Archives pour la catégorie Culture chinoise

L’art de lire la destinée sur les visages

Écrit par CHINA GAZE

Des lèvres ayant une belle forme sont un signe de dignité, de pureté, d'honnêteté, de beauté, d'élégance et de charme. Ci-dessus : Anastatia Lin, actrice, modèle et représentante pour les droits de l'homme (Avec l'autorisation d'Anastasia Lin / www.anastasialin.net)

Des lèvres ayant une belle forme sont un signe de dignité, de pureté, d’honnêteté, de beauté, d’élégance et de charme. Ci-dessus : Anastatia Lin, actrice, modèle et représentante pour les droits de l’homme (Avec l’autorisation d’Anastasia Lin / http://www.anastasialin.net)

Ce que votre apparence dit de votre destin

L’art de lire sur les visages, aussi appelé physiognomonie, a une histoire de plusieurs milliers d’années en Chine. Dans la Chine ancienne, on disait : « Pour savoir si une personne est sage, il faut regarder son front. Si vous souhaitez connaître sa réputation, sa noblesse, sa richesse, sa chance et sa longévité, il faut regarder les sourcils, les yeux, le nez, la bouche, les oreilles et la mâchoire. »

Cela se vérifie également d’un point de vue psychologique. Un expression dit : « L’évolution d’une situation suit la détermination du cœur. » La détermination désigne la confiance en soi. Une personne confiante peut garder un bon état d’esprit et peut accomplir les choses de façon plus positive, de sorte que ses efforts sont plus facilement reconnus par les autres et que les choses se déroulent plus facilement.

Le front

La forme du front détermine la sagesse, un front large est plus favorable.

Un front lisse et large est considéré comme un symbole de beauté et de sagesse. Presque toutes les icônes de beauté ont un front large. On observe également que les célébrités, les hommes d’affaires qui ont réussi, les rois et les membres des familles royales ont le front le front large, montrant que ces personnes sont bénies.

En plus de la forme du front, la ligne de naissance des cheveux est également significative. Une implantation basse représente une personne lente en pensée et en action.

Les yeux

Les yeux sont les fenêtres de l’âme. Ils révèlent le niveau de sagesse et de noblesse, les qualités de leader et la vitalité d’une personne.

La taille, la position, la forme et l’expression des yeux reflètent la personnalité d’une personne ainsi que les événements et les épreuves que cette personne rencontrera à l’avenir, comme sa carrière, la célébrité, la richesse, l’amour, le mariage et ainsi de suite.

Les yeux paraissant plus petits sont considérés moins beaux car ils peuvent moins bien exprimer les émotions.

Les yeux sont les fenêtres de l'âme. Ils révèlent le niveau de sagesse et de noblesse, les qualités de leader et la vitalité d'une personne. (Avec l'autorisation d'Anastasia Lin / www.anastasialin.net)

Les yeux sont les fenêtres de l’âme. Ils révèlent le niveau de sagesse et de noblesse, les qualités de leader et la vitalité d’une personne. (Avec l’autorisation d’Anastasia Lin / http://www.anastasialin.net)

Le nez

Le nez prédit la richesse d’une personne. Plus un nez est droit, plus il est considéré comme esthétiquement beau.

Le nez représente la richesse : « Une personne au grand nez a plus de chance de devenir un officier. Un nez haut et droit avec un bout bien en chair peut conduire un homme à une carrière fructueuse de responsable et une femme à la richesse. Une personne au nez cassé ne pourra pas être riche, une personne au nez épaté aura des difficultés à trouver de l’argent. »

La mâchoire

La longévité d’une personne est révélée par la forme du menton. Un menton arrondi est un signe de bénédiction.

Selon le dicton traditionnel : « une personne avec un bon menton est bénie, il rencontrera la chance dans ses années de maturité. » Une femme avec un bon menton et de bonnes joues fera une bonne femme au foyer, elle considérera toujours son époux et ses enfants en premier.

Les oreilles

Les oreilles épaisses apportent la chance.

De grands lobes d’oreilles arrondis apporteront la chance et la fortune. Selon la tradition, les Bouddhas ont des oreilles arrondies et pendantes.

Selon les études en physiognomonie, une personne avec des lobes d’oreilles épais s’attirera beaucoup de chance en richesse et en amitié. Une femme avec des lobes d’oreilles grands et doux est considérée comme généreuse et attentive, surtout envers son mari et ses enfants. Elle est bénie de ses parents, est très populaire parmi ses amies et représente la meilleure candidate pour un homme cherchant la femme idéale.

