Archives du mot-clé dissidents

14 ans de persécution du Falun Gong par le parti communiste chinois

Jack Andressen, CHINA GAZE

Veillée aux chandelles le 20 juillet 2013 en commémoration de la persécution des pratiquants de Falun Gong (CHINA GAZE)

Veillée aux chandelles le 20 juillet 2013 en commémoration de la persécution des pratiquants de Falun Gong (CHINA GAZE)

En Chine aujourd’hui, s’efforcer de devenir une meilleure personne est souvent perçu comme un crime punissable par les tortures et passable de mort. C’est ce que démontre les 14 années de persécution subies par les pratiquants de Falun Gong sous le joug du parti communiste chinois.

Depuis le 20 juillet 1999, lorsque Jiang Zemin, alors dirigeant du PCC, a lancé la persécution, les pratiquants du Falun Gong ont sans cesse été confrontés à la menace d’être arrêtés, battus, torturés, envoyés dans des camps de travaux forcés et autres lieux de répression, ou encore de voir leurs organes prélevés pour alimenter un trafic illégal générateur de milliards de profits. Tout cela simplement pour avoir respecté les principes universels Authenticité-Bienveillance-Tolérance et s’être efforcés de devenir de meilleures personnes

Mais plutôt que de devenir des victimes, les pratiquants de Falun Gong ont soutenu un mouvement de résistance infatigable contre ce régime politique corrompu qui pense que détruire la dignité et la bonté humaines peut l’aider à maintenir son pouvoir total et son contrôle sur les citoyens chinois.

Bien que le PCC ait fait tout ce qui était en son pouvoir pour détruire le Falun Gong au cours de ces 14 dernières années, il n’a pas réussi. Les principes moraux élevés des pratiquants obtenus en respectant les principes et les enseignements du Falun Gong leur ont donné la force de résister avec dignité et honneur à cette persécution.

Chaque 20 juillet, les pratiquants de Falun Gong du monde entier expriment leur soutien aux pratiquants de Chine continentale et appellent l’humanité à prendre conscience des crimes commis par le Parti communiste chinois.

Voici quelques photos des activités des pratiquants organisées dans le monde entier.

PARIS, 20 juillet - Démonstration des exercices du Falun Gong (CHINA GAZE)

PARIS, 20 juillet – Démonstration des exercices du Falun Gong (CHINA GAZE)

WASHINGTON D.C, 20 juillet -  Défilé pour dénoncer la persécution du Falun Gong en Chine (CHINA GAZE)

WASHINGTON D.C, 20 juillet – Défilé pour dénoncer la persécution du Falun Gong en Chine (CHINA GAZE)

HONG KONG, 20 juillet - Les pratiquants de Falun Gong dénoncent les prélèvements forcés d'organes (CHINA GAZE)

HONG KONG, 20 juillet – Les pratiquants de Falun Gong dénoncent les prélèvements forcés d’organes (CHINA GAZE)

JAPON, 20 juillet – Défilé en mémoire des pratiquants de Falun Gong persécutés à mort (CHINA GAZE)

JAPON, 20 juillet – Défilé en mémoire des pratiquants de Falun Gong persécutés à mort (CHINA GAZE)

Version anglaise : The 14 Year Persecution of Falun Gong by the Communist Party of China (Photos)

Une femme enceinte opposée à la loi de l’enfant unique en Chine obtient l’asile au Canada

Écrit par CHINA GAZE

Avec le soutien de la Cour fédérale du Canada, une femme enceinte de Chine continentale a reçu l'asile politique au Canada en raison de sa profonde peur de la politique de l'enfant unique toujours appliquée en Chine, bien qu'elle n'ait eu aucun enfant lorsqu'elle a introduit sa demande. (zeevveez/Flickr)

Avec le soutien de la Cour fédérale du Canada, une femme enceinte de Chine continentale a reçu l’asile politique au Canada en raison de sa profonde peur de la politique de l’enfant unique toujours appliquée en Chine, bien qu’elle n’ait eu aucun enfant lorsqu’elle a introduit sa demande. (zeevveez/Flickr)

Avec le soutien de la Cour fédérale du Canada, une femme enceinte de Chine continentale a reçu l’asile politique au Canada en raison de sa profonde peur de la politique de l’enfant unique toujours appliquée en Chine, bien qu’elle n’ait eu aucun enfant lorsqu’elle a introduit sa demande.

Selon le National Post, Yanxia Ye a reçu l’asile parce qu’elle avait extrêmement peur d’être forcée à porter un stérilet et de devoir subir des tests réguliers de grossesse pour éviter une grossesse illégale en Chine.

