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Selon la philosophie chinoise, le destin d’une personne est déterminé par les cieux

CHINA GAZE

L'un dit à l'autre : « Nous devons bien servir ce vieil homme, car c'est lui qui déterminera notre avenir. » L'autre répondit : « Non, ce n'est pas lui qui décide de notre avenir, ce sont les divinités.» (edwin.11/Flickr)

L’un dit à l’autre : « Nous devons bien servir ce vieil homme, car c’est lui qui déterminera notre avenir. » L’autre répondit : « Non, ce n’est pas lui qui décide de notre avenir, ce sont les divinités.» (edwin.11/Flickr)

L’histoire d’un célèbre politicien de la Dynastie Tang

De nombreuses histoires du passé de la Chine reflètent directement sa philosophie. En voici une.

Une nuit, Wei Zheng, un célèbre politicien de la Dynastie Tang, entendit au loin deux de ses serviteurs débattre entre eux. L’un disait à l’autre : « Nous devons bien servir ce vieil homme, car c’est lui qui déterminera notre avenir. » L’autre répondait : « Non, ce n’est pas lui qui décide de notre avenir, ce sont les divinités.»

Les deux n’arrivant pas à se convaincre l’un l’autre, Wei Zheng demanda au serviteur qui avait dit que son destin serait déterminé par son Maître d’entrer. Il lui demanda d’aller transmettre une lettre au gouverneur local. Personne, à l’exception de Wei Zheng, ne savait que dans cette lettre il était écrit : « Veuillez accorder une promotion à ce messager. »

Mais l’homme à qui Wei Zheng avait demandé de porter le message fut pris d’une soudaine crise cardiaque et ne put plus se relever. L’autre serviteur délivra donc la missive à sa place.

Wei Zheng fut très surpris de découvrir qu’en dépit de son plan, c’est le serviteur qui avait dit que le destin est déterminé par les divinités qui obtint la promotion.

Wei Zheng fut très surpris de découvrir qu'en dépit de son plan, c'est le serviteur qui avait dit que le destin est déterminé par les divinités qui obtint la promotion. (scjody/Flickr)

Wei Zheng fut très surpris de découvrir qu’en dépit de son plan, c’est le serviteur qui avait dit que le destin est déterminé par les divinités qui obtint la promotion. (scjody/Flickr)

Version anglaise : In Chinese Philosophy, a Person’s Fate is Decided by Heaven

Légendes de l’origine du poisson en bois dans le bouddhisme chinois

Écrit par ChINA GAZE

Un poisson en bois suspendu dans un temple bouddhiste frappé au moment de servir les repas. (Fg2/Wikipedia)

Un poisson en bois suspendu dans un temple bouddhiste frappé au moment de servir les repas. (Fg2/Wikipedia)

Quand l’utilisation du poisson de bois a-t-elle commencé dans le bouddhisme chinois ? Pourquoi a-t-il été conçu en forme de poisson et quel en est la signification ? Bien qu’il existe de nombreuses légendes à ce sujet, l’histoire suivante, issue du bouddhisme chinois, pourrait répondre à certaines de ces questions.

Cette histoire se retrouve dans un recueil de Xuanzang. À son retour d’un pèlerinage en Inde, le moine bouddhiste chinois Xuanzang rencontra un homme endeuillé déjà âgé alors qu’il traversait la région de Shu (aujourd’hui province du Sichuan). Alors que le vieil homme était en train de chasser, sa belle-mère avait jeté son fils de trois ans dans une rivière. En signe de deuil pour l’enfant tragiquement décédé, le vieil homme offrit un repas végétarien au moine. Mais Xuangzang insista pour manger du poisson. Le vieil homme lui acheta donc un gros poisson. Alors qu’il ouvrait les entrailles du poisson pour le préparer, son propre enfant en sortit. Xuangzang lui dit : « C’est la vertu, car l’enfant avait respecté le précepte de ne pas tuer dans sa vie passée. Il a donc pu survivre après avoir été avalé par le poisson. » Le vieil homme demanda à Xuangzang comment il pourrait remercier le poisson. Xuangzang répondit : « Le poisson a été sacrifié pour sauver l’enfant. Il faudrait graver un morceau de bois en forme de poisson et le suspendre dans un temple bouddhiste. Frappez ce morceau de bois lorsque vous servez les repas. De cette façon, cette faveur pourra être remboursée. » Telle est l’une des légendes entourant l’origine de ce poisson de bois dans le bouddhisme chinois.

