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Nouveau projet pharaonique chinois : le tunnel de Bohai

Écrit par SMART PLANET

Les responsables chinois ont annoncé le projet de construire le tunnel sous la mer le plus ambitieux, le plus cher et le plus long du monde. Ce tunnel de plus de 120 km permettrait de réduire le temps de trajet entre les villes de Dalian et Yantai de 8h à 1h de route (David Worthington/Wikipedia)

Les responsables chinois ont annoncé le projet de construire le tunnel sous la mer le plus ambitieux, le plus cher et le plus long du monde. Ce tunnel de plus de 120 km permettrait de réduire le temps de trajet entre les villes de Dalian et Yantai de 8h à 1h de route (David Worthington/Wikipedia)

Si vous cherchez des preuves que la Chine vise le titre de plus grande économie mondiale, il suffit de regarder ses projets en termes d’infrastructures : les responsables chinois ont annoncé le projet de construire le tunnel sous la mer le plus ambitieux, le plus cher et le plus long du monde.

Selon un article de Gwynn Guilford dans le journal Quartz, la Chine prépare son projet de construction de l’immense tunnel marin Bohai. Ce tunnel de plus de 120 km permettrait de réduire le temps de trajet entre les villes de Dalian et Yantai de 8h à 1h de route. Dalian est le port en eau chaude le plus au nord du pays et Yantai est une zone urbaine abritant des centres de commercialisation de poissons et des zones économiques en pleine expansion.

Ce tunnel devrait coûter pas moins de 43,4 milliards de dollars, mais selon l’agence Reuters, l’Académie des ingénieurs de Chine prévoit que cet investissement soit recouvert en 12 ans grâce aux revenus générés par le tunnel et l’accroissement du transport de marchandises entre les deux villes. Lorsque les premiers plans du tunnel avaient été tracés au début des années 90, le coût de l’opération avoisinait les 10 milliards de dollars.

Voici quelques points de comparaison à l’échelle de ce nouveau projet chinois :

=> Le projet East Side Access de New York devant relier le East Side de Manhattan à Long Island devrait coûter près de 8,4 milliards de dollars pour être achevé.

=> Le tunnel Bohai est trois fois plus cher que le « Big Dig », le grand réseau autoroutier souterrain de Boston

=> Le projet Crossrail de Londres se chiffre autour de 22 milliards de dollars.

=> Le tunnel Bohai sera deux fois aussi long que le Tunnel japonais Seikan, l’actuel détenteur du record ou que le Tunnel sous la Manche reliant la France à la Grande-Bretagne.

=> Les responsables chinois devront construire un tunnel résistant à des séismes de magnitude 8.0.

=> Si le budget de telles constructions n’entrait pas en compte, un tunnel sous vide pourrait déjà relier New York à Londres en une heure, soit une vitesse de plus de 4 000 km/h.

Mais il reste une question : le tunnel de Bohai verra-t-il jamais le jour ? La Chine a annoncé l’an dernier un programme de stimulation de la croissance économique dans les grandes villes en créant de nombreuses « villes-fantômes ». Le régime chinois a également annoncé une série de réformes vers un marché libre et une croissance plus graduelle du PIB pour se prévenir de futurs problèmes de dettes.

Le Tunnel de Bohai serait une merveille d’ingénierie… s’il est jamais construit.

Version anglaise : China Plans to Build World’s Longest Undersea Tunnel

Avec l’autorisation de : Smart Planet

L’évolution des objets du thé au cours des dynasties chinoises

Écrit par Lily Wang, CHINA GAZE

Les Chinois de la Dynastie Tang utilisaient différentes méthodes de préparation du thé. L'une de ces méthodes était de faire bouillir les feuilles de thé mélangées à du gingembre, des poireaux, de la menthe, des dattes, du cornouiller et de la peau d'orange. Cette méthode était déjà utilisée au cours de la Dynastie Han (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong)

Les Chinois de la Dynastie Tang utilisaient différentes méthodes de préparation du thé. L’une de ces méthodes était de faire bouillir les feuilles de thé mélangées à du gingembre, des poireaux, de la menthe, des dattes, du cornouiller et de la peau d’orange. Cette méthode était déjà utilisée au cours de la Dynastie Han (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong)