La bouche

Les revenus d’une personne se lisent sur sa bouche, les lèvres plus charnues sont favorisées.

La forme des lèvres révèle l’étendue du désir d’une personne, ainsi que sa tolérance. Des lèvres ayant une belle forme sont un signe de dignité, de pureté, d’honnêteté, de beauté, d’élégance et de charme.

Les anciens pensaient que les femmes ayant des lèvres fines n’avaient pas de cœur et aimaient les ragots. Marier une femme aux lèvres fines pouvait apporter la mauvaise chance à un homme.

De grands lobes d'oreilles arrondis apporteront la chance et la fortune. Selon la tradition, les Bouddhas ont des oreilles arrondies et pendantes. (iriskh/Flickr)

De grands lobes d’oreilles arrondis apporteront la chance et la fortune. Selon la tradition, les Bouddhas ont des oreilles arrondies et pendantes. (iriskh/Flickr)

Version anglaise : The Ancient Art of Chinese Face Reading

Version chinoise : http://www.secretchina.com/news/13/07/05/503520.html

Selon la philosophie chinoise, le destin d’une personne est déterminé par les cieux

CHINA GAZE

L'un dit à l'autre : « Nous devons bien servir ce vieil homme, car c'est lui qui déterminera notre avenir. » L'autre répondit : « Non, ce n'est pas lui qui décide de notre avenir, ce sont les divinités.» (edwin.11/Flickr)

L’un dit à l’autre : « Nous devons bien servir ce vieil homme, car c’est lui qui déterminera notre avenir. » L’autre répondit : « Non, ce n’est pas lui qui décide de notre avenir, ce sont les divinités.» (edwin.11/Flickr)

L’histoire d’un célèbre politicien de la Dynastie Tang

De nombreuses histoires du passé de la Chine reflètent directement sa philosophie. En voici une.

Une nuit, Wei Zheng, un célèbre politicien de la Dynastie Tang, entendit au loin deux de ses serviteurs débattre entre eux. L’un disait à l’autre : « Nous devons bien servir ce vieil homme, car c’est lui qui déterminera notre avenir. » L’autre répondait : « Non, ce n’est pas lui qui décide de notre avenir, ce sont les divinités.»

Les deux n’arrivant pas à se convaincre l’un l’autre, Wei Zheng demanda au serviteur qui avait dit que son destin serait déterminé par son Maître d’entrer. Il lui demanda d’aller transmettre une lettre au gouverneur local. Personne, à l’exception de Wei Zheng, ne savait que dans cette lettre il était écrit : « Veuillez accorder une promotion à ce messager. »

Mais l’homme à qui Wei Zheng avait demandé de porter le message fut pris d’une soudaine crise cardiaque et ne put plus se relever. L’autre serviteur délivra donc la missive à sa place.

Wei Zheng fut très surpris de découvrir qu’en dépit de son plan, c’est le serviteur qui avait dit que le destin est déterminé par les divinités qui obtint la promotion.

Wei Zheng fut très surpris de découvrir qu'en dépit de son plan, c'est le serviteur qui avait dit que le destin est déterminé par les divinités qui obtint la promotion. (scjody/Flickr)

Wei Zheng fut très surpris de découvrir qu’en dépit de son plan, c’est le serviteur qui avait dit que le destin est déterminé par les divinités qui obtint la promotion. (scjody/Flickr)

Version anglaise : In Chinese Philosophy, a Person’s Fate is Decided by Heaven

Légendes de l’origine du poisson en bois dans le bouddhisme chinois

Écrit par ChINA GAZE

Un poisson en bois suspendu dans un temple bouddhiste frappé au moment de servir les repas. (Fg2/Wikipedia)

Un poisson en bois suspendu dans un temple bouddhiste frappé au moment de servir les repas. (Fg2/Wikipedia)

Quand l’utilisation du poisson de bois a-t-elle commencé dans le bouddhisme chinois ? Pourquoi a-t-il été conçu en forme de poisson et quel en est la signification ? Bien qu’il existe de nombreuses légendes à ce sujet, l’histoire suivante, issue du bouddhisme chinois, pourrait répondre à certaines de ces questions.