Selon une autre légende, la véritable signification du poisson de bois devrait être comme indiqué dans les Règles monastiques écrites par Maître Bai Zang : les moines bouddhistes doivent frapper le poisson de bois en chantant les sutras bouddhistes. La raison de cette règle est que les poissons ne ferment jamais les yeux, ce qui signifie que les moines devraient rester sans cesse attentifs à maintenir leur vertu et étudier avec diligence.

En d’autres termes, le poisson de bois est un instrument important utilisé pour rappeler aux moines d’être diligents dans leur cultivation.

Version moderne d'un petit poisson de bois. Les moines bouddhistes frappent ce poisson de bois en chantant les sutras. (Haiyuelou/Dreamstime)

Version moderne d’un petit poisson de bois. Les moines bouddhistes frappent ce poisson de bois en chantant les sutras. (Haiyuelou/Dreamstime)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/07/10/legend-of-the-origin-of-the-wooden-fish-in-chinese-buddhism

Une ancienne pensée chinoise : rester attentif et concentré pour atteindre son objectif

Écrit par Yuan Ming, CHINA GAZE

Wang Liang conseilla : « Lorsque vous conduisez un attelage, les chevaux doivent être concentrés sur l'attelage et le cocher doit être concentré sur les chevaux. C'est seulement de cette manière que vous pourrez aller vite et loin. » (IvanWalsh.com/Flickr)

Wang Liang conseilla : « Lorsque vous conduisez un attelage, les chevaux doivent être concentrés sur l’attelage et le cocher doit être concentré sur les chevaux. C’est seulement de cette manière que vous pourrez aller vite et loin. » (IvanWalsh.com/Flickr)

Dans un recueil du philosophe chinois Han Feizi, l’histoire intitulée « Le seigneur Zhao apprend à conduire un attelage » reflète une ancienne pensée chinoise.

Pendant la période des États combattants, le seigneur Zhao Xiang apprenait à conduire un attelage tiré par des chevaux avec Wang Liang. Plus tard, il défia son maître. Bien qu’il eut changé de chevaux trois fois, le seigneur Zhao perdit les trois courses. Confus, il demanda à Wang Liang pourquoi il avait perdu.

Wang Liang répondit au seigneur Zhao : « Je vous ai appris toutes les aptitudes pour conduire un attelage de chevaux, mais vous ne les avez pas bien utilisées. Lorsque vous conduisez un attelage, les chevaux doivent être concentrés sur l’attelage et le cocher doit être concentré sur les chevaux. C’est seulement de cette manière que vous pourrez aller vite et loin. Lorsque vous étiez derrière, vous pensiez à me rattraper, lorsque vous étiez devant, vous aviez peur que je ne vous dépasse. Dans la course d’attelage, une personne est soit devant ou derrière. Mais vous vous inquiétiez constamment de votre adversaire. Comment pouviez-vous avoir de l’espace dans votre esprit pour guider et contrôler vos chevaux ? Telle est la raison pour laquelle vous avez perdu. »

Cette ancienne pensée chinoise signifie que quoi que les gens fassent, ils doivent rester attentifs et concentrés tout au long de l’effort. C’est seulement de cette façon qu’ils pourront réussir à atteindre leur objectif.

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/07/04/ancient-chinese-thought-remain-attentive-and-focused-to-achieve-goals/

Version chinoise :  http://www.secretchina.com/news/07/07/30/205632.html

Li Shiqian appréciait de faire de bonnes actions et a sauvé de nombreuses vies

CHINA GAZE

Li Shiqian a dit : «  La vertu des gens est comme l'acouphène, seule la personne peut l'entendre pour elle-même. Vous savez ce que j'ai fait et je n'ai pas une seule pensée d'accumuler de la vertu. » (Louis le Grand/Wikipedia)

Li Shiqian a dit : «  La vertu des gens est comme l’acouphène, seule la personne peut l’entendre pour elle-même. Vous savez ce que j’ai fait et je n’ai pas une seule pensée d’accumuler de la vertu. » (Louis le Grand/Wikipedia)

Li Shiqian, également appelé Ziyue, est né dans le canton de Zhaojun pendant la Dynastie Sui. Li Shiqian a naturellement adopté la piété filiale dès sa naissance. Au cours de sa jeune enfance, son père est décédé. Li Shiqian est entré dans l’armée et a gardé le deuil pendant trois ans après le décès de sa mère. Plus tard, il a fait don de sa résidence pour en faire un monastère et a décidé de ne pas rester officier.

