八駿圖 (Huit destriers)

八駿圖 (Huit destriers)

聚瑞圖 (Un bouquet de bonne augure)

聚瑞圖 (Un bouquet de bonne augure)

乾隆帝朝服像 (L'Epereur Qianlong en habit de cour)

乾隆帝朝服像 (L’Empereur Qianlong en habit de cour)

纯惠皇贵妃朝服像 (Chunhui, concubine impériale en habit de cour)

纯惠皇贵妃朝服像 (Chunhui, concubine impériale en habit de cour)

平安春信图 (Message de paix au printemps)

平安春信图 (Message de paix au printemps)

牡丹圖 (Tableau de pivoines)

牡丹圖 (Tableau de pivoines)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/07/10/giuseppe-castigliones-chinese-painting-part-1

Version chinoise : http://www.secretchina.com/news/13/02/27/487939.html

La légende des lanternes chinoises

Écrit par Lu Lu, CHINA GAZE

Chaque année, au cours de la Fête des lanternes, qui tombe le 15ème jour du premier mois lunaire, les gens accrochent des lanternes rouges pour créer une atmosphère festive, les lanternes étant un symbole de réunion. (Marufish/Flickr)

Chaque année, au cours de la Fête des lanternes, qui tombe le 15ème jour du premier mois lunaire, les gens accrochent des lanternes rouges pour créer une atmosphère festive, les lanternes étant un symbole de réunion. (Marufish/Flickr)

Les lanternes chinoises, aussi appelées lanternes colorées, sont nées en Chine il y a près de 1 800 ans au cours de la Dynastie des Han de l’ouest. Chaque année, au cours de la Fête des lanternes, qui tombe le 15e jour du premier mois lunaire, les gens accrochent des lanternes rouges pour créer une atmosphère festive, car les lanternes sont un symbole de réunion. Depuis la Dynastie des Han de l’ouest, les lanternes chinoises sont utilisées lors de toutes les occasions joyeuses au sein de la communauté chinoise.

On trouve différents types de lanternes chinoises comme les lanternes palais, les lanternes shadeng en gaze, les lanternes swag et bien d’autres encore.

Sur ces lanternes chinoises apparaissent de nombreuses formes de décoration qui peuvent êtres classées en motifs figuratifs comme les paysages, les fleurs et les oiseaux, les dragons et les phénix, les poissons et les insectes. Des scènes de vies peuvent aussi être dépeintes tout autour de la lanterne pour le divertissement des gens.

Les formes des lanternes varient également. La lanterne la plus traditionnelle a une forme ovale et est de couleur rouge, décorée de pompons dorés. Ce modèle traditionnel apparaît parfois en forme carrée.

Les matériaux utilisés pour la fabrication de la lanterne chinoise varient également. Le plus souvent, le support est construit en bambou, en bois, en rotin et en fil de fer. L’abat-jour est fait de soie ou de papier semi-transparent. Les décorations sont appliquées selon différentes méthodes : calligraphie, peinture, broderie et papier découpé.

En plus d’apporter de la lumière et une atmosphère spéciale le soir et la nuit, les lanternes chinoises portent également une dimension symbolique. Selon Wu Dunhou, un spécialiste taiwanais, les lanternes palais utilisées lors des mariages symbolisent la fête joyeuse, tandis que les lanternes aux supports de bambou ont une connotation funéraire.

Toujours selon Wu Dunhou, les lanternes parasol portant des noms de famille représentent l’abondance pour les membres masculins d’une famille parce que le son du mot « lanterne » en mandarin est similaire à celui de « hommes de la famille ». Dans le passé, chaque famille accrochait des lanternes portant des noms de famille aux corniches et dans les salles à manger.

Dans l’antiquité chinoise, lorsque l’école commençait le premier mois lunaire de l’année, les parents préparaient une lanterne pour leurs enfants, qui était ensuite allumée par les enseignants pour symboliser un avenir brillant pour l’année à venir. Cette cérémonie d’allumer une lanterne a évolué et est devenu une coutume de porter des lanternes tout le long de la Fête des lanternes.