Mme Ye a expliqué qu’elle souhaite avoir une grande famille dans le futur. La Cour fédérale a décidé de lui accorder l’asile en raison des probabilités que la jeune femme subisse la persécution en Chine en raison de la politique chinoise de l’enfant unique.

Un précédent ?

La Commission de l’immigration et du statut de réfugiés a déjà approuvé la demande de nombreux réfugiés en raison de la politique de l’enfant unique en Chine. Les demandeurs sont généralement des couples ayant plus de deux enfants craignant d’être persécutés en rentrant en Chine.

Mme Ye en était au début de sa première grossesse lorsque elle et son mari Ronghui Shen sont arrivés au Canada en septembre 2011 et ont introduit leur demande.

En Chine, le couple a été personnellement témoin des conséquences subies par des membres de la famille proche n’ayant pas respecté la politique de l’enfant unique : les autorités chinoises ont par exemple stérilisé de force la mère, la tante et la cousine de M. Shen ainsi que la mère et la tante de Mme Ye.

Selon Dean Petrantonio, l’avocat de Mme Ye, le Ministère de la citoyenneté et de l’immigration a fait appel de l’approbation du statut de réfugié de Mme Ye accordé en 2012 par la Commission de l’immigration et du statut de réfugiés. Le Ministère craignait de voir une porte ainsi ouverte à de nombreuses demandes d’asile de citoyens chinois pour des situations similaires.

« Je pense que le ministre craint que cette affaire ne constitue un précédent, c’est-à-dire que les gens veuillent avoir des enfants. Aujourd’hui, même les couples sans enfants peuvent introduire une demande d’asile, » a expliqué M. Pietrantonio.

Mais il pense que le cas de Mme Ye est unique et la Commission de l’immigration et du statut de réfugiés pense que le couple souhaite sincèrement avoir plus d’enfants et doit être protégé de la persécution.

Le statut de réfugié du mari toujours en attente

Il n’existe aucune base légale pour les couples qui arrivent au Canada sans enfants, selon Nancy Caron, la porte-parole du département de l’immigration. « Selon la politique de l’enfant unique, Mme Ye ne risque pas d’être persécutée si elle est rapatriée en Chine, » a-t-elle dit.

Mais comme M. Shen ne risque pas de subir la même souffrance physique que son épouse, son statut est toujours en attente.

Selon le Ministère chinois de la santé, en mars 2013, le nombre d’avortements forcés était de 336 millions et le nombre de stérilisations forcées était de 196 millions.

Yanxia Ye a reçu l'asile parce qu'elle avait extrêmement peur d'être forcée à porter un stérilet et de devoir subir des tests réguliers de grossesse pour éviter une grossesse illégale en Chine (zeevveez/Flickr)

Yanxia Ye a reçu l’asile parce qu’elle avait extrêmement peur d’être forcée à porter un stérilet et de devoir subir des tests réguliers de grossesse pour éviter une grossesse illégale en Chine (zeevveez/Flickr)

Version anglaise : Pregnant Woman Opposed to One-Child Policy in China Gets to Stay in Canada

Version chinoise : http://www.secretchina.com/news/13/06/22/501952.html

Défiant le vent et la pluie, 430  000 manifestants à Hong Kong ont demandé la pleine démocratie

Écrit par Li Mingyue, CHINA GAZE

Le 1er juillet 2013 a marqué le 16ème anniversaire de la rétrocession de Hong Kong à la Chine. Près d'un demi million de personnes sont descendues dans les rues, bravant les pluies diluviennes et les vents déchaînés pour exiger le suffrage universel et la démission du chef de l'exécutif Leung Chunying, un an après sa prise de fonction (Li Xiaolang/China Gaze)

Le 1er juillet 2013 a marqué le 16ème anniversaire de la rétrocession de Hong Kong à la Chine. Près d’un demi million de personnes sont descendues dans les rues, bravant les pluies diluviennes et les vents déchaînés pour exiger le suffrage universel et la démission du chef de l’exécutif Leung Chunying, un an après sa prise de fonction (Li Xiaolang/China Gaze)

Le 1er juillet 2013 a marqué le 16ème anniversaire de la rétrocession de Hong Kong à la Chine. Selon les médias chinois, près d’un demi million de personnes sont descendues dans les rues, bravant les pluies diluviennes et les vents déchaînés pour exiger le suffrage universel et la démission du chef de l’exécutif Leung Chunying, un an après sa prise de fonction.

