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Les immigrants chinois ont échappé à la crise immobilière américaine

Écrit par SMART PLANET

La crise immobilière américaine a touché les Américains de souche autant que les immigrants. À une seule exception près : les immigrants chinois qui représentent le seul groupe à avoir échappé à la tendance (Fannie Mae/Smart Planet)

La crise immobilière américaine a touché les Américains de souche autant que les immigrants. À une seule exception près : les immigrants chinois qui représentent le seul groupe à avoir échappé à la tendance (Fannie Mae/Smart Planet)

La crise immobilière américaine a touché les Américains de souche autant que les immigrants. À une seule exception près : les immigrants chinois qui représentent le seul groupe à avoir échappé à la tendance, comme l’ont rapporté le Wall Street Journal et le rapport Housing Insight de Fanny Mae.

Le rapport Housing Insights analyse des données de la Communauté d’enquête américaine du Bureau de recensement et se concentre sur les cinq plus grands groupes immigrants américains, qui représentent près de la moitié des citoyens américains nés à l’étranger, comprenant les Mexicains, les Chinois (avec Hong Kong et Taiwan) les Indiens (Asie), les Philippins et les Salvadoriens. Le rapport étudie les taux d’accession à la propriété, la valeur moyenne des maisons et le coût du logement. Ces données sont ensuite comparées à celles des citoyens américains nés aux États-Unis.

Selon ce rapport, les immigrants chinois ont traversé la crise immobilière américaine et en sont sortis indemnes.

Le taux d’accession à la propriété pour les Américains de souche a baissé de 69,2 % en 2007 à 66,7 % en 2011. Quatre des plus grands groupes d’immigrants ont vu décliner ce taux de 54,4 % en 2007 à 51,5 % en 2011. Le taux d’accession à la propriété pour les immigrants chinois est resté pratiquement le même, passant de 60,6 % en 2007 à 60,3 % en 2011.

Les immigrants chinois ont également évité la chute de la valeur moyenne des maisons, subie par les autres groupes d’immigrants et les propriétaires d’origine américaine. La valeur moyenne des maisons pour les Américains de souche est tombée de 8,2 % et de 25,6 % pour les propriétaires immigrés. Ce déclin n’a été que d’1 % pour les immigrants chinois.

Les Américains de souche possèdent des maisons d’une valeur généralement beaucoup plus basse que celles des populations immigrées. La valeur moyenne des maisons des propriétaires immigrés était de 227 100 dollars en 2011 contre 170 100 pour la population native américaine. Les propriétaires chinois avaient la plus haute valeur en 2011 avec 425 600 dollars.

Les immigrants chinois ont également évité la chute de la valeur moyenne des maisons, subie par les autres groupes d'immigrants et les propriétaires d'origine américaine (Bureau de recensement américain, Communauté d'enquête)

Les immigrants chinois ont également évité la chute de la valeur moyenne des maisons, subie par les autres groupes d’immigrants et les propriétaires d’origine américaine (Bureau de recensement américain, Communauté d’enquête)

Avec l’autorisation de Smart Planet

Version anglaise : Chinese Immigrants Dodged the U.S. Housing Bust

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La soie, l’une des plus anciennes inventions chinoises

Écrit par Aizhu Lu, CHINA GAZE

De toutes les inventions chinoises, la soie (絲) est peut-être la plus ancienne. Des traces de tissus de soie ont été trouvés parmi des vestiges datant de 1300 avant notre ère. Ci-dessus, métier à tisser Tian Gong Kai Wu

De toutes les inventions chinoises, la soie (絲) est peut-être la plus ancienne. Des traces de tissus de soie ont été trouvés parmi des vestiges datant de 1300 avant notre ère. Ci-dessus, métier à tisser Tian Gong Kai Wu

De toutes les inventions chinoises, la soie () est peut-être la plus ancienne. Des traces de tissus de soie ont été trouvés parmi des vestiges datant de 1300 avant notre ère. L’utilisation de la soie en Chine remonte peut-être bien au-delà de cette période. Il est dit que jusqu’au 2e Siècle avant notre ère, la soie était connue uniquement en Chine. Une encyclopédie chinoise datant du 16e Siècle, compilée par le cosmologue Song Yingxing (宋應星), décrit les anciennes technologies chinoises. Dans le 7e volume de cette encyclopédie, un article illustré présente la soie comme une invention caractérisant bien le mode de vie des Chinois.

Comment l’Orient et l’Occident ont-ils établi leurs échanges commerciaux ?