Cette histoire se retrouve dans un recueil de Xuanzang. À son retour d’un pèlerinage en Inde, le moine bouddhiste chinois Xuanzang rencontra un homme endeuillé déjà âgé alors qu’il traversait la région de Shu (aujourd’hui province du Sichuan). Alors que le vieil homme était en train de chasser, sa belle-mère avait jeté son fils de trois ans dans une rivière. En signe de deuil pour l’enfant tragiquement décédé, le vieil homme offrit un repas végétarien au moine. Mais Xuangzang insista pour manger du poisson. Le vieil homme lui acheta donc un gros poisson. Alors qu’il ouvrait les entrailles du poisson pour le préparer, son propre enfant en sortit. Xuangzang lui dit : « C’est la vertu, car l’enfant avait respecté le précepte de ne pas tuer dans sa vie passée. Il a donc pu survivre après avoir été avalé par le poisson. » Le vieil homme demanda à Xuangzang comment il pourrait remercier le poisson. Xuangzang répondit : « Le poisson a été sacrifié pour sauver l’enfant. Il faudrait graver un morceau de bois en forme de poisson et le suspendre dans un temple bouddhiste. Frappez ce morceau de bois lorsque vous servez les repas. De cette façon, cette faveur pourra être remboursée. » Telle est l’une des légendes entourant l’origine de ce poisson de bois dans le bouddhisme chinois.

Selon une autre légende, la véritable signification du poisson de bois devrait être comme indiqué dans les Règles monastiques écrites par Maître Bai Zang : les moines bouddhistes doivent frapper le poisson de bois en chantant les sutras bouddhistes. La raison de cette règle est que les poissons ne ferment jamais les yeux, ce qui signifie que les moines devraient rester sans cesse attentifs à maintenir leur vertu et étudier avec diligence.

En d’autres termes, le poisson de bois est un instrument important utilisé pour rappeler aux moines d’être diligents dans leur cultivation.

Version moderne d'un petit poisson de bois. Les moines bouddhistes frappent ce poisson de bois en chantant les sutras. (Haiyuelou/Dreamstime)

Version moderne d’un petit poisson de bois. Les moines bouddhistes frappent ce poisson de bois en chantant les sutras. (Haiyuelou/Dreamstime)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/07/10/legend-of-the-origin-of-the-wooden-fish-in-chinese-buddhism

Une ancienne pensée chinoise : rester attentif et concentré pour atteindre son objectif

Écrit par Yuan Ming, CHINA GAZE

Wang Liang conseilla : « Lorsque vous conduisez un attelage, les chevaux doivent être concentrés sur l'attelage et le cocher doit être concentré sur les chevaux. C'est seulement de cette manière que vous pourrez aller vite et loin. » (IvanWalsh.com/Flickr)

Wang Liang conseilla : « Lorsque vous conduisez un attelage, les chevaux doivent être concentrés sur l’attelage et le cocher doit être concentré sur les chevaux. C’est seulement de cette manière que vous pourrez aller vite et loin. » (IvanWalsh.com/Flickr)

Dans un recueil du philosophe chinois Han Feizi, l’histoire intitulée « Le seigneur Zhao apprend à conduire un attelage » reflète une ancienne pensée chinoise.

Pendant la période des États combattants, le seigneur Zhao Xiang apprenait à conduire un attelage tiré par des chevaux avec Wang Liang. Plus tard, il défia son maître. Bien qu’il eut changé de chevaux trois fois, le seigneur Zhao perdit les trois courses. Confus, il demanda à Wang Liang pourquoi il avait perdu.

Wang Liang répondit au seigneur Zhao : « Je vous ai appris toutes les aptitudes pour conduire un attelage de chevaux, mais vous ne les avez pas bien utilisées. Lorsque vous conduisez un attelage, les chevaux doivent être concentrés sur l’attelage et le cocher doit être concentré sur les chevaux. C’est seulement de cette manière que vous pourrez aller vite et loin. Lorsque vous étiez derrière, vous pensiez à me rattraper, lorsque vous étiez devant, vous aviez peur que je ne vous dépasse. Dans la course d’attelage, une personne est soit devant ou derrière. Mais vous vous inquiétiez constamment de votre adversaire. Comment pouviez-vous avoir de l’espace dans votre esprit pour guider et contrôler vos chevaux ? Telle est la raison pour laquelle vous avez perdu. »

Cette ancienne pensée chinoise signifie que quoi que les gens fassent, ils doivent rester attentifs et concentrés tout au long de l’effort. C’est seulement de cette façon qu’ils pourront réussir à atteindre leur objectif.