Cette année, Hong Kong a traversé une période sans précédent de crise et de chaos. La liberté d’expression du territoire a été menacée par une série d’incidents violents visant les médias et différents groupes religieux et spirituels.

De nombreuses célébrités se sont joints au défilé. Madame Chen fang Ansheng, ancienne dirigeante du bureau gouvernemental de Hong Kong, l’avocat Li Zhuming, ancien dirigeant du Parti démocrate, Chen Rejun, ancien dirigeant de l’église catholique de Hong Kong et Li Zhiying, président du journal Apple de Hong Kong, ont exprimé leur soutien envers les attentes du peuple de Hong Kong

Marche annuelle lors de l’anniversaire de la rétrocession de Hong Kong

Le défilé du 1er juillet à Hong Kong marque la rétrocession de la colonie britannique à Hong Kong qui a eu lieu en 1997. Les manifestations pacifiques sont devenues un point de rassemblement des militants pro-démocratie. La marche annuelle avait déjà attiré l’attention publique en 2003 lorsque 500  000 personnes s’étaient rassemblées pour manifester contre l’Article 23, une proposition de loi sur la sécurité nationale. L’Article 23 avait été repoussé et deux responsables politiques avaient démissionné.

Les voix criant «Leung Chun Ying, démission!» et «À bas le PCC!» ont persisté malgré la pluie (Li Xiaolang/China Gaze)

Les voix criant «Leung Chun Ying, démission!» et «À bas le PCC!» ont persisté malgré la pluie (Li Xiaolang/China Gaze)

Malgré la pluie, Anson Chan (au centre) surnommée « la conscience de Hong Kong » a participé au défilé avec sa fille et le démocrate Lee Wing-tat (à gauche) (Li Xiaolang/China Gaze)

Malgré la pluie, Anson Chan (au centre) surnommée « la conscience de Hong Kong » a participé au défilé avec sa fille et le démocrate Lee Wing-tat (à gauche) (Li Xiaolang/China Gaze)

Leung Kwok-hung, member du Conseil législatif de Hong Kong, n'a pas été intimidé par les lettres de manages reçues avant ce her juillet et a participé au défilé come prévu pour souvenir le people de Hong Kong (Li Xiaolang/China Gaze)

Leung Kwok-hung, member du Conseil législatif de Hong Kong, n’a pas été intimidé par les lettres de menaces reçues avant ce 1er juillet et a participé au défilé comme prévu pour souvenir le peuple de Hong Kong (Li Xiaolang/China Gaze)

Chu Yiu-ming, l'un des rassembleurs d'Occupying Central, encourage les manifestants (Li Xiaolang/China Gaze)

Chu Yiu-ming, l’un des rassembleurs d’Occupying Central, encourage les manifestants (Li Xiaolang/China Gaze)

Martin Lee Chu-ming (à gauche) fondateur du Parti démocrate, a rassemblé les dons pour le Centre du front pour les droits civils (Li Xiaolang/China Gaze)

Martin Lee Chu-ming (à gauche) fondateur du Parti démocrate, a rassemblé les dons pour le Centre du front pour les droits civils (Li Xiaolang/China Gaze)

Joseph Zen (droite) a rassemblé les dons pour le Centre du Front des droits civils et a serré la main des donateurs pour les remercier (Li Xiaolang/China Gaze)

Joseph Zen (droite) a rassemblé les dons pour le Centre du Front des droits civils et a serré la main des donateurs pour les remercier (Li Xiaolang/China Gaze)

 Cai Yongmei, rédactrice en chef du magazine «Open» a organisé un stand de rue pour promouvoir son nouveau livre « Siège en juillet » auprès des manifestants (Li Xiaolang/China Gaze)

Cai Yongmei, rédactrice en chef du magazine «Open» a organisé un stand de rue pour promouvoir son nouveau livre « Siège en juillet » auprès des manifestants (Li Xiaolang/China Gaze)

protesters-in-hong-kong-08

protesters-in-hong-kong-09

protesters-in-hong-kong-10

protesters-in-hong-kong-11

protesters-in-hong-kong-12

protesters-in-hong-kong-13

protesters-in-hong-kong-15

protesters-in-hong-kong-16

protesters-in-hong-kong-24

protesters-in-hong-kong-23

protesters-in-hong-kong-22

protesters-in-hong-kong-21

protesters-in-hong-kong-20

protesters-in-hong-kong-19

protesters-in-hong-kong-18protesters-in-hong-kong-17
Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/07/03/china-news-protesters-in-hong-kong-urge-chief-executive-to-resign/