Au cours du 2e siècle, des événements ont joué un rôle d’importance similaire pour l’Orient et l’Occident. Des tribus de fiers nomades appelés Xiongnu (匈奴) attaquaient constamment l’Empire chinois, avant que la Chine ne les repousse vers l’ouest. (Ces tribus pourraient être les Huns qui ont plus tard envahi l’Europe.) En 138 avant notre ère, dans le but de mettre fin à ce conflit, l’Empereur chinois envoya une mission diplomatique conduite par Zhang Qian (張騫). Cette mission traversa les déserts d’Asie centrale pour demander une alliance à une tribu amie afin de défaire les Xiongnu. Mais peu après avoir quitté la Chine, Zhang Qian et ses hommes furent capturés par ces mêmes Xiongnu et jetés en prison.

Ce n’est que 12 ans plus tard que Zhang Qian parvint à rentrer dans la capitale chinoise. Bien que cette mission se soit soldée par un échec, cette expérience donna aux Chinois une première connaissance précise de l’étendue de l’Asie centrale. Grâce à cette expérience, des années plus tard, la Chine lança une série de campagnes militaires visant à briser le pouvoir des Xiongnu et plaça l’Asie centrale sous sa domination. Dans tous les déserts d’Asie centrale, les victoires chinoises permirent d’établir de nombreux comptoirs. Bien avant la naissance de Jésus-Christ, ces garnisons devinrent l’ébauche d’une route de commerce reliant la Chine à l’Occident. La Route de la Soie était née. Celle-ci traversait le Turkmenistan (土庫曼) et la Perse (波斯) avant d’atteindre les rives de la Mer Méditerranée 地中海. De là, des navires poursuivaient la route vers Rome (羅馬). Rome et la Chine, les deux empires les plus puissants au Monde, étaient ainsi reliés par le commerce.

La Route de la Soie traversait le Turkmenistan et la Perse avant d'atteindre les rives de la Mer Méditerranée  地中海 (NASA/Goddard Space Flight Center/Wikipedia)

La Route de la Soie traversait le Turkmenistan et la Perse avant d’atteindre les rives de la Mer Méditerranée 地中海 (NASA/Goddard Space Flight Center/Wikipedia)

La Route de la Soie

Le produit le plus important à être acheminé de la Chine vers Rome par cette voie était la soie. En raison de sa grande valeur et de son poids léger, la soie était le produit idéal pour les caravanes entreprenant ce long voyage. De plus en plus de soie était transportée sur cette route, elle fut donc baptisée la Route de la Soie (絲路).

En échange de la soie, l’Empire romain envoyait à la Chine des pierres précieuses, de la laine et du verre. Mais aucun de ces produits ne pouvait être comparé en valeur à la soie. Tissé dans une gaze semi-transparente, la soie est rapidement devenu à la mode parmi les dames romaines. (cfr Les dons de la Chine à l’Occident, 1942, Derk Bodde de l’Université de Pennsylvanie)

Après la chute de l’empire romain en 476 de notre ère, le commerce de la soie se poursuivit avec Byzance (Constantinople), le centre de la civilisation européenne au Moyen Âge. À cette époque, les Européens n’avaient pas d’idée précise de la façon dont la soie était produite. Au milieu du 6e siècle, l’Empereur byzantin envoya quelques moines vers l’Est pour apprendre les secrets de la confection de la soie. Ils rapportèrent avec eux de précieux œufs de vers à soie. De ces œufs naquirent l’innombrable descendance des vers à soie qui se sont depuis répandus dans toute l’Europe. Aujourd’hui, la majeure partie de la soie européenne est fabriquée en France et en Italie.

C’est ainsi que la soie a été transmise de l’Est vers l’Ouest. Aujourd’hui, des imitations artificielles et synthétiques remplacent le tissu naturel. Est-ce encore une avancée de l’humanité ? Ou un recul. La réponse se trouve peut-être dans les enseignements de Lao Zi (老子)

人法地 L’homme suit la Terre

地法天 La Terre suit le Ciel

天法道 Le Ciel suit la Voie

道法自然 La Voie suit ce qui est naturel

Au milieu du 6e siècle, l'Empereur byzantin envoya quelques moines vers l'Est pour apprendre les secrets de la confection de la soie. Ils rapportèrent avec eux de précieux œufs de vers à soie (Wikipedia)

Au milieu du 6e siècle, l’Empereur byzantin envoya quelques moines vers l’Est pour apprendre les secrets de la confection de la soie. Ils rapportèrent avec eux de précieux œufs de vers à soie (Wikipedia)