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/07/04/ancient-chinese-thought-remain-attentive-and-focused-to-achieve-goals/

Version chinoise :  http://www.secretchina.com/news/07/07/30/205632.html

Li Shiqian appréciait de faire de bonnes actions et a sauvé de nombreuses vies

CHINA GAZE

Li Shiqian a dit : «  La vertu des gens est comme l'acouphène, seule la personne peut l'entendre pour elle-même. Vous savez ce que j'ai fait et je n'ai pas une seule pensée d'accumuler de la vertu. » (Louis le Grand/Wikipedia)

Li Shiqian a dit : «  La vertu des gens est comme l’acouphène, seule la personne peut l’entendre pour elle-même. Vous savez ce que j’ai fait et je n’ai pas une seule pensée d’accumuler de la vertu. » (Louis le Grand/Wikipedia)

Li Shiqian, également appelé Ziyue, est né dans le canton de Zhaojun pendant la Dynastie Sui. Li Shiqian a naturellement adopté la piété filiale dès sa naissance. Au cours de sa jeune enfance, son père est décédé. Li Shiqian est entré dans l’armée et a gardé le deuil pendant trois ans après le décès de sa mère. Plus tard, il a fait don de sa résidence pour en faire un monastère et a décidé de ne pas rester officier.

La famille de Li Shiqian était riche, mais il était plus austère que les pauvres et considérait qu’aider les autres était une urgence quotidienne. Par exemple, si une personne n’avait pas d’argent pour un enterrement, il lui apportait une aide financière.

Deux frères étaient entrés en conflit devant la justice en raison d’une distribution inégale de biens. Li Shiqian a donné un complément à la personne qui avait reçu le moins. Les deux frères se sont sentis honteux de ce qu’ils avaient fait et chacun a refusé courtoisement la propriété de l’autre : tous deux sont devenus de bonnes personnes.

Un jour, Li Shiqian a surpris un voleur dans sa ferme en train de couper du riz pour le dérober. Mais il n’a pas crié pour attraper le voleur et s’est éloigné calmement. Les gens ont trouvé cela très étrange. Il a expliqué : « En raison des catastrophes naturelles, il n’a pas d’autre solution. Nous ne devrions pas le blâmer. »

Une autre année, à cause d’une famine sévère, de nombreuses personnes ont rencontré de graves difficultés pour survivre. Li Shiqian a prêté des milliers de tonnes de céréales stockées dans sa propriété pour les démunis qui n’avaient plus rien à manger. L’année suivante, en raison d’une pauvre récolte de riz, ceux qui lui devaient des céréales ont été incapables de le rembourser et ils se sont rendus chez lui pour s’en excuser. Li Shiqian ne leur a pas demandé de lui rendre les céréales et les a invités à prendre un repas chez lui et a publiquement brûlé toutes leurs reconnaissances de dettes. Il leur a dit : « Les céréales stockées chez moi devaient d’abord servir à aider les personnes en difficulté, pas pour en tirer profit. Maintenant, toutes vos dettes ont été réglées et vous ne devriez plus vous en inquiéter. » La troisième année a apporté une récolte abondante de riz. Ceux qui sont venus rembourser les céréales qu’ils avaient empruntées ont tous été renvoyés par Li Shiqian.

Quelques années plus tard, une autre grande famine est survenue. Li Shiqian a dépensé beaucoup d’argent pour envoyer de la bouillie de riz aux victimes. Il a ainsi sauvé la vie de plus de 10 000 personnes. Au printemps de la deuxième année, Li a à nouveau donné une grande quantité de graines de riz aux fermiers pauvres.

Quelqu’un lui a dit : « Vous avez accumulé tant de vertu. » Il a répondu : « La vertu des gens est comme l’acouphène, seule la personne peut l’entendre pour elle-même. Vous savez ce que j’ai fait et je n’ai pas une seule pensée d’accumuler de la vertu. »

Li Shiqian est décédé à l’âge de 66 ans après avoir accompli de bonnes actions pendant plus de 30 ans. À l’annonce de la triste nouvelle, tous les villageois ont versé des larmes. Plus de 10 000 personnes de Zhaojun, la ville natale de Li Shiqian, ont participé à la procession funéraire. Les gens ont pensé que c’était le résultat de la vertu accumulée par le vieil homme au cours de sa vie.