Les objets du thé au cours des différentes dynasties

Lorsque l’on parle de la Chine antique et de ses inventions, les objets du thé se trouvent en bonne position en haut de la liste. Les objets du thé, tout comme les coutumes du thé, se sont développées parallèlement avec l’évolution des tendances, des besoins et des goûts des gens au cours de différentes époques. Pour pouvoir apprécier un objet du thé au même titre que toute œuvre d’art, nous devons d’abord comprendre un peu de son histoire. De la sorte, en observant un objet particulier, nous saurons où le situer sur une ligne du temps et nous pourrons l’apprécier dans son juste contexte. Ce qui semble vieux et sans attrait aujourd’hui peut avoir été un produit très à la mode voire en avance sur son temps à l’époque de sa création !

La Dynastie Tang (618-907)

La Dynastie Tang a été une des périodes les plus puissantes et prospères de l’histoire chinoise. L’abondance économique et la vie culturelle florissante ont formé les conditions essentielles au développement de la culture du thé.

L’usage de boire le thé s’est rapidement développé des régions méridionales de la Chine vers le nord jusqu’à atteindre les frontières du pays au cours de cette dynastie. La cour impériale de la Dynastie Tang portait une grande attention envers tout ce qui avait trait à la consommation du thé. Le facteur le plus influent qui ait contribué à l’établissement de la culture chinoise du thé a été le célèbre traité « Le Classique du thé » (en chinois Cha Jing) écrit par Lu Yu au milieu du 8ème siècle.

Dans la seconde partie de la Dynastie Tang, différents objets de couleur blanche similaire à la porcelaine se sont répandus dans le nord du pays, dont les objets « xing » cités dans le Classique du thé, ou les objets « ding ». La variété des formes d’aiguières (sorte de vase avec bec et anse) que l’on retrouve alors dans la région de Changsha dans la province du Hunan, souligne un développement historique important dans les techniques de peinture de décors sur céramique.

Aiguière vernissée en forme de plaquemine (kaki), Dynastie Tang ou Liao, 9-10ème siècle (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong )

Aiguière vernissée en forme de plaquemine (kaki), Dynastie Tang ou Liao, 9-10ème siècle (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong )

La Dynastie Song (960-1279)

Au cours de la Dynastie Song, la culture chinoise du thé était déjà bien établie au sein de la société au point que le thé soit reconnu comme une boisson nationale consommée par tous les niveaux sociaux.

Le développement florissant de la production de céramiques au cours de la Dynastie Song a permis l’émergence des objets des Cinq fours classiques : Ru Ding, Guan, Jun et Ge. En-dehors de ces fours très célèbres, un grand nombre de fours produisant des objets du thé, chacun présentant leurs distinctions régionales, ont existé au cours de cette période. On retrouve par exemple des objets de Yaozhou et de Cizhou dans le nord de la Chine ou encore de Yue, Jian, Jizhou et Longquan dans le sud de la Chine.

La texture épaisse et crémeuse ainsi que la subtile couleur bleu émeraude des glaçures est devenu la marque de qualité du céladon de la Dynastie Song. Par ailleurs, la fine porcelaine blanche, à l’exemple des objets « ding » créés à cette période était appréciée pour son lustre blanc à la nuance jaune.

La fabrication d’objets à glaçure noire a trouvé son apogée au cours de la Dynastie Song. C’était également une période dominante dans l’utilisation, lors des concours de préparation du thé, de bols brun sombre. Diverses formes d’objets à thé noirs sont également à noter pour leur glaçure marbrée et leurs motifs goutte d’huile ou fourrure de lièvre.

Le mode de préparation du thé le plus populaire à l'époque était la méthode du thé battu. Le thé était d'abord réduit en poudre fine. La quantité appropriée de thé était placée dans un bol et l'eau chaude était ensuite ajoutée. Le mélange était alors battu avec un fouet en bambou jusqu'à ce que de la mousse apparaisse à la surface (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong)

Le mode de préparation du thé le plus populaire à l’époque était la méthode du thé battu. Le thé était d’abord réduit en poudre fine. La quantité appropriée de thé était placée dans un bol et l’eau chaude était ensuite ajoutée. Le mélange était alors battu avec un fouet en bambou jusqu’à ce que de la mousse apparaisse à la surface (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong)

La Dynastie Ming (1368-1644)

L’émergence des théières pour la préparation des feuilles de thé entières constitue le développement majeur des objets du thé au cours de la Dynastie Ming.