La famille de Li Shiqian était riche, mais il était plus austère que les pauvres et considérait qu’aider les autres était une urgence quotidienne. Par exemple, si une personne n’avait pas d’argent pour un enterrement, il lui apportait une aide financière.

Deux frères étaient entrés en conflit devant la justice en raison d’une distribution inégale de biens. Li Shiqian a donné un complément à la personne qui avait reçu le moins. Les deux frères se sont sentis honteux de ce qu’ils avaient fait et chacun a refusé courtoisement la propriété de l’autre : tous deux sont devenus de bonnes personnes.

Un jour, Li Shiqian a surpris un voleur dans sa ferme en train de couper du riz pour le dérober. Mais il n’a pas crié pour attraper le voleur et s’est éloigné calmement. Les gens ont trouvé cela très étrange. Il a expliqué : « En raison des catastrophes naturelles, il n’a pas d’autre solution. Nous ne devrions pas le blâmer. »

Une autre année, à cause d’une famine sévère, de nombreuses personnes ont rencontré de graves difficultés pour survivre. Li Shiqian a prêté des milliers de tonnes de céréales stockées dans sa propriété pour les démunis qui n’avaient plus rien à manger. L’année suivante, en raison d’une pauvre récolte de riz, ceux qui lui devaient des céréales ont été incapables de le rembourser et ils se sont rendus chez lui pour s’en excuser. Li Shiqian ne leur a pas demandé de lui rendre les céréales et les a invités à prendre un repas chez lui et a publiquement brûlé toutes leurs reconnaissances de dettes. Il leur a dit : « Les céréales stockées chez moi devaient d’abord servir à aider les personnes en difficulté, pas pour en tirer profit. Maintenant, toutes vos dettes ont été réglées et vous ne devriez plus vous en inquiéter. » La troisième année a apporté une récolte abondante de riz. Ceux qui sont venus rembourser les céréales qu’ils avaient empruntées ont tous été renvoyés par Li Shiqian.

Quelques années plus tard, une autre grande famine est survenue. Li Shiqian a dépensé beaucoup d’argent pour envoyer de la bouillie de riz aux victimes. Il a ainsi sauvé la vie de plus de 10 000 personnes. Au printemps de la deuxième année, Li a à nouveau donné une grande quantité de graines de riz aux fermiers pauvres.

Quelqu’un lui a dit : « Vous avez accumulé tant de vertu. » Il a répondu : « La vertu des gens est comme l’acouphène, seule la personne peut l’entendre pour elle-même. Vous savez ce que j’ai fait et je n’ai pas une seule pensée d’accumuler de la vertu. »

Li Shiqian est décédé à l’âge de 66 ans après avoir accompli de bonnes actions pendant plus de 30 ans. À l’annonce de la triste nouvelle, tous les villageois ont versé des larmes. Plus de 10 000 personnes de Zhaojun, la ville natale de Li Shiqian, ont participé à la procession funéraire. Les gens ont pensé que c’était le résultat de la vertu accumulée par le vieil homme au cours de sa vie.

(Récit basé sur le Livre de Sui, Volume 42, Biographies)

Un jour, Li Shiqian a surpris un voleur dans sa ferme en train de couper du riz pour le dérober. Mais il n'a pas crié pour attraper le voleur et s'est éloigné calmement. (EdwinMaolana/Flickr)

Un jour, Li Shiqian a surpris un voleur dans sa ferme en train de couper du riz pour le dérober. Mais il n’a pas crié pour attraper le voleur et s’est éloigné calmement. (EdwinMaolana/Flickr)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/06/25/li-shiqian-enjoyed-doing-good-deeds-and-saved-many-lives/

Version chinoise : http://www.secretchina.com/news/13/05/20/498038.html