Version anglaise : Chinese Silk, One of the Oldest Chinese Inventions

La Chine investit 1,1 milliards de dollars au Nigeria

Écrit par Tyler Falk, SMART PLANET

Selon le journal International Business Times, malgré les difficultés à déterminer exactement les investissements globaux de la Chine en Afrique, on estime que la Chine a investi, en investissements directs étrangers, en aides au développement et crédits d'exportations, plus de 30 milliards de dollars par an ces cinq dernières années. (Flickr/airpanther)

Selon le journal International Business Times, malgré les difficultés à déterminer exactement les investissements globaux de la Chine en Afrique, on estime que la Chine a investi, en investissements directs étrangers, en aides au développement et crédits d’exportations, plus de 30 milliards de dollars par an ces cinq dernières années. (Flickr/airpanther)

Il y a moins de 3 semaines, le président américain Barack Obama se rendait en Afrique où il a annoncé un plan d’investissement énergétique de 7 milliards de dollars et a encouragé la compétition au développement sur le continent. « Je veux que tout le monde participe, » avait-il dit.

Il n’aura pas fallu longtemps à la Chine pour montrer sa participation avec un investissement au Nigeria. Mercredi dernier, la Chine a en effet annoncé un investissement de 1,1 milliard de dollars dans les infrastructures nigérianes, sous la forme de prêt à faible intérêt. Selon le groupe d’informations Al Jazeera, ce prêt devrait aider à financer les terminaux aéroportuaires de quatre villes, une ligne de métro léger dans la capitale Abuja, des routes et des infrastructures énergétiques. Tout cela en plus des 1,7 milliard de dollars de contrats signés par des entreprises chinoises pour construire les routes du pays.

Pourquoi la Chine investit-elle autant au Nigeria ? C’est bien sûr l’un des plus grands pays producteurs de pétrole au monde et le plus grand pays d’Afrique. Et la consommation mondiale de pétrole devant battre des records dans les années à venir, la Chine en tête ne pourra jamais avoir trop d’alliés dans les pays pétroliers.

Mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle la Chine investit des milliards de dollars au Nigeria. C’est aussi le pays le plus peuplé d’Afrique et la Chine se tourne vers le continent africain dans l’espoir d’élargir son marché de consommateurs.

Les sommes d’argent investies par la Chine en Afrique pour réaliser ses objectifs sont absolument stupéfiantes. Selon le International Business Times, malgré les difficultés à déterminer exactement les investissements globaux de la Chine en Afrique, on estime que la Chine a investi, en investissements directs étrangers, en aides au développement et crédits d’exportations, plus de 30 milliards de dollars par an ces cinq dernières années.

Selon Al Jazeera, l'investissement de la Chine au Nigeria devrait aider à financer les terminaux aéroportuaires de quatre villes, une ligne de métro léger dans la capitale Abuja, des routes et des infrastructures énergétiques. (afromusing/Flickr)

Selon Al Jazeera, l’investissement de la Chine au Nigeria devrait aider à financer les terminaux aéroportuaires de quatre villes, une ligne de métro léger dans la capitale Abuja, des routes et des infrastructures énergétiques. (afromusing/Flickr)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/07/16/china-investment-in-nigeria-of-1-1-billion-in-infrastructure

Avec l’autorisation de : Smart Planet

Le visage de la Chine il y a mille ans

La culture de la Chine antique domine le monde

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Autrefois, la Chine était le seul pays avec des villes dont la population dépassait un million de personnes. Au 11e siècle, la population des plus grandes villes européennes comme Londres, Paris et Venise ne dépassait pas 10 000 habitants (ralphrepo/Flickr)

Il y a mille ans, toutes les villes du monde étaient plongées dans le noir total une fois la nuit venue. Mais la Chine restait éclairée de lumières éclatantes et joyeuses.

Le soir, la plupart des grandes villes du monde étaient calmes et paisibles, mais en Chine, les habitants de nombreuses villes étaient animés par les chants et les rires.

Les villes de la Chine ancienne étaient les plus peuplées au monde

À l’époque, la Chine était le seul pays comptant des villes de plus d’un million d’habitants. Au 11e siècle, les plus grandes villes d’Europe comme Londres, Paris et Venise ne rassemblaient pas plus de 10 000 habitants.

Mais la capitale chinoise abritait près d’1,5 million de personnes. Six autres grandes villes chinoises comptaient plus de 200 000 habitants et 46 villes plus de 100 000 habitants.

Au 13e siècle, la seconde plus grande ville en dehors de Chine était Bagdad en Irak qui comptait une population de près de 500 000 personnes. Venise, la ville la plus prospère de l’Occident, ne comptait pas plus de 100 000 habitants alors que Hangzhou, Suzhou et Chengdu en Chine rassemblaient chacune plus d’un million de personnes.