La société lettrée de la Dynastie Ming considérait la consommation de thé comme un moyen à part entière d’élever son tempérament. Les érudits de l’époque aimaient à se rencontrer entre amis pour partager le thé.

En réalité, la théière a été inventée au 16ème siècle avec l’émergence de la méthode d’infusion des feuilles de thé entières.

Au début, les théières étaient plutôt grandes, mais leur taille a diminué avec le temps. Les amateurs de thé ont en effet observé qu’un récipient de taille réduite présentait l’avantage de retenir l’arôme du thé et l’empêchait de devenir amer à cause d’une infusion prolongée. Infuser le thé dans une petite théière permettait de conserver la fragrance tout en libérant les arômes.

Les métaux précieux étaient utilisés pour fabriquer les théières, mais les artisans ont rapidement découvert que les théières en céramique convenaient le mieux à la préparation du thé. Ils ont également observé que l’utilisation de différents matériaux bruts dans la fabrication de la porcelaine et des objets du thé en argile pourpre apportait différentes sensations lors de la préparation et la dégustation du thé.

Aiguière avec motifs bleus sous glaçure (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong)

Aiguière avec motifs bleus sous glaçure (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong)

La Dynastie Qing (1644-1911)

Les objets du thé en porcelaine de la Dynastie Qing étaient décorés avec différentes glaçures. Les glaçures apparentées aux objets « wucai » se sont enrichies avec le temps de bleu et de noir. Au cours de la période Kangxi, les potiers ont créé des émaux opaques, des matériaux vitreux sous forme de poudres souvent importées. Plus tard, les potiers chinois ont utilisé les mêmes matériaux bruts pour créer les émaux « fencai » pour porter l’art de la décoration sous glaçure vers de nouvelles hauteurs.

Au cours de la période Yongzheng est apparue une grande variété d’objets en porcelaine présentant des styles élégants et subtils, peints avec des motifs sépia et noir. L’application de plus en plus répandue de motifs en dorures sur les céramiques a rendu les objets de la Dynastie Qing encore plus somptueux.

En contraste aux porcelaines richement décorées, les objets en terre pourpre et sans glaçure de la région de Yixing étaient également recherchés pour leurs formes rustiques, leurs contours délicats et leurs motifs joliment gravés.

La production de céramique sous la Dynastie Qing a atteint sa maturité lors de la période Qianlong. À cette époque, les fours les plus remarquables se trouvaient à Jingdezhen dans la province du Jiangxi ou à Yixing dans la province du Jiangsu. La porcelaine et l’argile pourpre de ces régions ont acquis une même réputation et proposaient des objets d’une qualité inégalée au cours de la période Qing.

Ustensiles pour la préparation du thé selon la méthode gongfu (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong)

Ustensiles pour la préparation du thé selon la méthode gongfu (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong)

Théière décorée dans le style doucai représentant les Trois amis de l'hiver (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong)

Théière décorée dans le style doucai représentant les Trois amis de l’hiver (Lam Tin/Musée des objets du thé de Hong Kong)

Version anglaise : Tea Ware is One of Ancient China’s Greatest Inventions

La Chine investit 1,1 milliards de dollars au Nigeria

Écrit par Tyler Falk, SMART PLANET

Selon le journal International Business Times, malgré les difficultés à déterminer exactement les investissements globaux de la Chine en Afrique, on estime que la Chine a investi, en investissements directs étrangers, en aides au développement et crédits d'exportations, plus de 30 milliards de dollars par an ces cinq dernières années. (Flickr/airpanther)

Selon le journal International Business Times, malgré les difficultés à déterminer exactement les investissements globaux de la Chine en Afrique, on estime que la Chine a investi, en investissements directs étrangers, en aides au développement et crédits d’exportations, plus de 30 milliards de dollars par an ces cinq dernières années. (Flickr/airpanther)

Il y a moins de 3 semaines, le président américain Barack Obama se rendait en Afrique où il a annoncé un plan d’investissement énergétique de 7 milliards de dollars et a encouragé la compétition au développement sur le continent. « Je veux que tout le monde participe, » avait-il dit.