(Récit basé sur le Livre de Sui, Volume 42, Biographies)

Un jour, Li Shiqian a surpris un voleur dans sa ferme en train de couper du riz pour le dérober. Mais il n'a pas crié pour attraper le voleur et s'est éloigné calmement. (EdwinMaolana/Flickr)

Un jour, Li Shiqian a surpris un voleur dans sa ferme en train de couper du riz pour le dérober. Mais il n’a pas crié pour attraper le voleur et s’est éloigné calmement. (EdwinMaolana/Flickr)

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/06/25/li-shiqian-enjoyed-doing-good-deeds-and-saved-many-lives/

Version chinoise : http://www.secretchina.com/news/13/05/20/498038.html

Les signes traditionnels de chance : le Phénix chinois

CHINA GAZE

Dans les anciens temps, le phénix chinois était considéré comme un oiseau sacré et les gens le vénéraient. C'était le premier de tous les oiseaux. Il représentait la beauté et la paix. (traveling.lunas/Flickr)

Dans les anciens temps, le phénix chinois était considéré comme un oiseau sacré et les gens le vénéraient. C’était le premier de tous les oiseaux. Il représentait la beauté et la paix. (traveling.lunas/Flickr)

Dans les anciens temps, le Phénix chinois était considéré comme un oiseau sacré et les gens le vénéraient. Signe de la protection divine, l’apparence du Phénix chinois a progressivement évolué dans l’esprit des populations ancestrales. Il avait la tête d’un faisan doré, le corps d’un canard mandarin, les ailes du Rokh, les pattes de la grue immortelle, le bec d’un perroquet et la queue d’un paon. C’était le premier de tous les oiseaux. Il représentait la beauté et la paix. Il était reconnu comme le symbole des femmes nobles qui vivaient dans le palais royal des dynasties. Il était le complément du dragon, le symbole de l’empereur.

Le Phénix était un oiseau de bonne augure qui apportait la paix et la joie, il était donc considéré comme un symbole positif de chance. Son image resplendissante est connue dans de nombreuses traditions folkloriques.

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/07/01/traditional-lucky-omens-the-chinese-phoenix/

Version chinoise : http://www.secretchina.com/news/10/08/26/365034.html

Un Feng Shui défavorable se révèle de bonne augure

Écrit par Shuang Men, China Gaze

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À cette époque, les gens pensaient qu’il est important de choisir un lieu de bon augure pour la tombe familiale, ce choix influant sur les générations futures de la famille (Bjørn Christian Tørrissen/Wikipedia)

La vertu d’une personne détermine son avenir

J’ai un jour entendu un maître chinois de Feng Shui dire que le destin d’une personne est déterminé par sa quantité de vertu ou « de » ainsi que par sa nature prédestinée et son « feng shui ». Tout d’abord, je n’ai pas compris ce que cela voulait dire, mais progressivement, j’en ai saisi le sens. J’aimerais partager une histoire intéressante que j’ai entendue au sujet du feng shui.

Choisir l’emplacement d’une tombe

Il y a longtemps vivait un propriétaire terrien si connu pour sa générosité et sa charité que les habitants de son village l’avaient surnommé « Bienveillant Yang ». Il approchait de la soixantaine d’années, il était en bonne santé et s’entendait avec chaque personne qu’il rencontrait.

Les parents de Yang s’étaient installés dans ce village après avoir fui leur ville natale en raison d’une série de désastres. Yang était plutôt jeune à l’époque et il avait voyagé sur les épaules de son père. La mère de Yang est décédée à l’âge de 70 ans et en raison des circonstances du moment, elle a été enterrée à la hâte.

Le père de Yang, âgé de plus de 80 ans, a contracté une maladie inconnue. Après plusieurs examens et soins infructueux, il est décédé en quelques jours et en souffrant peu. En raison de la facilité avec laquelle il est décédé, on dit que le père de Yang avait accumulé beaucoup de « De » ou vertu.

À cette époque, les gens croyaient qu’il est important de choisir un lieu favorable pour établir une tombe familiale car cela influence directement les futures générations de la famille. Yang fit donc appel au meilleur maître de feng shui de la région.