Au 14e siècle, Londres n’abritait encore que 40 000 personnes et Paris 60 000. Lorsque des citoyens de Venise se sont rendus dans la ville de Quanzhou dans la province du Fujian en Chine, ils se sont exclamés : « Cette ville chinoise est la Ville-lumière ! »

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Il est probable que les Italiens ont inventé les spaghetti après avoir découvert les nuilles chinoises (John-Morgan/Flickr)

Les anciennes villes chinoises étaient très développées

Ces villes proposaient des centres publics de soins de santé, des orphelinats, des infrastructures pour les personnes âgées et des cimetières publics pour les pauvres. En de nombreuses façons, les centres de soin étaient très similaires à ceux d’aujourd’hui.

À cette époque, l’Europe était encore relativement pauvre et peu développée, l’Amérique du nord et l’Afrique encore très primitives. La différence de développement entre la Chine et le reste du monde était immense.

Lorsque les voyageurs de Venise ont visité Hangzhou dans la province du Zhejiang, ils l’ont comparée au « paradis » ou l’ont encore qualifiée de « ville la plus belle et la plus noble du monde. »

Il semblerait que les Italiens se soient également inspiré des nouilles chinoises pour créer les spaghetti ou encore de la crème glacée chinoise pour créer la glace italienne.

À l’époque, l’industrie métallurgique de la Chine du Nord produisait 14 millions de tonnes annuelles. En 1788, toute l’industrie britannique ne produisait pas plus de 85 000 tonnes d’acier par an.

Le monde a adopté les inventions chinoises

Au 11e siècle, la Chine utilisait déjà de l’argent papier qui n’a été développé en Europe qu’après le 17ème siècle. En 1661, les notes de banque suédoises ont été les premières à être mises en circulation en Europe. La monnaie chinoise était aussi plus forte que le dollar américain ou l’euro européen d’aujourd’hui.

Il y a mille ans, les Chinois avaient déjà un sens des affaires très développé. Par exemple, les citoyens de la Dynastie Song échangeaient de la porcelaine créée à base de terre contre de grosses sommes d’argent et d’or.

À une époque, les Chinois étaient tenus en haute estime par les nations du monde entier. Les créations des artisans chinois étaient considérées comme des trésors nationaux. Ils utilisaient les aptitudes techniques hautement développées en échange de matériaux bruts. Pourtant, aujourd’hui, des millions de Chinois sont forcés de travailler comme des esclaves pour survivre.

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Les artisans de la Dynastie Song échangeaient de la porcelaine contre de grandes quantités d’or et d’argent (Cåsbr/Flickr)

Les Chinois de l’Antiquité étaient fiers de leur culture

Il y a mille ans en Chine, les habitants de la ville de Luoyang étaient fiers de pouvoir dire : « Je suis heureux parce que je vis dans la meilleure ville du monde ! »

Aujourd’hui, les Chinois manquent totalement de confiance en eux pour pouvoir dire une telle chose. Dans de nombreux aspects, les Chinois ont abandonné leur propre culture resplendissante au profit des doctrines médiocres de l’Occident.

Il y a mille ans, la Chine était considérée comme le « centre du monde » et comme un pays précurseur en termes d’agriculture, de commerce, de manufacture, d’artisanat et de divertissement. La Chine dominait également le monde dans les domaines de l’économie, de la politique, de la technologie, de la culture, de l’éducation et de l’armée.

Aujourd’hui, la Chine est connue pour ses biens et sa main-d’œuvre à bon marché. En bien des façons, la Chine a accumulé du retard sur le reste du monde

La puissance de la Chine d’autrefois était alimentée par le travail et la sagesse de ses ancêtres. Mais les Chinois d’aujourd’hui se laissent entraîner dans l’apathie et la paresse, provoquant le retard de la société chinoise actuelle.

Qui doit-on accuser pour la perte de la grandeur de la culture ancestrale ?

Il y a mille ans, Xi’an était considérée comme la plus grande ville au monde ainsi que le plus grand centre culturel asiatique, un carrefour des religions et du commerce. Le produit intérieur brut s’élevait alors à près de 80 % du PIB mondial. Les Chinois d’aujourd’hui se demandent avec stupeur comment cela est possible.

Peu de Chinois acceptent de réaliser que la Chine actuelle est bien pâle en regard de son riche et glorieux passé de culture dominant le monde.

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Aujourd’hui, la Chine est connue pour ses produits et sa main d’oeuvre bon marché. En de nombreuses façons, la Chine a accumulé beaucoup de retard sur le reste du monde (Daniel Gorecki/Flickr)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/06/25/the-face-of-china-1000-years-ago/
Version chinoise : http://www.secretchina.com/news/12/05/23/452920.html