Il n’aura pas fallu longtemps à la Chine pour montrer sa participation avec un investissement au Nigeria. Mercredi dernier, la Chine a en effet annoncé un investissement de 1,1 milliard de dollars dans les infrastructures nigérianes, sous la forme de prêt à faible intérêt. Selon le groupe d’informations Al Jazeera, ce prêt devrait aider à financer les terminaux aéroportuaires de quatre villes, une ligne de métro léger dans la capitale Abuja, des routes et des infrastructures énergétiques. Tout cela en plus des 1,7 milliard de dollars de contrats signés par des entreprises chinoises pour construire les routes du pays.

Pourquoi la Chine investit-elle autant au Nigeria ? C’est bien sûr l’un des plus grands pays producteurs de pétrole au monde et le plus grand pays d’Afrique. Et la consommation mondiale de pétrole devant battre des records dans les années à venir, la Chine en tête ne pourra jamais avoir trop d’alliés dans les pays pétroliers.

Mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle la Chine investit des milliards de dollars au Nigeria. C’est aussi le pays le plus peuplé d’Afrique et la Chine se tourne vers le continent africain dans l’espoir d’élargir son marché de consommateurs.

Les sommes d’argent investies par la Chine en Afrique pour réaliser ses objectifs sont absolument stupéfiantes. Selon le International Business Times, malgré les difficultés à déterminer exactement les investissements globaux de la Chine en Afrique, on estime que la Chine a investi, en investissements directs étrangers, en aides au développement et crédits d’exportations, plus de 30 milliards de dollars par an ces cinq dernières années.

Selon Al Jazeera, l'investissement de la Chine au Nigeria devrait aider à financer les terminaux aéroportuaires de quatre villes, une ligne de métro léger dans la capitale Abuja, des routes et des infrastructures énergétiques. (afromusing/Flickr)

Selon Al Jazeera, l’investissement de la Chine au Nigeria devrait aider à financer les terminaux aéroportuaires de quatre villes, une ligne de métro léger dans la capitale Abuja, des routes et des infrastructures énergétiques. (afromusing/Flickr)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/07/16/china-investment-in-nigeria-of-1-1-billion-in-infrastructure

Avec l’autorisation de : Smart Planet

Le visage de la Chine il y a mille ans

La culture de la Chine antique domine le monde

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Autrefois, la Chine était le seul pays avec des villes dont la population dépassait un million de personnes. Au 11e siècle, la population des plus grandes villes européennes comme Londres, Paris et Venise ne dépassait pas 10 000 habitants (ralphrepo/Flickr)

Il y a mille ans, toutes les villes du monde étaient plongées dans le noir total une fois la nuit venue. Mais la Chine restait éclairée de lumières éclatantes et joyeuses.

Le soir, la plupart des grandes villes du monde étaient calmes et paisibles, mais en Chine, les habitants de nombreuses villes étaient animés par les chants et les rires.

Les villes de la Chine ancienne étaient les plus peuplées au monde

À l’époque, la Chine était le seul pays comptant des villes de plus d’un million d’habitants. Au 11e siècle, les plus grandes villes d’Europe comme Londres, Paris et Venise ne rassemblaient pas plus de 10 000 habitants.

Mais la capitale chinoise abritait près d’1,5 million de personnes. Six autres grandes villes chinoises comptaient plus de 200 000 habitants et 46 villes plus de 100 000 habitants.

Au 13e siècle, la seconde plus grande ville en dehors de Chine était Bagdad en Irak qui comptait une population de près de 500 000 personnes. Venise, la ville la plus prospère de l’Occident, ne comptait pas plus de 100 000 habitants alors que Hangzhou, Suzhou et Chengdu en Chine rassemblaient chacune plus d’un million de personnes.

Au 14e siècle, Londres n’abritait encore que 40 000 personnes et Paris 60 000. Lorsque des citoyens de Venise se sont rendus dans la ville de Quanzhou dans la province du Fujian en Chine, ils se sont exclamés : « Cette ville chinoise est la Ville-lumière ! »

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Il est probable que les Italiens ont inventé les spaghetti après avoir découvert les nuilles chinoises (John-Morgan/Flickr)

Les anciennes villes chinoises étaient très développées

Ces villes proposaient des centres publics de soins de santé, des orphelinats, des infrastructures pour les personnes âgées et des cimetières publics pour les pauvres. En de nombreuses façons, les centres de soin étaient très similaires à ceux d’aujourd’hui.