Après avoir dîné, Yang rencontra le maître de feng shui, qui lui expliqua : « La position de la tombe familiale doit posséder à la fois le vent et l’eau, ce qu’on appelle le « feng shui ». L’élément d’eau peut être bon ou mauvais, tandis que l’élément du vent peut être défavorable. »

« Demain, vous pourrez m’accompagner autour du village pour observer la terre, l’eau et la direction du vent. Nous choisirons le meilleur site funéraire pour votre famille. » Yang fut satisfait de cet arrangement et remercia le maître.

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Alors qu’ils marchaient le long du faîte de la montagne vers l’est du village, le maître de feng shui examina attentivement la région entourant le village et dit : « La partie nord de la montagne possède un champ d’énergie très fort (Augapfel/Flickr)

Les belles eaux de la montagnes du nord

Tôt le lendemain matin, quatre plats et un peu de vin furent servis au maître dès son réveil. Il fut touché par la sincérité et la bienveillance de Yang et se montra donc encore plus déterminé à trouver un bon site pour enterrer le père de Yang.

Le soleil ne s’était pas encore levé lorsque Yang suivit le maître hors du village en portant une pioche et une petite hache. Le Maître dit : « C’est le moment parfait pour mesurer les canaux d’énergie et choisir le lieu de la tombe. »

Alors qu’ils marchaient le long de l’arête de la montagne, le maître de feng shui regarda attentivement la région entourant le village et dit : « La montagne au nord a un champ d’énergie très fort. Là où la montagne se rapproche du village, sa forme se stabilise et deux ruisseaux se rencontrent en-dessous. Les villageois qui vivent ici seront certainement prospères. Cherchons un endroit ici. »

Ils continuèrent de marcher ensemble.

La bonté de Yang ennuie le maître

Une personne ordinaire aurait été remplie de joie en entendant ces bonnes nouvelles, mais Yang se montra plutôt inquiet pour ses voisins, disant qu’il ne voulait pas profiter de la montagne au dépens du bonheur de ses voisins.

La compassion de Yang pour autrui commença à ennuyer un peu le maître de feng shui. Chaque fois que le maître trouvait un emplacement, Yang demandait : « Cela va-t-il causer du tort à mon village ? »

Le maître répondit : « Pourquoi pensez-vous toujours aux autres alors que vous cherchez une tombe pour votre famille ? » Yang répondit : « Je ne peux pas être égoïste. Je dois penser au bien-être de toutes les autres personnes, sans quoi, je me sentirai mal à l’aise. Une journée entière passa, sans qu’ils puissent trouver un endroit souhaitable.

La même chose se reproduisit le lendemain matin. Le maître de feng shui fut si énervé qu’il s’assit sur un rocher et dit à Yang : « Trouvez quelqu’un d’autre, je pars ! » Lorsque Yang le pria de rester, le maître répondit : Vous êtes une personne si difficile ! Pourquoi me gardez-vous alors que je ne peux satisfaire votre demande ? » Yang répondit : « Je ne suis pas trop difficile. Tout ce que je veux, c’est le bien-être et la paix pour ma famille, mais je ne peux obtenir de bénéfices personnels au détriment des autres. »

Le maître répondit : « Nous avons examiné tous les bons endroits autour de la montagne et c’est tout ce que je peux faire. » Yang continua de prier le maître, mais celui-ci déclina. Ensuite, Yang s’interrogea sur le lieu où le maître était assis : « Monsieur, voudriez-vous regarder cet endroit ? Il ressemble en tous points aux autres endroits que nous avons déjà examinés. »

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Une personne ordinaire aurait été remplie de joie en entendant ces bonnes nouvelles, mais Yang se montra plutôt inquiet pour ses voisins, disant qu’il ne voulait pas profiter de la montagne au dépens du bonheur de ses voisins. (Chi King/Flickr)

Enterrer ses parents dans un endroit défavorable

Le maître regarda le lieu et répondit : « C’est moyen. Vous feriez mieux de trouver un autre maître. Yang répondit : « Pourquoi chercher l’aide d’un autre maître ? Tant que vous pensez que c’est bien, cela devrait aller. Ma seule préoccupation est de causer du tort aux autres en choisissant cet endroit. »

Le maître soupira profondément avant de dire : « À première vue, cet endroit semble bien, mais après un examen plus attentif, il occupe une position de feng shui plutôt défavorable. »

« La forme fait penser à cinq tigres qui se disputent un mouton, cela indique de la mauvaise fortune pour les gens qui le possèdent. Vous êtes bien trop bienveillant. Peut-être est-ce là votre destin. »