Pendant la période Kaiyuan de la Dynastie Tang, les gens fabriquaient des lanternes en forme de dragon pour célébrer la paix et la prospérité. (ocad123/Flickr)

Pendant la période Kaiyuan de la Dynastie Tang, les gens fabriquaient des lanternes en forme de dragon pour célébrer la paix et la prospérité. (ocad123/Flickr)

La Fête des lanternes

La coutume d’admirer des lanternes au cours de cette fête remonte aux premiers jours de la Dynastie Han. Au cours de la période Kaiyuan de la Dynastie Tang, les gens fabriquaient des lanternes en forme de dragon pour célébrer la paix et la prospérité. Depuis, la culture des lanternes s’est largement popularisée.

Lorsque Zhu Yuanzhang de la Dynastie Ming a installé la capitale chinoise à Nanjing, des dizaines de milliers de lanternes ont été lancées le long de la rivière Qinghuai. Au cours du règne de l’Empereur Yongle, en plus d’élever le lampadaire de Dali Bie Shan à la Porte du milieu, il a également établi un marché aux lanternes devant la Porte Hua. Et à Pékin aujourd’hui, une rue porte le nom Dengshikou, ce qui signifie « marché aux lanternes ».

Les légendes de l’origine de la Fête des lanternes

De nombreuses légendes entourent l’origine de la Fête des lanternes. Voici la plus populaire d’entre elles. La coutume d’exposer des lanternes lors de cette fête remonte à la Dynastie des Han de l’Est. L’Empereur Mingdi était un bouddhiste pieux. Un jour, il a appris l’existence de la tradition d’allumer des lanternes pour vénérer le Bouddha le 15e jour du premier mois lunaire. Dans le but de promouvoir le bouddhisme, l’Empereur a ordonné à tous ses sujets de présenter des lanternes allumées chez eux ce soir-là, en plus de toutes celles allumées dans les palais et les temples. Ainsi, une tradition bouddhiste est progressivement devenue une fête populaire.

L’origine des lanternes palais pourrait être celle-ci. Au cours de la période Yongzheng de la Dynastie Qing, un vieil homme de la province du Hebei était très habile dans la construction des lanternes. Ce vieil homme avait construit plusieurs lanternes et les vendait sur le marché du canton de Gaocheng. Un jour, le magistrat du canton qui se baladait sur le marché, admira les lanternes du vieil homme et les acheta toutes d’un coup.

Les lanternes fabriquées par ce vieil artisan étaient vraiment uniques avec une finition affinée. Le magistrat les aimait tellement qu’il les considérait comme un trésor.

La même année devait être prélevé le tribut pour l’empereur et le magistrat se défit avec peine de plusieurs lanternes pour les offrir en cadeau à l’empereur.

L’empereur s’enthousiasma vivement à la vue de ces lanternes. Non seulement, il récompensa généreusement le magistrat, mais l’empereur reconnut ces lanternes comme tribut. Il suspendit ces lanternes rouges dans tout le palais. C’est ainsi qu’elles reçurent le nom de lanternes palais.

Lors de la Dynastie Qing, ces lanternes rouges étaient suspendues dans tout le palais. C'est ainsi qu'elles reçurent le nom de lanternes palais.  (j.kunst/Flickr)

Lors de la Dynastie Qing, ces lanternes rouges étaient suspendues dans tout le palais. C’est ainsi qu’elles reçurent le nom de lanternes palais. (j.kunst/Flickr)

Les lanternes chinoises aujourd’hui

Bien que les lanternes chinoises aient avant tout une fonction esthétique, elles sont toujours fabriquées et utilisées par les Chinois d’aujourd’hui. Comme autrefois, ces lanternes ont gardé leur dimension artistique et servent à éclairer et décorer.

Dans les rues des grandes villes comme des petits villages de Chine, des lanternes rouges dressent le décor des fêtes comme le nouvel An chinois, la Fête de la mi-automne et la Fête des lanternes.

Pour voir les plus belles expositions de lanternes traditionnelles, il faut aller à Pékin, Hong Kong et Nanjing. À Pékin, des fêtes traditionnelles ont lieu dans de nombreux endroits et les lanternes chinoises peuvent être admirées un peu partout.

Bien que les lanternes chinoises aient avant tout une fonction esthétique, elles sont toujours fabriquées et utilisées par les Chinois d'aujourd'hui (ocad123/Flickr)

Bien que les lanternes chinoises aient avant tout une fonction esthétique, elles sont toujours fabriquées et utilisées par les Chinois d’aujourd’hui (ocad123/Flickr)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/07/02/the-legend-of-the-chinese-lantern-and-the-chinese-lantern-festival