À cette époque, l’Europe était encore relativement pauvre et peu développée, l’Amérique du nord et l’Afrique encore très primitives. La différence de développement entre la Chine et le reste du monde était immense.

Lorsque les voyageurs de Venise ont visité Hangzhou dans la province du Zhejiang, ils l’ont comparée au « paradis » ou l’ont encore qualifiée de « ville la plus belle et la plus noble du monde. »

Il semblerait que les Italiens se soient également inspiré des nouilles chinoises pour créer les spaghetti ou encore de la crème glacée chinoise pour créer la glace italienne.

À l’époque, l’industrie métallurgique de la Chine du Nord produisait 14 millions de tonnes annuelles. En 1788, toute l’industrie britannique ne produisait pas plus de 85 000 tonnes d’acier par an.

Le monde a adopté les inventions chinoises

Au 11e siècle, la Chine utilisait déjà de l’argent papier qui n’a été développé en Europe qu’après le 17ème siècle. En 1661, les notes de banque suédoises ont été les premières à être mises en circulation en Europe. La monnaie chinoise était aussi plus forte que le dollar américain ou l’euro européen d’aujourd’hui.

Il y a mille ans, les Chinois avaient déjà un sens des affaires très développé. Par exemple, les citoyens de la Dynastie Song échangeaient de la porcelaine créée à base de terre contre de grosses sommes d’argent et d’or.

À une époque, les Chinois étaient tenus en haute estime par les nations du monde entier. Les créations des artisans chinois étaient considérées comme des trésors nationaux. Ils utilisaient les aptitudes techniques hautement développées en échange de matériaux bruts. Pourtant, aujourd’hui, des millions de Chinois sont forcés de travailler comme des esclaves pour survivre.

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Les artisans de la Dynastie Song échangeaient de la porcelaine contre de grandes quantités d’or et d’argent (Cåsbr/Flickr)

Les Chinois de l’Antiquité étaient fiers de leur culture

Il y a mille ans en Chine, les habitants de la ville de Luoyang étaient fiers de pouvoir dire : « Je suis heureux parce que je vis dans la meilleure ville du monde ! »

Aujourd’hui, les Chinois manquent totalement de confiance en eux pour pouvoir dire une telle chose. Dans de nombreux aspects, les Chinois ont abandonné leur propre culture resplendissante au profit des doctrines médiocres de l’Occident.

Il y a mille ans, la Chine était considérée comme le « centre du monde » et comme un pays précurseur en termes d’agriculture, de commerce, de manufacture, d’artisanat et de divertissement. La Chine dominait également le monde dans les domaines de l’économie, de la politique, de la technologie, de la culture, de l’éducation et de l’armée.

Aujourd’hui, la Chine est connue pour ses biens et sa main-d’œuvre à bon marché. En bien des façons, la Chine a accumulé du retard sur le reste du monde

La puissance de la Chine d’autrefois était alimentée par le travail et la sagesse de ses ancêtres. Mais les Chinois d’aujourd’hui se laissent entraîner dans l’apathie et la paresse, provoquant le retard de la société chinoise actuelle.

Qui doit-on accuser pour la perte de la grandeur de la culture ancestrale ?

Il y a mille ans, Xi’an était considérée comme la plus grande ville au monde ainsi que le plus grand centre culturel asiatique, un carrefour des religions et du commerce. Le produit intérieur brut s’élevait alors à près de 80 % du PIB mondial. Les Chinois d’aujourd’hui se demandent avec stupeur comment cela est possible.

Peu de Chinois acceptent de réaliser que la Chine actuelle est bien pâle en regard de son riche et glorieux passé de culture dominant le monde.

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Aujourd’hui, la Chine est connue pour ses produits et sa main d’oeuvre bon marché. En de nombreuses façons, la Chine a accumulé beaucoup de retard sur le reste du monde (Daniel Gorecki/Flickr)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/06/25/the-face-of-china-1000-years-ago/
Version chinoise : http://www.secretchina.com/news/12/05/23/452920.html