Le maître ajouta : « Bien que je pense que ce lieu n’affectera pas les autres personnes, je suggérerais que vous les invitiez aussi à venir voir cet endroit. »

Après qu’ils soient rentrés, Yang fit servir un grand repas au maître et lui offrit une rémunération généreuse. Le maître n’accepta qu’un tiers de ce que Yang lui offrait, car il n’avait pas mené à bien sa tâche. Yang insista pour lui donner la somme sur laquelle il s’étaient mis d’accord. Avant de partir, le maître insista pour que Yang invite un autre maître et le fasse examiner le site. Yang répondit : « Je vous fais confiance ! »

Yang enterra ses parents à l’endroit des « cinq tigres se disputant un mouton. » Lorsque le maître de feng shui apprit cela, il eut beaucoup de regrets.

Trois ans plus tard, le maître pensa à Yang. Touché par la compassion de Yang, il décida de lui rendre visite. En chemin, il s’inquiéta que la famille de Yang ne fût en danger parce qu’il avait suggéré un mauvais emplacement funéraire. Le maître décidé à nouveau de choisir un meilleur site pour les ancêtres de Yang.

Posséder une grande vertu amène une vie prospère.

Le maître continua tout le long de son chemin à s’inquiéter que Yang n’ait eu de la mauvaise chance et soit devenu si pauvre qu’il n’ait eu à vendre sa maison et déménager. Lorsqu’il arriva, il fut donc abasourdi de voir la nouvelle demeure de Yang.

Alors qu’il était plongé dans ses pensées, la porte s’ouvrit soudain pour laisser paraître un homme dans la force de l’âge, bien habillé et de bonne apparence. Le maître fut surpris de voir que l’homme était Yang en personne !

Il salua Yang avec des mots très attentionnés. Dès que Yang le reconnut, il accueillit avec joie le maître dans sa demeure.

Le maître complimenta un long moment la demeure luxueuse de Yang. Plus tard, Yang leva son verre en l’honneur du maître et lui raconta l’histoire de sa fortune. Le maître de feng shui était si content qu’ils burent sans discontinuer jusque minuit.

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Les gens possédant une grande vertu méritent leur bonne fortune qui leur est donnée par les êtres divins. Ils sont aussi protégés par une multitude de divinités. (iz4aks/Flickr)

« Cinq tigres se disputant un mouton » deviennent « Cinq tigres protégeant un mouton »

Tôt le lendemain matin, Yang conduisit le maître, à la demande de celui-ci, voir la tombe familiale. En arrivant sur les lieux, le maître remarqua immédiatement que la forme de la colline avait changé et que cinq gros blocs de pierre avaient disparus. Autour de la tombe poussaient des plantes, des arbustes et des arbres luxuriants. C’était devenu un lieu de bonne augure.

Confus, le maître demanda où les cinq grands blocs de pierre étaient partis. Yang répondit : « Je pensais aussi que les pierres pourraient être un obstacle. Six mois après que j’aie enterré mes parents, des pluies torrentielles ont emporté la terre autour de la tombe. J’ai construit une butte autour de ce lieu en recouvrant les pierres avec de la terre, des branches et de l’herbe. »

Le maître chinois de feng shui s’exclama : « Magnifique ! Les cinq tigres se disputant un mouton sont devenus Cinq tigres défendant un mouton ! »

Yang exprima sa reconnaissance envers le maître de fengshui, mais celui-ci refusa de reconnaître qu’il était responsable de la bonne fortune de Yang. Au contraire, il dit : « Cette terre prospère est en fait un cadeau du ciel pour les personnes de grande vertu. Comme tout est prédestiné, je suis simplement le destin des gens. »

Yang se montra un peu confus, le maître lui expliqua donc qu’il méritait sa fortune en raison de sa grande vertu. Ensuite, il prit congé de Yang.

Commentaire : les gens de grande vertu méritent leur fortune, qui leur est accordée par les êtres divins. Ils sont aussi protégés par une multitude de divinités. Cette réalité se vérifie clairement dans les mots « Le destin d’une personne est déterminé par la quantité de « De » ou vertu qu’elle possède ainsi que par sa prédestination et son feng shui. »

Version anglaise : http://www.chinagaze.com/2013/06/27/an-unfavourable-feng-shui-turns-out-to-be-auspicious/#sthash.0FFIvqvJ.dpuf