Version chinoise : http://www.secretchina.com/news/13/07/01/503053.html

Gao Gege parle de son père Gao Zhisheng

Écrit par CHINA GAZE

Lorsque Gao Gege était très jeune, elle s'est soudain retrouvée confrontée à une vie misérable imposée par le régime dictatorial du Parti communiste chinois (Photo The Epoch Times)

Lorsque Gao Gege était très jeune, elle s’est soudain retrouvée confrontée à une vie misérable imposée par le régime dictatorial du Parti communiste chinois (Photo The Epoch Times)

Lorsque Gao Gege était très jeune, elle s’est soudain retrouvée confrontée à une vie misérable imposée par le régime dictatorial du Parti communiste chinois. Tout cela parce que son père Gao Zhisheng avait critiqué les atrocités commises par ce régime. Gao Gege, son jeune frère Gao Tianyu et leur mère Geng He ont été forcés de fuir la Chine et ont rejoint la communauté chinoise aux États-Unis. Aujourd’hui, Gao Gege étudie aux États-Unis, tandis que son père est toujours incarcéré dans une prison chinoise.

Gao Zhisheng, un avocat ayant consacré sa carrière à défendre les droits des opprimés, a adressé une lettre aux dirigeants chinois en 2005. Dans cette lettre, il s’est exprimé franchement en critiquant la persécution brutale menée par le régime envers la pratique spirituelle du Falun Gong et en demandant la fin de telles atrocités. Il a plus tard été kidnappé et torturé par les responsables du PCC. À l’heure actuelle, il est toujours retenu dans une prison éloignée dans le canton de Shaya, province chinoise du Xinjiang.

Depuis l’âge de 12 ans, Gao Gege a vécu avec son frère et sa mère sous la surveillance, les harcèlements et les intimidations des agents de la sécurité nationale chinoise. Depuis leur fuite aux États-Unis, Gao Gege a rejoint les jeunes exilés politiques qui forment la seconde génération de dissidents chinois après le massacre de la Place Tiananmen le 4 juin 1989.

Gao Gege a confié aux journalistes  : «  Mon père disait que lorsque les gens agissent, ils font les choses selon leur cœur. Mon père n’a jamais rien fait dans le but de recevoir des compliments. Il accomplissait ce qu’il pensait devoir être fait et il sentait que c’était ce qu’il devait faire, parce qu’il pensait que c’était une question de justice. Quelqu’un devait le faire et il l’a fait. Et je pense qu’il a raison.»

La jeune femme a aussi exprimé combien son père lui manque. Elle a dit  : «  Mon père me manque tellement que j’envie parfois ces filles qui vivent avec leur père et qui peuvent avoir leur attention chaque jour. La seule chose que je puisse faire, c’est trouver la force à l’intérieur de moi.  »

À l’occasion du 24e anniversaire du Massacre de la Place Tiananmen, les ressortissants chinois se sont rassemblés à San Francisco. Gao Gege et plusieurs autres jeunes exilés politiques chinois ont organisé un concert lors de ce rassemblement. Gao Gege a récité un poème intitulé «  Le fils  » composé par l’écrivain emprisonné Li Bifeng. Elle a également joué un morceau de flûte intitulé «  Envoyer des salutations de loin  ». La jeune femme a confié que c’était le morceau favori de son père. Elle l’a dédicacé à tous les militants pro-démocratie et les défenseurs des droits de l’homme en Chine. Elle a souhaité que son père puisse l’entendre jouer. Elle pensait que s’il pouvait entendre ce morceau, il saurait que c’est un signe de soutien adressé de la part de sa fille.

La famille Gao lors de leurs jours heureux en Chine. Gao Gege, son jeune frère Gao Tianyu et leur mère Geng He ont été forcés de fuir la Chine. Ils vivent aujourd'hui en Chine tandis que Gao Zhisheng (deuxième en partant de la droite) est toujours emprisonné en Chine dans un lieu inconnu. (Photo NTD)

La famille Gao lors de leurs jours heureux en Chine. Gao Gege, son jeune frère Gao Tianyu et leur mère Geng He ont été forcés de fuir la Chine. Ils vivent aujourd’hui en Chine tandis que Gao Zhisheng (deuxième en partant de la droite) est toujours emprisonné en Chine dans un lieu inconnu. (Photo NTD)

Version anglaise  : http://www.chinagaze.com/2013/07/02/geng-gege-now-an-overseas-chinese-talks-about-gao-zhisheng/
Version chinoise  : http://www.secretchina.com/news/13/06/14/500897.html